Marguerite Blais

Réduction de la consommation des antipsychotiques en CHSLD

On assiste à une réduction de la consommation des antipsychotiques dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée. L’annonce a été faite vendredi à Sherbrooke par la a ministre Marguerite Blais, responsable des Aînés et des Proches aidants.

On affiche donc des résultats positifs pour la phase 1 du projet Optimisation des pratiques, des usages, des soins et des services - Antipsychotiques (OPUS - AP) confiée au CIUSSS de l’Estrie – CHUS.

La ministre Blais a annoncé que la première phase de la démarche a obtenu des résultats probants, démontrant les effets positifs d'une déprescription d'antipsychotiques (AP) auprès des résidents de centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) atteints de symptômes comportementaux et psychologiques de la démence (SPCD).

Elle a également annoncé que la phase 2 du projet suivra sous peu.

La phase 1 de la démarche s'est déroulée entre janvier et octobre 2018 dans 24 unités de CHSLD du Québec. Lors de cette phase, la déprescription d'AP a été un succès chez 86 % des 220 résidents participant au projet, n'entraînant, dans la majorité des cas observés, ni augmentation du recours aux anxiolytiques, aux somnifères et aux antidépresseurs, ni effets sur le comportement.

La phase 2, quant à elle, fera l'objet d'une collecte de données de mars à décembre prochains, et s'étendra cette fois sur 331 unités dans 134 CHSLD. Les deux premières phases bénéficient d'un financement de 2,4 M$, fourni conjointement par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et la Fondation canadienne pour l'amélioration des services de santé. Le MSSS souhaite étendre le projet à l'ensemble des CHSLD du Québec au cours d'une troisième phase.

 « Cette approche non pharmacologique s'inscrit de manière parfaitement cohérente avec notre volonté de mieux soutenir et accompagner nos aînés», a commenté Mme Blais dans un communiqué.

«Nous souhaitons favoriser l'épanouissement des résidents en CHSLD et de leurs proches. Je me réjouis que les résultats de cette démarche soient concluants, et je m'engage à développer le programme à l'échelle du Québec. »

Rappelons que dans le cadre du projet, on a également noté que de nouvelles approches non pharmacologiques personnalisées ont été adoptées, notamment la musicothérapie, la récréothérapie et l'écoute active.