Le ministre de la Famille, ministre responsable de la région de l’Estrie et député de Sherbrooke Luc Fortin a annoncé mardi des investissements majeurs pour le réseau des services de garde éducatifs à l’enfance, au CPE Imagémo.

Québec injectera 40,2 M$ dans les aires de jeux des CPE

Le gouvernement du Québec financera les projets d’aménagements d’aires de jeux extérieurs pour une centaine de centres de la petite enfance par année. En plus des aires de jeux, des sommes considérables serviront entre autres à l’évaluation des services, au maintien du programme éducatif du ministère et à l’augmentation des allocations aux bureaux coordonnateurs. Une annonce qui fait plus d’un heureux!

En conférence de presse, mardi, le ministre de la Famille Luc Fortin a annoncé des investissements majeurs de la part du gouvernement pour les centres de la petite enfance (CPE). Sur cinq ans, 40,2 M$ seront investis pour consolider des pratiques éducatives de qualité dans le réseau des services de garde. Ces investissements s’inscrivent dans la stratégie d’action concernant les jeunes de 0 à 8 ans.

Le projet d’aires de jeux, qui totalise une peu plus de 8 M$ du montant annoncé, vise à inculquer de saines habitudes de vie très tôt dans le développement de l’enfant. « C’est important que nos touts petits bougent, qu’ils apprennent à bouger très tôt également. Les jeunes enfants ne sont pas à l’abri des problèmes d’obésité », explique le député de Sherbrooke et ministre responsable de la région de l’Estrie.

Cette annonce vient aussi répondre aux commentaires émis par la Coallition Avenir Québec. « La CAQ dit que les enfants sont abandonnés, c’est complètement faux », commente M. Fortin qui insiste sur les programmes de qualité mis en place. « Ça faisait partie des objectifs que nous nous sommes donnés », ajoute le ministre de la Famille.

UNE ANNONCE QUI FAIT DES HEUREUX

« On est très contents de la mesure d’évaluation de la qualité, c’est quelque chose qu’on demande depuis longtemps », commente Geneviève Belisle, directrice générale de l’association québécoise des CPE. L’obligation du programme éducatif du ministère permettra de revoir l’adaptation des pratiques auprès de chaque enfant, les CPE pourront être en mesure d’offrir des interventions individualisées.

« C’est une très bonne nouvelle ce matin », exprime Lucie Therriault, la directrice générale du Regroupement des Centres de la petite enfance des Cantons-de-l’Est (RCPECE). « Ça va faire en sorte que les CPE vont remettre de l’avant les projets visant l’amélioration de la qualité », explique-t-elle. Les investissements sont bien accueillis par le RCPECE qui souhaite avoir l’argent nécessaire pour assurer la qualité des services, les objectifs du gouvernement vont dans le même sens que les leurs.

LES CPE SOUS ÉVALUATION

Le gouvernement met en place un mécanisme obligatoire d’évaluation de l’ensemble des services de garde. « Le but de ça est de détecter les problèmes et d’apporter les correctifs nécessaires », explique M. Fortin. Le ministre de la Famille précise qu’un processus de sélection d’une firme est entamé, l’organisation choisie réalisera une évaluation auprès de 500 CPE par année. Idéalement, les évaluations seront réalisées avant le renouvellement du permis de service de garde. « Cette évaluation pourrait être conditionnelle à l’obtention du permis », ajoute Luc Fortin.

L’ensemble du réseau de services de garde, autant les institutions privées que celles régies par le gouvernement, seront passées au peigne fin. « Il y aura un suivi très étroit de la part du ministère », précise M. Fortin. L’amélioration de la qualité des services donnés aux enfants est au cœur de la stratégie.

Les sommes fournies par le gouvernement serviront également à former les éducateurs et éducatrices des CPE afin qu’ils utilisent les techniques mentionnées dans le programme éducatif du ministère « Accueillir la petite enfance ». Ce programme devient obligatoire pour les services de garde. Les CPE désirant conserver leurs manières de faire devront offrir un programme supérieur ou égal à ce qu’offre celui du ministère.

Aucune précision n’a été donnée quant à la part du montant que recevra la région de l’Estrie. « Je suis le ministre de la Famille, mais je suis député de Sherbrooke, dans les différentes annonces que nous faisons comme gouvernement, je m’assure toujours que l’on ait notre juste part », précise M. Fortin.