Luc Cayer, maire de Stoke et préfet de la MRC du Val-Saint-François, étudiera de près le programme Québec Branché.

Québec branché laisse des municipalités pour compte

Le programme Québec branché ne branchera pas vraiment toutes les municipalités rurales à un service internet haute vitesse. C'est ce qu'a appris le conseil des maires du Val-Saint-François, réunis en assemblée mercredi. Quinze municipalités de la MRC se montraient intéressées à profiter du programme gouvernemental annoncé un peu avant Noël, mais seulement cinq répondent aux critères établis.
Les maires ont étudié ce programme offert en complémentarité avec celui du fédéral, Brancher pour innover.
« C'est une bien mauvaise surprise. Ce sont seulement Melbourne, Saint-François-Xavier-de-Brompton, Cleveland, Stoke et Kingsbury qui sont admissibles au réseau de base. Il y a d'autres municipalités qui ont des problématiques avec internet haute vitesse et ne figurent pas dans les villes ciblées. J'ai été vraiment étonné de constater le peu de municipalités éligibles », a déclaré Luc Cayer, maire de Stoke et préfet de la MRC du Val-Saint-François.
Le préfet a tenté de joindre les différents ordres de gouvernement pendant une partie de la journée de jeudi pour se faire dire « partiellement que même si certaines municipalités ne figuraient pas sur la carte, il y avait possibilité qu'elles fassent des démarches et ainsi devenir admissibles au projet de réseau de base. »
Dans l'ensemble de la MRC, une étude a déjà été faite en 2011-2012 qui démontrait une problématique de branchement qui touchait tout le Val-Saint-François.
« Il existait une déficience au niveau de la connexion d'internet haute vitesse dans les 15 municipalités rurales de la MRC », précise M. Cayer.
C'est que dans cette région parsemée de collines et de vallons, beaucoup de terrains sont considérés comme accidentés. Déposer une demande de projet nécessiterait donc une nouvelle étude pour ajouter de nouveaux éléments à la première et établir les besoins réels à ce jour. La date limite de dépôt est le 13 mars, ce qu'il ne laisse pas beaucoup de temps pour effectuer les démarches en amont de la présentation du projet comme tel.
« Ce qu'il nous reste à décider ensemble c'est si une demande sera faite par la MRC pour l'ensemble du territoire ou si chacune des municipalités fera cavalier seul et présentera son propre projet. En ce qui me concerne, je crois que collectivement on a plus de poids qu'individuellement, mais j'attendrai la permission de chaque maire avant d'entamer quelle qu'action que ce soit » soutient le préfet de la MRC.
M. Cayer espère avoir plus d'informations à transmettre lors de la rencontre du conseil exécutif des maires le 1er février.