La construction du Costco au plateau Saint-Joseph est prévue commencer à la fin de l’hiver. La nouvelle installation offrira des pompes à essence, comme à Drummondville (notre photo).

Que réserve 2018 pour Sherbrooke?

Un nouveau maire. Un nouveau conseil municipal. Une nouvelle année. Sherbrooke prendra-t-elle une direction différente en matière de priorités en 2018? La nouvelle année verra-t-elle l’aboutissement de projets attendus depuis longtemps?

À la même période l’an dernier, des points d’interrogation subsistaient dans le dossier de l’Hôtel Gouverneur, devenu l’OTL Gouverneur. L’établissement a rouvert ses portes le 31 août, 13 ans après sa fermeture. La salle de diffusion pour la jeunesse, qui constituait une promesse électorale de Bernard Sévigny en 2009, a obtenu tout le financement requis, si bien que son ouverture est prévue en 2019.

Les autres projets qui auraient pu aboutir en 2017, comme l’ouverture du 2, rue Wellington Nord, la reprise des travaux aux Sommets de la santé et la tenue d’un premier vol commercial au départ de l’aéroport de Sherbrooke ne se sont pas concrétisés.

Sont néanmoins prévus ou attendus pour 2018 les projets suivants :

1. Construction du Costco au plateau Saint-Joseph

Dès la fin de l’hiver, les travaux de construction devraient commencer à l’angle des boulevards du Plateau-Saint-Joseph et Monseigneur-Fortier pour l’aménagement d’un Costco de 13 750 mètres carrés. Le nouvel aménagement, qui comptera des pompes à essence, permettra à 24 voitures de faire le plein en même temps. Sept autres bâtiments pourraient s’ajouter par la suite, vraisemblablement des restaurants avec service à l’auto. La Ville de Sherbrooke a obtenu en 2017 un avis favorable du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire pour modifier son schéma d’aménagement et permettre cette réorganisation commerciale.

2. Inauguration du boulevard René-Lévesque

Les deux premières phases du boulevard René-Lévesque, situées entre le boulevard Industriel et la rue Henri-Labonne, devaient être inaugurées avant la fin de 2017. Les premières voitures rouleront plutôt sur ce tronçon, qui comportera aussi des carrefours giratoires à la hauteur des rues Magnelli et Matisse, quelque part au printemps ou à l’été. La date initiale projetée est en juin. La présence de roc, le début d’année pluvieux et des problèmes dans la négociation du partage de coûts avec les propriétaires riverains ont retardé le chantier. Le terrain de l’école C, lui, devait être disponible pour permettre la construction de l’établissement à temps pour la rentrée 2018. La construction du boulevard René-Lévesque est un projet évalué à 26,4 M$. Le tronçon à inaugurer a une longueur de 2,75 km.

3. Déplacement du pont des Grandes-Fourches

Bougera, bougera pas, le pont des Grandes-Fourches? Le maire Steve Lussier avait d’abord laissé entendre qu’il n’était pas question de déménager le pont des Grandes-Fourches, comme le proposait son prédecesseur, Bernard Sévigny. Il a ensuite évoqué la possibilité d’un déménagement si cette option permettait à la Ville d’économiser. On apprenait d’ailleurs avant Noël que les pourparlers avaient progressé pour le déplacement de l’infrastructure et qu’une annonce pouvait être attendue au début de l’année 2018. M. Lussier parle même d’une annonce au plus tard en février. Le pont devait à l’origine être reconstruit en 2013. Il atteindra la fin de sa vie utile en 2018. Selon le plus récent plan déposé publiquement à l’hôtel de ville, le pont serait construit plus près de l’intersection des rues Wellington Nord et Frontenac. L’échangeur à la jonction des rues Terrill et des Grandes Fourches serait remplacé par un carrefour giratoire. Les activités de curling et la place Nikitotek seraient déplacées. Le projet était évalué à 40 M$.

4. Avancement du projet Well inc.

Qu’arrivera-t-il du projet Well inc., qui consiste notamment à reconstruire le stationnement à étages de la rue du Dépôt, à démolir l’Hôtel Wellington et à construire deux bâtiments et un parc public le long de la rue Wellington Sud? Si le conseil municipal a entériné un règlement d’emprunt de 26 M$ au budget 2018 pour la poursuite du projet, plusieurs conseillers ont prévenu qu’ils voteraient contre les aménagements proposés si le montage financier ne les convainc pas. Le consortium composé du Fonds immobilier de la FTQ, du Groupe Custeau et de SherWeb doit présenter le concept d’aménagement en séance publique en février. Le maire Steve Lussier a rappelé que les 26 M$ ne seraient dépensés que si une entente intervenait avec le consortium. La construction du bâtiment projeté par L.P. Royer inc., sur le terrain de l’ancien Maysen Pub, pourrait aussi commencer en 2018. C’était du moins la projection initiale au moment de l’achat en juin dernier.

5. Construction du Petit Quartier

Le premier quartier de minimaisons en milieu urbain verra vraisemblablement le jour à l’été ou à l’automne 2018 dans l’arrondissement de Fleurimont. La majorité des 73 minimaisons ont déjà trouvé preneur dans ce quartier qui prendra la forme d’une coopérative. Une minimaison modèle sera présentée au salon Expo habitat Estrie en février et les offres d’achat seront signées à la fin de l’hiver. Les bâtiments seront assemblés sur le site, dans le prolongement de la rue des Semailles, et auront un prix d’achat entre 105 000 $ et 140 000 $.

6. Un plan de redressement pour Valoris

L’année 2017 a été difficile pour la régie intermunicipale Valoris, qui a dû arrêter deux de ses lignes de tri en plus d’augmenter ses tarifs. Son directeur général, Jean-François Sornin, se proposait de présenter un plan d’action au début de l’année 2018. Il espère notamment toucher une partie des ristournes réservées pour les matières détournées des sites d’enfouissement. Entre-temps, le projet d’agrandissement du centre d’enfouissement chemine. Le nouveau maire Steve Lussier siégera désormais au conseil d’administration de Valoris.