L’avocat de la défense Me Alexandre Fleurent

Quatre ans et cinq mois de prison pour une agression sauvage

Sans reconnaître directement avoir tenté d’arracher l’œil d’un individu avec une cuillère à Sherbrooke en mai 2018, Benoît Desrosiers a reconnu avoir fait partie d’une aventure commune où la victime a été séquestrée et battue pendant plusieurs heures.

Pour cette sauvage agression, l’individu a été condamné, mardi, à quatre ans et cinq mois de prison au palais de justice de Sherbrooke.

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La détention provisoire équivalente à neuf mois a été retranchée de la peine par le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure.

Desrosiers a reconnu avoir pris part à une aventure commune avec Maxime Vanier et Roxanne Lapointe le 27 mai 2018 pour séquestrer et battre un consommateur de stupéfiants qui avait une dette de drogue envers Vanier.

« C’est le premier des coaccusés qui plaide coupable dans cette affaire », mentionne l’avocat de la défense Me Alexandre Fleurent.

Celui qui a fêté ses 52 ans la fin de semaine dernière alors qu’il se trouvait en prison a plaidé coupable aux accusations de séquestration, de voies de fait armées, de voies de fait graves et de menaces de mort.

Desrosiers a reconnu sa part d’implication dans cette affaire où l’homme victime a été séquestré, attaché, bâillonné puis battu. Les accusés ont menacé de lui couper un doigt et tenté de lui arracher un œil pour une dette de drogue ou une transaction qui a mal tourné.

Cette affaire tient son origine d’une dette de drogue de la victime envers Vanier.

La victime dans cette affaire a été séquestrée pendant cinq à huit heures et attachée à une chaise avec du ruban gris puis des attaches de plastique. Un bas a été placé sur sa bouche. Il a été battu avec un bâton télescopique, un balai et à coups de pied et de poing. Les suspects ont même menacé la victime de lui couper un doigt avec une pince.

« Les versions divergent selon les témoins ou le plaignant. Ce qui est clair, c’est que l’homme victime a été ligoté et frappé sur plusieurs heures», mentionne la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau.

La victime a subi de graves blessures. Il a été conduit à l’hôpital pour deux pneumothorax et une blessure à l’œil.

« Selon la version de mon client, c’est lui qui a détaché la victime. Il admet avoir eu un bâton dans les mains, mais pas la scène avec la cuillère », explique Me Fleurent.

Desrosiers a aussi reconnu des voies de fait armées, des voies de fait causant des lésions et un vol qualifié envers cette même victime à la fin juin 2018. Il a plaidé coupable de l’avoir frappé avec un bâton de baseball et de lui avoir volé son portefeuille.

À la suite de la peine imposée à Desrosiers, Maxime Vanier a demandé que son dossier soit reporté au 7 mai prochain devant la Cour du Québec. L’accusé a ainsi renoncé à la tenue d’un procès devant jury. Roxanne Lapointe reviendra aussi devant le tribunal à ce moment.

D’autres procédures criminelles sont entreprises contre ce duo à la suite du vol qualifié survenu au motel La Marquise de Sherbrooke l’automne dernier.

Ils sont accusés de vol qualifié en utilisant une arme à feu, d’extorsion, d’avoir déchargé une arme à feu et de voies de fait contre une femme qui était présente dans une chambre du motel le 11 octobre 2018.

Me Julie Beauchemin assure la défense de Maxime Vanier, alors que Me Christian Raymond défend Roxanne Lapointe.

Cette dernière se trouve en thérapie, alors que Vanier reste détenu.