La quantité de dons reçus lors de cette première semaine de réouverture du centre de dons d'Estrie Aide a dépassé les attentes. 
La quantité de dons reçus lors de cette première semaine de réouverture du centre de dons d'Estrie Aide a dépassé les attentes. 

Quantité de dons inespérée chez Estrie Aide : horaire revu et boîtes bleues fermées

La première semaine d’ouverture de son centre de dons a permis à Estrie Aide de récolter une quantité d'articles qui allait au-delà des attentes de son directeur général, Marc Gingras. Préférant « ne pas accumuler pour jeter » et donner un peu de répit à ses équipes fatiguées, l'organisme a pris la décision de finalement fermer le centre de dons ce samedi ainsi que le samedi suivant et de fermer à nouveau ses boîtes de dons bleues. 

Ceux-ci n’étant toujours pas ouverts, je ne veux pas créer d’accumulation. » 

C’est également en raison de ce bouleversement de sa chaîne de distribution que l’organisme a annoncé vendredi la fermeture de l’ensemble de ses boîtes de dons bleues pour la collecte de vêtements, réparties à travers la ville. 

Environ 40 % des objets déposés seraient plutôt destinés à l’écocentre ou directement à la poubelle. Une proportion qui ne diffère cependant pas de ce que les équipes du centre de dons ont l’habitude de voir. « C’est correct, nuance M. Gingras. Quand on fait le ménage chez nous, les objets ont souvent une valeur sentimentale à nos yeux. Je m’inclus aussi là-dedans. »

La reprise des activités de Récupex, dès le lundi 11 mai, pourrait toutefois aider les citoyens à rediriger certains dons de vêtements, tissus et souliers, estime-t-il.  

Après une semaine de collecte de dons en « service à l’auto », M. Gingras affirme que l’application des mesures sanitaires est possible, mais « épuisante ». 

« On va peaufiner nos techniques. C’est toute une gymnastique. Ce n’est pas toujours facile d’appliquer le deux mètres de distanciation. Vendredi, les équipes étaient vraiment fatiguées. Elles ont travaillé excessivement fort. »

Il se dit tout aussi agréablement surpris de la réponse de ses employés en ce qui concernait leur retour au travail. 

« J’entends beaucoup parler de gens qui refusent de retourner travailler et qui préfèrent toucher la Prestation canadienne d’urgence, mais personne de ma gang n’a refusé de revenir », avance-t-il. 

Le magasin d’Estrie Aide, qui a pour sa part rouvert ses portes mardi dernier, a connu un achalandage tout aussi satisfaisant, remarque également M. Gingras.