Jeanne D’Arc Tardif, directrice générale des des Auxilières bénévoles du CHUS, ainsi que Sabrina Olivier, chef de service des soins palliatifs à l’Hôtel-Dieu, se réjouissent que la salle de recueillement pour les familles et la chambre pour les familles soient enfin disponibles aux soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu.

Quand tous les petits bonheurs comptent aux soins palliatifs

Un salle de recueillement pour les familles, une chambre pour les familles qui ont besoin de repos et un grand balcon aménagé avec des plantes et des légumes : voilà des aménagements qui viennent d’être effectués au département des soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu du CIUSSS de l’Estrie-CHUS dans un seul but : celui de prendre soin des usagers et de leurs proches du plus grand nombre de façons possibles.

Ce sont les auxiliaires bénévoles du CHUS qui ont financé le projet d’une valeur de 16 500 $. Les auxiliaires bénévoles offrent environ 10 000 heures de travail bénévole chaque année au CHUS, en plus d’amasser des fonds de plusieurs façons, fonds qui sont ensuite versés pour différents projets à l’hôpital. Par exemple, ce sont les auxiliaires bénévoles qui tiennent les boutiques cadeaux et qui distribuent gratuitement le café dans les différentes salles d’attente de l’hôpital en échange de dons. L’an dernier, elles ont ainsi amassé 122 739 $.

Prêtes depuis peu, les deux salles sont déjà fort appréciées des usagers des soins palliatifs et de leurs familles.

« Quand on est dans les salles, on oublie qu’on se trouve dans un hôpital. C’est chaleureux, c’est intime, c’est privé pour les familles », dit Jeanne D’Arc Tardif, directrice générale des Auxiliaires bénévoles du CHUS et elle-même bénévole au CHUS depuis... 35 ans.

« Les salles donnent une impression de cocon », image Sabrina Olivier, chef de service des soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu.

Les patients aux soins palliatifs n’y vont pas seulement pour mourir. Certains patients y viennent aussi pour traiter des symptômes réfractaires quand ils sont très souffrants et peuvent retourner à la maison ensuite. La durée des séjours peut donc varier de quelques jours à plusieurs semaines. De là toute l’importance d’avoir maintenant une chambre des familles pour y loger certains proches. Une chambre avec une jolie décoration douce et moderne, un matelas tout neuf et des meubles neufs, confortables.

« Nous avons la possibilité d’avoir des lits pliants pour mettre dans la chambre des patients. Il y a aussi des lazy-boys, certains préfèrent dormir dedans. Mais après un certain temps, ça peut devenir difficile de dormir, surtout pour les familles qui habitent à l’extérieur de Sherbrooke », explique Sabrina Olivier.

« On a tenu notre bout! »

La salle de recueillement, pour sa part, permet aux familles de se réunir ailleurs qu’au chevet de la personne malade pour toutes sortes de raisons, par exemple si un médecin ou une travailleuse sociale souhaite discuter de la situation de l’usager.

Le projet a été imaginé il y a trois ans par l’ancien chef de service des soins palliatifs. Idée qu’il a partagée avec les auxiliaires bénévoles, qui sont très engagées dans le département.

« Il y a eu de délais pour toutes sortes de raisons, notamment parce qu’on avait demandé à ce qu’il y ait un foyer dans la pièce. On y tenait, parce qu’on voulait faire une ambiance chaleureuse. Mais un foyer dans un hôpital, ça provoque bien des réactions en raison des risques d’incendie! » dit Sabrina Olivier.

« Mais on a tenu notre bout! Et on a bien fait, parce que les gens l’apprécient vraiment », précise Jeanne D’Arc Tardif.

Au département des soins palliatifs, on prend soin des gens dans leur globalité. On les accompagne dans leur cheminement vers la mort. On essaie de les soulager, de leur faire plaisir, et de faire de même avec leurs proches. Et c’est ainsi qu’un grand balcon, au sixième étage de l’Hôtel-Dieu, est utilisé afin de faire sortir les patients qui souhaitent prendre de l’air. Ils peuvent même sortir étendus sur leur lit d’hôpital.

« C’est un beau balcon, mais il était complètement vide, en plus d’être en plein soleil et en plein vent. Une auxiliaire a pris l’initiative qu’on y installe des bacs de fleurs, des fines herbes et des plants de tomates. Ce sont les auxiliaires qui s’occupent de l’entretien », explique Sabrina Olivier.

Et pour pousser un peu plus loin le confort sur le balcon, une demande a été faite à la Fondation du CHUS... qui a accepté de financer l’installation d’un auvent rétractable sur le balcon.

« Comme ça, nos patients et leurs familles pourront prendre de l’air sans être au gros soleil. C’est une belle valeur ajoutée à notre département », se réjouit Mme Olivier.

Tous les petits bonheurs comptent avant le jour du grand départ. Et c’est ce que tente de mettre en place toute l’équipe des soins palliatifs de l’Hôtel-Dieu!