Prix de l’essence : le mouvement à la hausse atteint la région

Le mouvement à la hausse du prix de l’essence a atteint l’Estrie, après avoir frappé de plein fouet la région de Montréal, mardi et mercredi.

Certains détaillants de Sherbrooke ont majoré à plus de 1,40 $ le litre de carburant régulier au cours de la journée de mercredi. Il s’agit d’une importante hausse par rapport au prix en vigueur en Estrie depuis quelques semaines.

On pouvait s’attendre à une augmentation, car selon le CAA-Québec le «prix réaliste» pour la région se situe à 1,38 $ le litre. Il se vendait à 1,35 $ ces derniers jours.

Le mouvement n’avait pas atteint toutes les stations-service de la région, mercredi en fin de journée.  

1,52 $ le litre

Le prix au détail de l'essence est vendu à Montréal et à Laval au niveau le plus élevé des dernières années au Québec: près de 1,52 $ le litre d'ordinaire. C'est très près du record historique de 1,53$ le litre atteint en juin 2014 à Montréal.

Pour l'ensemble du Canada, le record est de 1,61$ le litre, prix atteint le 29 mars dernier à Vancouver. Tard mardi soir, des postes d'essence de l'île de Montréal affichaient un prix inférieur de plus ou moins 0,16 $ selon ce qu'a rapporté le site web www.essencequebec.com.

Aucune des autres régions du Québec n'avait encore emboîté le pas vers 5h30 mercredi. Le prix moyen de l'essence ordinaire était évalué pour l'ensemble du Québec était néanmoins élevé, à près de 1,44 $.

Le prix du baril de pétrole brut a baissé mercredi matin de 0,27 $ US à la bourse NYMEX, à New York, à 72,20 $ US.

À l'été de 2008, lorsque le prix du litre d'essence ordinaire s'élevait à environ 1,50 $ au Québec, le prix du baril de pétrole brut était de près de 150 $ US, plus du double du prix actuel.

Une enquête demandée

Le Bureau de la concurrence doit enquêter sur la hausse du prix de l'essence, estime le député Gabriel Ste-Marie.

Celui-ci a fait parvenir une lettre à l'organisme fédéral ainsi qu'au ministre de l'Innovation, Navdeep Bains, pour exiger qu'il se penche sur cette «apparence de collusion».

Ses lettres ont été envoyées lors de la dernière flambée des prix il y a quelques semaines, mais le député du Groupe parlementaire québécois n'a toujours pas reçu de réponse.

Rappelons que des observateurs du marché s’attendent à d’autres hausses au cours des mois à venir.

  • Avec La Presse Canadienne