Le policier Mario Laliberté a été honoré mardi à l’école secondaire du Triolet après 15 ans comme policier parrain. On le voit ici avec le directeur Rémy Fontaine, l’intervenant Pierre Lemoine et la directrice adjointe Manon Rondeau.

Policier retraité, mais Harfang pour le reste de ses jours [VIDÉO]

Policier retraité, mais le Harfang tatoué sur le cœur pour le reste de ses jours.

Mario Laliberté termine son mandat après 15 ans comme policier parrain de la polyvalente du Triolet. Il a été honoré mardi par les élèves. Il a eu droit à une haie d’honneur faite de centaines de jeunes de l’école.

Les membres du personnel qu’il a côtoyés pendant toutes ces années n’avaient que de bons mots pour l’agent du Service de police de Sherbrooke (SPS), qui ferme les livres après 40 ans de carrière.

Lors d’une petite cérémonie, on lui a remis un chandail aux couleurs des Harfangs, l’équipe sportive du Triolet. On a souligné le dévouement du policier ayant développé des « liens positifs » avec les jeunes et le personnel.

Pour Rémy Fontaine, directeur de l’institution d’enseignement, Mario Laliberté a toujours su faire « le pont » efficacement entre l’école et le SPS.

De son côté, Pierre Lemoine, intervenant en prévention de la violence et de la toxicomanie, a souligné le travail d’équipe et de collaboration qui a permis de dénouer des « situations délicates » dans l’école. 

Toujours bien préparé, Mario Laliberté a pu lire un petit discours écrit pour l’occasion. Il se souvient qu’il y a 15 ans un caricaturiste de La Tribune avait illustré la création de la Division de la sécurité des milieux au SPS par un policier circulant sur une planche à roulettes et vêtu d’un uniforme plus « cool ».

« C’est une image qui m’a beaucoup inspiré pour mon travail », dit-il.

« Je devais avoir l’esprit ouvert. C’est un travail de parrain. Le but est que le jeune atteigne ses objectifs de vie. J’ai vécu une expérience extraordinaire. »

L’approche est particulière quand il est question de travailler comme policier dans une école secondaire. Les premiers pas d’un agent en uniforme ont suscité des réactions dans les débuts de la mission.

L’écoute, l’accompagnement et éviter de juger sont parmi les clés qui permettent de la différence dans un mandat comme celui-là, ajoute-t-il.

Au cours de sa carrière, Mario Laliberté a œuvré au sein de l’ancien corps policier de Rock Forest avant la fusion avec celui de Sherbrooke. Lors de sa dernière journée officielle de travail, il aura droit à un cortège d’autopatrouilles qui le cueillera chez lui pour le transporter au quartier général du SPS, comme le veut la tradition.

Le SPS compte sur une équipe d’une dizaine de policiers affectés aux écoles secondaires de la ville.