Une vingtaine de locaux sont à louer sur les rues Wellington Nord et Sud.
Une vingtaine de locaux sont à louer sur les rues Wellington Nord et Sud.

Plusieurs locaux à louer sur Wellington [PHOTOS]

SHERBROOKE — À peine les travaux majeurs du centre-ville commencés, plus d’une quinzaine de locaux sont libres sur les rues Wellington Nord et Sud. En plus de ces espaces à louer, le Café Bla-Bla est à vendre et la Petite Grenouille, qui se cherche un franchisé, est hors-jeu depuis 2019.

Quelques locataires ont cependant loué des locaux dans la dernière année. Le bar La Picole s’est établie dans l’ancien Rabbit Hole de la rue Wellington Sud, le Kōbō Ramen s’est installé dans l’ancien Caffucino de la Wellington Nord et la boutique des Métiers d’arts, actuellement située sur la rue Frontenac, déménagera bientôt à quelques pas de là aux coins des rues Frontenac et Wellington Nord. 

De plus, trois entreprises prendront pignon sur les rues Wellington bientôt, selon ce qu’a appris La Tribune

D’ailleurs, les intervenants œuvrant autour du centre-ville demeurent positifs. 

« Il y a des travaux et s’est ajouté une pandémie, analyse le directeur général de Commerce Sherbrooke et Pro-Gestion Estrie, Charles-Olivier Mercier. Elle touche tout le monde, le centre-ville et ailleurs. Des entreprises vont quitter l’aventure et d’autres ouvriront pendant les travaux. Ça va nous surprendre, mais ça va arriver. »

« Je suis persuadé qu’il y a un mouvement plus élevé qu’à l’habitude. Est-ce que les travaux y sont pour quelque chose? Difficile à dire », poursuit-il. 

M. Mercier rappelle que pour Commerce Sherbrooke, le centre-ville est constitué de la rue Wellington jusqu’au Marché de la Gare, en passant par la côte de la rue King et la rue Alexandre. « Parfois, un segment est plus performant qu’un autre, explique-t-il. Un segment connaîtra une transformation majeure. C’est ce qui arrive sur la rue Wellington Sud. Dans trois ou quatre ans, on pourrait se dire que ça va très bien sur Wellington Sud et que d’autres secteurs en souffrent. Ce qui est beau, c’est que ça montre que le commerce est quelque chose qui peut s’adapter rapidement. »

Le 210, rue Wellington Nord sera bientôt occupé par la boutique des Métiers d’arts.

Commerçants

Christian Lemaire, établi au centre-ville depuis les années 1990, ne pense pas que ce soit « si pire ». « Il y a un facteur difficile à analyser : celui de la pandémie, relativise le propriétaire du Griffon. Les locaux se louaient quand même rapidement. C’est difficile sur Wellington Sud, mais dans deux ans, ce sera extraordinaire », dit le propriétaire du Griffon, assurant qu’il y aura cependant un creux dans les prochaines années. 

Ces périodes plus sombres sont arrivées dans les années 1990, selon ses souvenirs. « C’était pire que ça. Il y a quand même des attraits. Il y a de très bons restaurants. Du côté du commercial, ce serait [intéressant] d’avoir un peu plus de diversité. Il n’y a pas juste des restaurants. Moi, depuis dix ans, j’ai une énorme augmentation de mon chiffre d’affaires. Les gens se déplacent », assure M. Lemaire, qui pense que l’oasis urbaine amènera du trafic au Centro.

« Cette nouvelle est plus ou moins glorieuse, mais on reste assez optimistes, commente Maxime Saumier Demers d’O Chevreuil, Taverne américaine. Well Sud s’en vient, le nouveau pont des Grandes-Fourches aussi. D’ici quelques années, le centre-ville va renaître. C’est sûr qu’on investit dans l’amélioration locative, donc pour nous, ce n’est pas une option de déménager. On demeure très optimiste. »

« Je pense que quand les travaux sur Wellington Sud seront finis, les gens seront curieux et vont venir voir, enchaîne-t-il. Plein de bureaux de professionnels vont s’installer autour. Je pense que c’est un mal nécessaire. C’est triste de voir Glori.us partir, mais je suis convaincu que dans quelques années, il y aura nombre de nouvelles entreprises qui vont s’établir au centre-ville. »

Le président de l’Association des gens d’affaires du centre-ville de Sherbrooke, Alexandre Hurtubise, n’a pas retourné les appels de La Tribune.

Il a été impossible de rejoindre la conseillère du secteur, Chantal L’Espérance