Plus de stabilité pour les infirmières

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS compte environ 5500 professionnelles en soins de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), dont 2000 sont détentrices d’un poste à temps partiel. Grâce à une entente paritaire, ces salariées recevront une offre de rehaussement permanent de leurs heures, selon leurs disponibilités et leurs intérêts, ce qui générera davantage de stabilité en soins infirmiers et cardiorespiratoires.

« Nous sommes très fières d’annoncer le rehaussement permanent d’heures de postes qui s’actualisera avant la saison estivale 2020. Le rehaussement sera offert prioritairement par centre d’activités plutôt qu’à l’équipe volante », précise Sophie Séguin, présidente du FIQ-SPSCE.

Depuis longtemps, les professionnelles qui souhaitaient accéder à un poste devaient obtenir un poste sur l’équipe volante. Elles pouvaient donc être affectées dans n’importe quel département des deux hôpitaux de Sherbrooke ou dans l’un des quatre CHSLD de Sherbrooke, par exemple.

« La bonne nouvelle maintenant, c’est que les infirmières pourront appliquer sur des postes sur des centres d’activités en fonction de leurs intérêts. Un centre d’activités, ce sont les contours de chaque service. Par exemple, la néonatalité est un centre d’activités. La maternité et les soins intensifs en sont deux autres. Il y a des centres d’activités différents à l’intérieur d’un CHSLD comme Argyll par exemple. Les professionnelles pourront donc accéder plus rapidement aux services qui les intéressent, ce qui est vraiment une bonne nouvelle », explique Annie-Andrée Émond, porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Première prometteuse »

Cette entente paritaire entre le CIUSSS de l’Estrie-CHUS et le syndicat FIQ-SPSCE (Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est) a été signée cette semaine pour les titres d’emploi d’infirmières, d’infirmières auxiliaires et d’inhalothérapeutes. Elle vise à améliorer la qualité et les conditions de travail de ces professionnelles, à atteindre une meilleure stabilité au sein des équipes et à faciliter la continuité des services à la population. Elle vient aussi consolider la volonté des deux parties de favoriser l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre.

D’une part, l’entente vise à rehausser à l’interne les postes des salariées à temps partiel et, d’autre part, à créer de nouveaux postes. Cette démarche marque une étape importante pour la stabilisation des équipes de travail, car en plus de contribuer à l’autosuffisance de celles-ci, elle permettra d’offrir les postes plus attractifs aux salariées.

« C’est une première entente prometteuse pour les conditions de travail des salariées et la continuité des services », mentionne Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Le rehaussement des postes n’occasionne pas de coûts supplémentaires pour l’organisation puisque les heures contenues dans le rehaussement étaient déjà travaillées par les détentrices de postes elles-mêmes en heures supplémentaires ou par le recours à la liste de rappel.

Des travaux sont prévus au cours des prochaines semaines afin de rejoindre l’ensemble des salariées visées. 

« Il est important de souligner qu’un comité paritaire sera mis en place afin d’effectuer un suivi des travaux de cette entente. Nous souhaitons nous assurer de la pérennité du projet de rehaussement des postes pour nos membres à temps partiel », ajoute Sophie Séguin.

Sophie Séguin