Le directeur des ressources humaines chez Palplus, Mathieu St-Amant, la directrice régionale de Services Québec Estrie, Manon Labonté, présidente du conseil régional des partenaires du marché du travail de l’Estrie, Marie-France Bélanger et la directrice générale chez Tourisme Cantons-de-l’Est, Francine Patenaude, seront au Centre de foires les 15 et 16 mars.

Plus de 500 emplois à combler en tourisme

À la veille de la haute saison, Tourisme Cantons-de-l’Est cherche plus de 500 personnes pour occuper différents emplois. Beaucoup de postes sont disponibles en cuisine, au service à la clientèle, en entretien ménager et au service aux tables et c’est pourquoi l’organisation recrutera pour la première fois au Salon Priorité-Emploi, qui se déroulera les 15 et 16 mars au Centre de foires.

La directrice générale de Tourisme Cantons-de-l’Est, Francine Patenaude considère même ce chiffre comme étant « conservateur ». « Les 500 emplois disponibles, ce sont des postes à temps plein, pour toute l’année. Le chiffre est très conservateur, j’ai l’impression qu’on a beaucoup plus que ça à combler, si l’on parle du temps partiel. J’ai l’impression qu’on se rapproche beaucoup plus des 800 ou 900 emplois à combler pour l’été », mentionne-t-elle, rappelant que l’industrie touristique est le quatrième plus grand employeur de la région.

Est-ce fréquent de chercher autant d’employés à ce temps-ci de l’année? « De plus en plus, répond Mme Patenaude. Nous en sommes à regarder différents programmes avec le gouvernement aux niveaux fiscal et horaire pour les retraités qui veulent revenir sur le marché du travail. Ça prend des gens assez flexibles en matière d’horaire, mais des gens préfèrent travailler les fins de semaine, car la semaine il y a moins de gens qui sont en ski, à titre d’exemple. » 

De plus, les horaires sont très variables dans ce domaine. « Pour plusieurs, ça fait leur affaire. Il y a aussi des emplois comme réceptionniste dans un hôtel qui peuvent être occupés par des gens qui veulent faire carrière dans l’industrie touristique. Ils ont beaucoup de responsabilités, ce qui permet de monter dans les entreprises », analyse la directrice générale de Tourisme Cantons-de-l’Est qui ajoute que les potentiels employés doivent aimer travailler avec le public et travailler en équipe. 

Ces horaires variables représentent tout de même un défi pour les employeurs. Selon elle, l’industrie a toujours la cote. « C’est l’industrie qui a le plus d’expansion au Canada. Cependant, comme dans le commerce de détail, ce sont des heures variables. Il faut être flexibles et s’adapter. Si des retraités veulent venir travailler, ils vont le faire une journée ou deux, donc ça va en prendre quatre pour la semaine. Ça va demander plus d’adaptation aux gestionnaires pour gérer les horaires flexibles », explique-t-elle. 

Marie-France Bélanger

135 employeurs seront au Salon Priorité-Emploi

Pas moins de 135 employeurs proposeront des emplois aux Estriens au Salon Priorité-Emploi. La présidente du Conseil régional des partenaires du marché du travail, Marie-France Bélanger, rappelle que plusieurs secteurs d’activité sont touchés par une pénurie de main-d’œuvre. 

« J’ai l’impression que tous les secteurs finissent par être touchés par la rareté de main-d’œuvre, étant donné le contexte actuel. On est à 4,7 % de taux de chômage en Estrie en 2018. Maintenant, on est à 4,5 % pour janvier. Il y a du choix pour les gens qui cherchent un emploi. Il y a moyen de trouver quelque chose qui va répondre à leur intérêt », considère-t-elle.

Celle-ci pense que les salaires ne sont pas le seul critère des chercheurs d’emploi, mais que de l’amélioration reste à faire. « Les statistiques démontrent qu’on a un salaire médian un peu plus faible qu’ailleurs. Il y a eu des augmentations depuis le temps, car la rareté de main-d’œuvre fait augmenter les salaires. Mais il n’y a pas que le salaire qui est recherché, il y a aussi toutes les conditions de travail », analyse-t-elle.

Autre nouveauté, des stands seront réservés pour les étudiants cherchant un emploi. « Presque la moitié de la future relève est sur les bancs d’école. C’est une manière pour les entreprises de recruter de futurs travailleurs s’ils donnent des emplois aux étudiants durant l’été et même durant l’année scolaire. Il y a une stratégie intéressante pour les jeunes et pour les entreprises », résume Mme Bélanger.