Peu de gens malades à tester en Estrie

Sherbrooke – Pour une troisième journée consécutive, la Santé publique de l’Estrie ne rapporte aucun nouveau cas de coronavirus en Estrie. Pendant ce temps, le nombre de personnes rétablies passe à 768 sur un total de 926 personnes infectées jusqu’ici dans la région.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS conserve la possibilité d’effectuer jusqu’à 1000 tests de dépistage par jour, principalement pour les gens ayant un ou des symptômes de la maladie, dans différentes cliniques situées aux quatre coins de la région.

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« Mais comme on teste des gens aves des symptômes, on a de la difficulté à tester… On en est rendu à tester des employés asymptomatiques dans les CHSLD», a mentionné en entrevue vendredi le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

Soulignons également qu’il n’y a aucun nouveau décès dans la région depuis le 24 avril et le nombre d’hospitalisations liées à la COVID-19 ne cesse de diminuer : il ne reste plus que six personnes malades à l’hôpital, dont aucune ne nécessite les soins intensifs.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a présenté bilan négatif d’un cas lundi, passant de 927 à 926, car un des cas répertorié ne se trouvait finalement pas en Estrie.

En point de presse lundi après-midi, le premier ministre François Legault a rappelé l’importance de demeurer prudents.

«Le Québec est en train de se déconfiner graduellement. C’est un soulagement pour beaucoup de monde, mais ça ne doit pas nous faire oublier la responsabilité de nous protéger. Si on veut réussir le déconfinement, on doit rester très disciplinés. C’est un travail d’équipe. Une responsabilité collective qu’on a», a écrit François Legault sur sa page Facebook peu avant son point de presse.

Par ailleurs, le Service de police de Sherbrooke (SPS) est passé en mode sensibilisation au cours de la dernière fin de semaine.

Le décret entré en vigueur vendredi dernier permet maintenant les regroupements d’un maximum de dix personnes qui doivent rester à deux mètres de distance. Aucun constat d’infraction n’a été remis par les patrouilleurs du SPS à ce sujet.

« Il n’y a pas eu d’exagération. Les gens collaborent à ces consignes et ils font preuve de jugement. Les policiers n’ont pas noté de débordements », explique la porte-parole du SPS, Isabelle Gendron.

Selon le SPS, cette mise à jour du décret est plus difficile à appliquer dans les édifices à logements ou les condos.

« Nous avons émis des avertissements, mais aucun constat », mentionne Isabelle Gendron du SPS. 

Au cours de la dernière fin de semaine, le SPS a reçu 27 appels de signalements à propos du non-respect des consignes liées à la pandémie de la COVID-19.

Les policiers ont dû notamment intervenir auprès d’adolescents rassemblés au bout d’une rue en cul-de-sac. Les sportifs sur les terrains de basketball au parc Belvédère ou de soccer au parc Saint-Alphonse ont attiré l’attention.

« Les policiers doivent sensibiliser les gens au maintien de la distanciation physique de deux mètres », indique Isabelle Gendron.

Au cours de la dernière semaine, le SPS a émis 12 nouveaux constats pour le non-respect des consignes liées à la COVID-19.

Les policiers sherbrookois ont émis 343 constats pour des rassemblements interdits ainsi que 16 autres pour diverses infractions qui y sont reliées, dont le fait de simuler ou de laisser croire d’être atteint de la COVID-19.

Deux constats ont été émis à des commerces ou entreprises non essentiels ouverts. 

Depuis l’entrée en vigueur du décret gouvernemental, le SPS dispose du pouvoir d’imposer des amendes allant de 1000 $ jusqu’à 6000 $ en cas de récidive pour les personnes qui ne respectent pas les consignes gouvernementales pour freiner la propagation de la COVID-19. - Avec René-Charles Quirion