François Paradis espère que ses ventes de chocolats de Pâques et l’aide gouvernementale permettront à son commerce de passer au travers cette période difficile.
François Paradis espère que ses ventes de chocolats de Pâques et l’aide gouvernementale permettront à son commerce de passer au travers cette période difficile.

Période inquiétante pour Choco-Là

Choco-Là, qui enregistre normalement le tiers de son chiffre d’affaires à Pâques, espère survivre à la COVID-19.

«J’ai trois périodes importantes dans l’année, soit Noël, la Saint-Valentin et Pâques. C’est Pâques normalement qui me permet de passer l’été. Et en ce moment, j’estime que je devrais faire environ 25 pour cent de mes ventes habituelles pour cette période», explique le propriétaire, François Paradis.

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Le virage web pour la vente de chocolats de Pâques

Après que le gouvernement eut exigé la fermeture des commerces, M. Paradis a pris deux semaines pour faire des tâches administratives et faire du ménage en vue d’un déménagement.

«Si je survis à la COVID-19, je prévois déménager cet été. Je ne sais pas encore où, je regarde», note-t-il ajoutant que son chiffre d’affaires avait déjà diminué depuis son déménagement du centre-ville vers la King Ouest.

«Mais avant de penser au déménagement, je dois me concentrer sur la production, car j’ai une centaine de livraisons à faire dans les prochains jours. Et je ne sais pas si j’y arriverai. C’est beaucoup de logistique. J’ai pas de livreurs et j’ai des commandes qui viennent de Saint-Élie-d’Orford, Sainte-Catherine, Deauville», mentionne M. Paradis, ajoutant qu’un bénévole s’est offert pour l’aider à faire des livraisons.

D’ailleurs, le propriétaire de Choco-Là lance un appel à tous. «Si vous êtes en confinement et que vous cherchez quelque chose à faire, j’accepte l’aide pour les livraisons», souligne-t-il, précisant que les bénévoles peuvent manifester leur intérêt en composant le 819822-1771.

Choco-Là prend aussi les commandes par téléphone et offre un service à l’auto sans contact. Des lapins avec des masques à la mode COVID-19 sont en fabrication.

La Liégeoise affectée, mais pas en danger

La propriétaire de la pâtisserie La Liégeoise a aussi vécu des moments d’inquiétudes à cause de la pandémie.

« Quand la fermeture de commerce a été annoncée, on venait de terminer notre production de 500 kilos de chocolats moulés, alors on a eu très peur», révèle Virginie Gaudreault.

En fin de semaine dernière, l’équipe a mis en place une boutique en ligne et un service de livraison.

«On a agi à la vitesse grand V et ça fonctionne bien pour le moment les livraisons. D’autres clients fidèles se déplacent à la boutique où plusieurs mesures d’hygiène et de distanciation ont été implantées», ajoute l’entrepreneure qui prévoit tout de même des baisses importantes au niveau de son chiffre d’affaires, mais pas au point de mettre la survie du commerce en jeu.

«J’estime qu’on enregistrera environ 60 pour cent de nos revenus habituels pour ce qui est du chocolat de Pâques. Mais nous vendons aussi des gâteaux, des pains, des fromages et de la charcuterie et de ce côté, étant donné que les gens ne se rassembleront pas, on est à environ 20 pour cent du chiffre d’affaires habituel», souligne Mme Gaudreault, mentionnant que plus de 50 pour cent de ses employés sont au chômage.