Benjamin Roy a reconnu s’être servi de documents contrefaits pour revendre des voitures, camionnettes, pelles mécaniques et roulottes volées dans plusieurs régions, dont l’Estrie, la Montérégie, Montréal et Ottawa.
Benjamin Roy a reconnu s’être servi de documents contrefaits pour revendre des voitures, camionnettes, pelles mécaniques et roulottes volées dans plusieurs régions, dont l’Estrie, la Montérégie, Montréal et Ottawa.

Peine à domicile et dédommagement pour un receleur

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Impliqué dans le recel de véhicules volés, Benjamin Roy a commencé à purger sa peine de prison à domicile qui est combinée à des dimanches de prison ferme ainsi qu’à un dédommagement de 44 500 $.

Au début décembre 2019, l’homme avait reconnu son implication dans le vol de véhicules qui étaient ensuite maquillés et revendus.

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Ce sont des tiers innocents qui ont été floués dans cette affaire. Une ordonnance de remboursement concernant trois victimes a d’ailleurs été émise par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Benjamin Roy devra verser des montants mensuels à chacun d’entre eux sur une période de dix ans.

La juge Desgens lui a imposé de passer les 90 prochains dimanches derrière les barreaux de même que 20 mois de prison à purger dans la collectivité. Benjamin Roy devra rester à l’intérieur de son domicile 24 heures par jour, sauf pour son rendez-vous dominical en prison, pour les dix premiers mois de sa peine. Par la suite, il devra respecter un couvre-feu.

L’imposition de sa peine avait été reportée.

Mardi, l’homme de 40 ans a confirmé qu’il remplissait toutes les conditions, dont une ligne téléphonique terrestre, afin que sa peine à domicile puisse être imposée.

La peine a été ordonnée à la suite d’une suggestion commune du procureur aux poursuites criminelles Me Louis Fouquet et de l’avocat de la défense Me Jean-Marc Bénard.

Longue enquête

Benjamin Roy a reconnu des gestes qui se sont déroulés entre 2012 et 2015. Il a reconnu des gestes de fraude, de possession de biens de la criminalité et de fabrication de faux documents.

Roy a reconnu s’être servi de documents contrefaits pour revendre des voitures, camionnettes, pelles mécaniques et roulottes volées dans plusieurs régions, dont l’Estrie, la Montérégie, Montréal et Ottawa.

Il a utilisé de faux contrats de vente, faux certificats d’immatriculation et d’inspection mécanique pour faire le trafic de véhicules.

Les véhicules étaient transportés vers le Nouveau-Brunswick puis retournés en Ontario pour être immatriculés. Ils revenaient ensuite au Québec pour un changement de plaque d’immatriculation puis étaient revendus.

Des véhicules Ford, GMC Sierra, des pelles mécaniques Kubota ainsi qu’une roulotte de FlagStaff Forest River ont été transigés frauduleusement durant cette période.

Les biens qui avaient été saisis ont été remis aux propriétaires légitimes.

Une longue enquête, qui a été menée par le Service de police de Sherbrooke, a permis le dépôt des accusations en octobre 2018.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de l’avocat de la défense Me Jean-Marc Bénard et du procureur aux poursuites criminelles Me Louis Fouquet.

Le père de Benjamin Roy, qui était lui-même accusé d’une dizaine de dossiers semblables, a obtenu une absolution inconditionnelle après avoir plaidé coupable.