Le projet d'une vague de surf au centre-ville de Sherbrooke est loin d'être mort, mais il progresse très lentement.

Pas de vague de surf avant 2020

Le projet d'une vague de surf au centre-ville de Sherbrooke est loin d'être mort, mais il progresse très lentement. Tout indique qu'il ne verra pas le jour avant 2020. Entre-temps, Laurence-Olivier Néron, celui derrière l'idée de la vague de surf, a lancé une pétition pour rappeler l'intérêt de la population. Destination Sherbrooke doit de son côté rencontrer le ministère de l'Environnement pour discuter des impacts environnementaux envisagés.
« Nous avons eu une rencontre avec Destination Sherbrooke il y a deux semaines, confie M. Néron. On voit vraiment un potentiel à poursuivre le projet. D'ailleurs, nous avions lancé une pétition en août. Nous avions recueilli 50 signatures, mais dernièrement, en 48 heures, nous avons dépassé 700 signatures. »
Le libellé de la pétition se résume ainsi : « 2017 est une année qui promet beaucoup au niveau de la politique municipale. Il serait bénéfique pour tous qu'une vision claire de l'aménagement de notre centre-ville, incluant une vague à surf, soit présentée. »
« Ça démontre qu'il y a un intérêt des citoyens. Il y a même des gens qui m'ont approché pour faire signer la pétition dans leur quartier et dans leur école. Plusieurs investisseurs privés y voient un potentiel. Nous aimerions monter un plan d'affaires pour que le financement ne soit pas un fardeau pour la Ville. Nous sommes à créer un groupe de citoyens, un club de surfeurs de rivière, qui monteront un plan d'affaires prouvant l'intérêt des Sherbrookois », ajoute Laurence-Olivier Néron.
Le jeune homme déplore qu'il doive parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour pratiquer son sport. « Selon nous, il y a un besoin pour l'aménagement de la rivière Magog. Notre rôle est de mobiliser les citoyens et de démontrer qu'il n'y a pas de perte financière pour la Ville. »
M. Néron ne peut toutefois pas chiffrer le coût de l'aménagement d'une vague de surf ni le pourcentage de cette somme que des investisseurs privés pourraient engager. En 2015, il avait toutefois avancé un chiffre se situant entre 100 000 et 400 000 $. « Il y a un potentiel sur la rivière Magog, entre le barrage Frontenac et le pont des Grandes-Fourches. Ce serait dynamisant pour le centre-ville. Ça ferait que des jeunes entrepreneurs comme moi s'installeraient au centre-ville pour faire du surf le midi ou le soir après le travail. L'eau vive est une de mes passions, mais j'ai dû la mettre de côté parce que je dois investir une ou deux journées de mon temps pour la pratiquer. Nous espérons offrir un partenariat clé en main. »
Laurence-Olivier Néron croit qu'il est réaliste d'espérer une réalisation en 2020. « Pour le moment, le sujet est délicat pour Destination Sherbrooke, mais il ne manque pas beaucoup d'information pour passer à l'action. Si le dossier n'avançait pas à mon goût, j'arrêterais de m'investir là-dedans. Avant 2020, ce serait un coup de chance. »
Une mise à jour à venir
À Destination Sherbrooke, la coordonnatrice aux communications, Amélie Boissonneau, confirme que le projet chemine lentement mais sûrement. « Nous sommes toujours à l'étape de l'étude technique et de faisabilité. Le site visé se précise, au confluent des rivières Magog et Saint-François. Dans les prochaines semaines, nous rencontrerons le ministère de l'Environnement pour évaluer la faisabilité du projet d'un point de vue environnemental. » Une mise à jour sera aussi présentée au conseil d'administration de l'organisme.
« Nous ne pouvons que nous réjouir de voir une mobilisation citoyenne qui soit encore forte autour d'un projet à vocation touristique. » Sans pouvoir préciser l'évaluation des coûts, Mme Boissonneau avance qu'aucun scénario de financement n'est exclu.
La reconstruction du pont des Grandes-Fourches constituera aussi un facteur dans le choix de l'emplacement du projet. La localisation du futur pont n'a toujours pas été confirmée.