Aucune rencontre n’est prévue pour l’instant entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons — CSN qui n’a toujours pas signé d’entente avec son employeur.

Pas de transport scolaire lundi malgré les ententes

Il n’y aura pas de transport scolaire lundi à Sherbrooke, et ce même si une entente de principe est survenue entre le transporteur Transdev et deux syndicats de chauffeurs d’autobus. La Commission scolaire de la région de Sherbrooke (CSRS) a confirmé à La Tribune que le transport scolaire ne peut pas être rétabli tant et aussi longtemps que tous les transporteurs n’ont pas réglé. Or, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons — CSN n’a toujours pas signé d’entente avec son employeur.

Aucune rencontre n’est d’ailleurs prévue pour l’instant entre ce syndicat et Sogesco.

« Malheureusement, il reste encore un employeur qui est Sogesco, dont on n’a pas de nouvelles, déplore le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie, Denis Beaudin. On souhaite grandement qu’ils s’aperçoivent qu’ils sont les derniers de la région. On a des ententes partout, sauf pour Autobus des Cantons. La problématique du transport scolaire va donc se poursuivre. 

« Ils savent qu’on est disponibles pour négocier en tout temps, mais on n’a pas de nouvelles d’eux, ajoute-t-il. On attend, comme les autres ont fait, d’être contactés et de reprendre les discussions avec une nouvelle offre. »

Bien que le transport scolaire soit sous la responsabilité de la Commission scolaire, M. Beaudin estime qu’il aurait été très difficile — voire quasi impossible — d’y aller avec une partie du transport scolaire lundi.

« Il y a énormément de transferts. Les jeunes sortent d’un autobus au premier point d’arrivée et doivent prendre un autre autobus, mais l’autre ne fonctionne pas. C’est donc très difficile. Nous, on sait que sur cinq syndicats, quatre ne sont plus en grève », analyse Denis Beaudin. 

Deux ententes

Des ententes sont survenues vendredi en fin de soirée entre le transporteur Transdev et le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus de l’Estrie-CSN ainsi que le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus la Sapinière – CSN. La grève a donc pris fin le 12 avril à 23 h 59 pour ces deux syndicats. 

« Il y a eu une négociation qui a duré très longtemps vendredi, plus de 12 heures avec Transdev, explique Denis Beaudin. Il y avait deux négociations indépendantes avec Autobus de l’Estrie et Autobus la Sapinière. Très tard, on a pu conclure des ententes de principes pour les deux syndicats, qui seront présentées aux membres de Transdev la semaine prochaine en assemblée générale. On a donc envoyé un avis de fin de grève pour ces deux transporteurs. »

Rappelons qu’un conciliateur a convoqué les exécutifs de deux syndicats de conducteurs d’autobus scolaires en conflit de travail depuis quelques jours et leur partie patronale, vendredi matin à Sherbrooke.

Cette nouvelle entente fait suite à celle entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion – CSN et l’employeur survenue il y a quelques jours. C’est dans une proportion de 93 % que les membres composant le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Autobus B. Dion – CSN se sont prononcés en faveur de l’entente de principe.

Les principaux gains comprennent une bonification de l’échelle de vacances de 1 %, des augmentations salariales moyennes à l’indexation au coût de la vie chaque année + 12 % sur six ans (dont deux années sont rétroactives). Ainsi, si l’indice du prix à la consommation se situe à 2 % en 2019, 2020 et 2021, le taux horaire passera de 20,51 $ à 25,79 $ l’heure en juillet 2022, ce qui pourrait signifier une augmentation salariale totale de 25,74 % sur six ans, indique la CSN.

« On est en train de prouver hors de tout doute que nos demandes, les transporteurs sont capables de les donner, pense Denis Beaudin. On a parlé longtemps de la problématique d’attraction et de rétention de main-d’œuvre. Il faut améliorer les conditions dans ce secteur d’activité. La majorité des transporteurs la reconnaissent et collaborent. Il reste Sogesco », résume-t-il.