« Je suis heureux de constater que la mobilisation des citoyens du secteur a porté ses fruits », a fait savoir lundi le conseiller du district de l’Université, Paul Gingues, qui a été informé de la décision de Rogers jeudi dernier.

Pas de tour de Rogers rue Felton

Rogers renonce à installer une tour de radiocommunication de 48 mètres dans le secteur de la rue Felton. Devant l’opposition citoyenne, l’entreprise a choisi de chercher un nouvel emplacement pour l’infrastructure.

« Nous explorons les possibilités d’améliorer notre réseau sans-fil pour les résidants de Sherbrooke. En nous basant sur les commentaires de la communauté, nous continuons à chercher un nouveau site qui répond aux besoins locaux et nous entamerons un autre processus de consultation publique dans les prochains mois », explique par écrit Caroline Phémius, chef des affaires publiques pour le Québec pour Rogers Communication.

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Rappelons que des citoyens s’étaient mobilisés, lançant notamment une pétition contre l’implantation de la tour de radiocommunication. Ils craignaient notamment des impacts visuels et des effets pour leur santé.

Daniel Gingras était du groupe. « Nous sommes contents de voir que nous avons réussi à avoir un certain impact avec notre mouvement de contestation. Ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de tour, mais qu’il y aura une réévaluation de l’endroit pour la construire. Nous avons revendiqué qu’elle devrait être plus éloignée des zones résidentielles. Nous voulions protéger la beauté du paysage et les résidants. Nous serons vigilants à la démarche entamée par Rogers pour la suite », dit le citoyen.

Mobilisation

Le conseiller du district de l’Université, Paul Gingues, dit avoir été informé de la décision de Rogers jeudi dernier.

« Je suis heureux de constater que la mobilisation des citoyens du secteur a porté ses fruits. Les représentants de Rogers ont pris en considération l’ensemble des inquiétudes soulevées lors de la consultation et pris la décision de ne pas retenir ce site pour l’implantation d’une nouvelle tour de radiocommunication », affirme-t-il.

Dès le 12 novembre, une trentaine de citoyens s’étaient rassemblés et avaient lancé une pétition. Un comité plus restreint, auquel siégeaient les conseillers Paul Gingues et Marc Denault, de même qu’un représentant de Rogers, s’était réuni le 28 novembre.

« Les citoyens avaient fait valoir que la rue Felton est aux limites du périmètre urbain, ce qui signifie qu’il n’y aura pas d’autre développement de prévu dans le secteur à court terme. Ils ont aussi mentionné qu’ils n’avaient pas de problèmes avec les ondes cellulaires en ce moment. Ils ont même proposé deux sites alternatifs. Si les citoyens ne s’étaient pas mobilisés, ça n’aurait jamais fonctionné », commente M. Gingues.

Le conseiller municipal ajoute que Rogers a fait preuve d’ouverture et que les citoyens y sont allés de suggestions plutôt que de se contenter de réprimandes.

« Je ne voudrais toutefois pas que cette victoire fasse que le problème se transfère ailleurs. »

Paul Gingues propose d’autres solutions, comme l’utilisation de poteaux électriques ou de clochers d’églises pour faire voyager les ondes. Il ne souhaite toutefois pas entacher le patrimoine sherbrookois. À noter que l’église Saint-Jean-Baptiste et le sanctuaire de Beauvoir comptent déjà des antennes de radiocommunication.