La conseillère Danielle Berthold (notre photo), ainsi que les candidates défaites Mariette Fugère et Geneviève Hébert, ne porteront pas plainte contre le candidat Denis Pellerin pour les propos qu’il a tenus sur Facebook.

Pas de poursuite contre Denis Pellerin

Tout indique que la conseillère municipale Danielle Berthold et les candidates défaites Mariette Fugère et Geneviève Hébert ne porteront pas plainte contre le candidat à la mairie Denis Pellerin pour les propos qu’il a tenus sur Facebook. Selon Mme Berthold et Mme Hébert, la mise en demeure acheminée en cours de campagne électorale aura suffi à passer un message.

Rappelons que M. Pellerin avait salué « les trois conseillères soumises au parti du maire » sur la page Facebook d’Entrée Libre à la suite d’un débat organisé par ODACE. Les trois femmes visées avaient exigé des excuses et une compensation financière de 10 000 $ chacune en qualifiant les propos de M. Pellerin de misogynes, sexistes et inappropriés. Dans une mise en demeure, elles donnaient cinq jours à l’intimé pour se plier à leurs demandes, sans quoi un avocat serait mandaté pour entreprendre des procédures judiciaires.

Denis Pellerin n’avait ni l’intention de s’excuser ni de verser les sommes demandées.

« Je ne déposerai pas de plainte formelle. J’ai vu M. Pellerin dimanche au centre Julien-Ducharme. La rencontre a été cordiale. Je lui ferai une demande personnelle, et s’il y accède, en ce qui me concerne, je laisserai tomber ma plainte », dit Danielle Berthold.

« S’il veut faire des excuses au conseil, sans que ce soit nécessairement long, je les accepterai. »

Mme Berthold admet avoir été piquée par un commentaire de Denis Pellerin qui lui aurait dit avoir atteint son but avec son commentaire sur Facebook. « Nous avons peut-être été un peu impulsives. Je voulais combattre le coup. Il n’était pas de notre intention de rendre la mise en demeure publique. M. Pellerin l’a fait et c’est son droit. Je pense qu’il a compris qu’il y a des mots qui ne se disent pas. Notre geste n’était pas politique », ajoute-t-elle.

Geneviève Hébert abonde dans le même sens, affirmant que M. Pellerin, comme elle, a perdu ses élections et que cet épisode se trouve derrière eux. « Nous en avons assez parlé. Le dossier est clos. Je ne donnerai pas de suites. Le message a été compris. Si j’ai la chance de le croiser, peut-être que nous pourrons-nous expliquer. Maintenant, on peut passer à un autre appel. »

Mariette Fugère n’a pas rappelé La Tribune.

Denis Pellerin, lui, se montre prudent tant qu’il ne connaîtra pas la version des trois plaignantes. « S’il y a une demande particulière, il faudra qu’elle vienne des trois. Je ne m’entendrai pas différemment avec deux d’entre elles. Il faudra que je prenne le temps de penser à ce qu’on me demande. Dans les faits, en envoyant une mise en demeure, ce sont elles qui ont fait que tout le monde en a parlé alors que mon commentaire avait plutôt passé inaperçu. Je me suis déjà excusé au conseil à deux occasions dans le passé parce que j’avais affirmé des choses qui étaient fausses. Je n’ai pas de problème à m’excuser auprès de qui que ce soit s’il y a un problème. »

M. Pellerin confirme avoir croisé Danielle Berthold dimanche. « Je lui ai tendu la main. Elle l’a prise sincèrement. »