Si le Plan particulier d'urbanisme (PPU) du secteur Wellington Sud déposé lundi permettra l'expropriation à des fins de revitalisation, cela ne signifie pas que la Ville a déjà des plans concrets pour des bâtiments qu'elle ne possède pas.

Pas de nouvelles expropriations en vue pour Well inc.

Si le Plan particulier d'urbanisme (PPU) du secteur Wellington Sud déposé lundi permettra l'expropriation à des fins de revitalisation, cela ne signifie pas que la Ville a déjà des plans concrets pour des bâtiments qu'elle ne possède pas. Selon le maire Bernard Sévigny, les propriétaires ayant pignon sur la rue Wellington Sud n'ont pas à composer avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête.
« Les règles d'expropriation ne sont pas changées. Ce sont les mêmes qu'avant, c'est-à-dire qu'il faut verser la valeur au propriétaire. C'est extrêmement coûteux d'exproprier. On sera bientôt en processus pour modifier la loi sur l'expropriation. L'idée c'est d'avoir le plus d'outils possible pour être le plus agile possible, y compris d'exproprier pour un privé, ce qu'on ne peut pas faire sans un PPU. Ça nous donnera des marges de manoeuvre. Quand on a l'ambition de développer un quartier comme celui-là dans une zone relativement grande, donnons-nous tous les moyens nécessaires, dont celui-là », dit M. Sévigny.
Les élus ne disposent donc pas d'une liste de propriétés à acquérir, outre celles déjà achetées, comme l'Hôtel Wellington. « On a déjà identifié les terrains vacants. On a cinq immeubles, dont celui du Studio Sex, qui ont fait ou font l'objet d'une démarche. Nous discutons encore avec le propriétaire du Studio Sex d'ailleurs. Pour le reste, nous n'avons pas de liste pour des acquisitions. »
Coûts d'expropriation
Parallèment, des démarches sont amorcées à Québec pour que les coûts d'expropriation soient moins importants pour les villes. « C'est dans la déclaration politique qu'on a signée le 6 décembre. Nous terminons cette semaine la commission parlementaire sur la loi 122 et dans l'entente, il y a un certain nombre de chantiers, dont celui-là, qui se feront dans les prochains mois. Nous n'avons pas d'échéancier précis, mais nous rouvrirons la loi pour la discuter et l'amender pour la ramener à ce qu'on retrouve dans les autres provinces canadiennes. » Il s'agirait alors de payer seulement la valeur marchande au propriétaire exproprié.
« J'espère que dans la prochaine année nous procéderons à la révision de ce cadre légal là. Ça prendra des changements législatifs. On ne peut pas espérer les avoir cette session-ci. Si ça arrive, il faudrait que ce soit dans la session de l'automne. »
Rappelons qu'une consultation publique sur le PPU du secteur Wellington Sud est prévue le 14 mars à 19 h, à l'hôtel de ville de Sherbrooke.
Un employé municipal congédié pour fraude
Un employé municipal a été officiellement relevé de ses fonctions lundi à la suite de l'adoption d'une résolution au conseil municipal. Les raisons évoquées : mauvaise conduite, conflit d'intérêts, falsification de documents, fausse déclaration et fraude. Le maire Bernard Sévigny affirme toutefois que les citoyens ne subissent pas les contrecoups des agissements de cet employé.
« Je n'irai pas dans le fond du dossier, mais c'est une question de comportement de la part de l'ex-employé. C'est un comportement dont les impacts ne sont pas sur les contribuables, sur les citoyens. C'est un comportement qui a fait l'objet d'un examen extrêmement sérieux, précis, et on en est venus à la conclusion qu'il fallait congédier. Dans le monde municipal, c'est difficile de congédier quelqu'un. Il faut des raisons assez bétonnées. Ce cas-là justifiait une mise à pied », commente M. Sévigny.
« Ce n'est pas une question de fraude par rapport aux citoyens. Les gens peuvent dormir sur leurs deux oreilles », ajoute-t-il.
Si la Ville refuse de donner plus de détails, comme le département où travaillait l'employé en question, on indique que « les actions reprochées n'ont aucun impact financier ou autre sur la population en général ». On considère cette situation comme un cas isolé.