Les séances du conseil municipal seront uniquement webdiffusées jusqu’en janvier alors que les élus ont décidé de travailler de la maison à l’approche d’une possible deuxième vague de COVID-19.
Les séances du conseil municipal seront uniquement webdiffusées jusqu’en janvier alors que les élus ont décidé de travailler de la maison à l’approche d’une possible deuxième vague de COVID-19.

Pas de conseil municipal en personne avant janvier

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Les citoyens ne seront pas admis aux séances du conseil municipal de Sherbrooke avant le mois de janvier. C’est la décision prise par les élus et confirmée par le maire Steve Lussier jeudi. Les élus sherbrookois ont exclu un scénario comme celui adopté à Magog, où une partie des élus siégeraient en personne à l’hôtel de ville et où quelques citoyens pourraient assister à la séance sur place.

« Nous avions donné un mandat à nos services pour étudier la possibilité que les élus reviennent en personne à l’hôtel de ville et pour voir les aménagements qu’il était possible de réaliser dans la salle du conseil. Devant la menace d’une deuxième vague et par souci pour la santé des élus et de leurs proches, la décision a été prise de poursuivre en vidéoconférence jusqu’en janvier », explique M. Lussier. 

Le maire de Sherbrooke espère néanmoins que les élus pourront se réunir pour l’élaboration du budget. « J’espère que nous pourrons trouver un endroit où nous pourrons tous être ensemble. »

M. Lussier rapporte ne pas avoir discuté avec la mairesse de Magog à propos de sa décision d’admettre les citoyens à l’hôtel de ville ou même sur la possibilité d’assurer la présence d’une partie des élus à l’hôtel de ville. « La solution mitoyenne n’a pas été retenue. Nous voulions être présents à 100 % ou pas du tout. Et il y aura peut-être une deuxième vague...  

« Nous ne voulons assurément pas brimer le droit de parole des citoyens. C’est la raison pour laquelle nous leur demandons d’envoyer leurs questions à l’avance. De cette façon, nous pouvons les lire au conseil municipal et y répondre. Notre décision vise la sécurité de tous. » M. Lussier rapporte d’ailleurs que les questions des citoyens sont plus nombreuses depuis qu’il est possible de les poser par écrit.

La possibilité de permettre aux citoyens de poser leurs questions sous forme de vidéo est aussi étudiée, mais n’a pas été adoptée pour le moment.

Steve Lussier dit avoir hâte de retrouver la proximité avec ses collègues et les citoyens. « Vous savez à quel point je suis proche des citoyens et ce contact me manque. J’ai hâte de revenir à la normale. »