Le trottoir de la rue Adélard-Collette restera du côté est.
Le trottoir de la rue Adélard-Collette restera du côté est.

Pas de changement de côté pour le trottoir d’Adélard-Collette

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La Ville de Sherbrooke se range finalement dans le camp des citoyens de la rue Adélard-Collette et convient de ne pas reconstruire le trottoir du côté ouest de cette voie de circulation. La conseillère Karine Godbout en a fait l’annonce mardi après que six citoyens eurent adressé des questions au conseil municipal.

Les citoyens s’étaient mobilisés après avoir appris, vendredi, que leurs représentations auprès de la Ville n’avaient pas influencé le choix des fonctionnaires pour la reconstruction du trottoir. 

La Ville plaidait jusqu’à maintenant qu’elle avait choisi de déplacer le trottoir pour assurer une connectivité avec les autres trottoirs et les générateurs de déplacements à pied. Elle indiquait que les générateurs de déplacement de la rue Adélard-Collette se situent du côté ouest.

On ajoutait que la nouvelle configuration raccorderait plusieurs destinations au réseau piétonnier de manière sécuritaire, notamment l’école LaRocque, l’église Immaculée-Conception et le bâtiment où se déroulent plusieurs activités communautaires.

Karine Godbout juge l’analyse du Service des infrastructures urbaines intéressante. « La Ville souhaitait mettre en place un réseau qui répond aux besoins des personnes vulnérables. Le milieu n’y voit pas de plus-value, d’intérêt. Tous ces arguments sont pertinents. On a eu une discussion à l’exécutif ce matin (mardi). Le dossier a évolué à la suite des enjeux amenés par les citoyens. Le Service des infrastructures urbaines va travailler un plan pour faire le trottoir à l’est, de Gérin-Lajoie à Union, du même côté que l’éclairage actuel. » 

Mme Godbout y voit un signal que les citoyens ont des choses à dire sur leur milieu et que les processus de la Ville ne sont pas toujours adaptés.

« Quand il y a des changements majeurs dans une rue ou un quartier qui touche la sécurité ou les transports actifs, il serait important de voir comment on peut consulter les citoyens là-dessus. L’intervention des citoyens ce soir, c’est parce que je leur ai annoncé que la décision était maintenue vendredi dernier. Je remercie les gens d’être venus aux rencontres et de s’être intéressés à cette vie de quartier. »

Parmi les interventions citoyennes, Patrick Chabot a rappelé que les citoyens, à l’unanimité, considéraient que de retirer le trottoir du côté est serait une perte considérable.

Francis Lafortune s’est quant à lui demandé si les services de la Ville avaient cherché à connaître les habitudes de vie des citoyens du milieu.

Jean-Paul Bouthot a fait valoir qu’il n’y avait pas de résidence du côté de l’église et que les citoyens, contrairement à l’église, paient des taxes. « Si les personnes âgées ne veulent pas marcher dans la rue, elles devront traverser deux fois la rue pour aller voir leurs amis. Le trottoir procure un sentiment de sécurité pour sortir de chez soi. »

Jacinthe Caron demandait, dans un contexte où les citoyens sont unanimes pour dire que le déplacement du trottoir ne serait pas optimal, si le conseil pouvait exiger que le trottoir soit conservé sur le côté est.

Julie Bernard, elle, rappelait que l’éclairage de rue se trouve du côté est. Elle craignait que les piétons, à l’ouest, doivent traverser les entrées du stationnement de l’église.

« La densité du secteur fait que les résidents devront circuler en permanence à travers les autos pour sortir de chez eux, se voisiner ou aller marcher, ce qui réduit leur sécurité. » 

En conclusion, les citoyens ont été entendus.