Pas avant 2020 pour les rues partagées

Il faudra plus de temps qu’espéré pour mettre en place un projet-pilote de rues partagées. Si la présidente du comité de la sécurité publique de la Ville de Sherbrooke, Danielle Berthold, souhaitait en arriver à une conclusion avant la fin de l’année, elle a corrigé le tir lundi en s’excusant. Le processus pour choisir une ou des rues propices à ce projet sera plus long que prévu.

Rappelons que dans des rues partagées, la limite de vitesse serait abaissée à 20 km/h pour que les piétons, les cyclistes et les automobilistes circulent dans le même espace. Un comité de citoyens espère en faire l’expérience dans le secteur nord, près du parc de l’Ancienne-Caserne.

« Je dois m’excuser parce que je me suis avancée un peu trop vite. Je vous résume les étapes qu’il reste à faire. Le processus prendra encore plusieurs mois. Il nécessite la tenue de sept conférences de décision avec les chercheurs de l’Université Laval et les représentants de la Ville pour établir des critères qui permettent de déterminer quelles rues pourraient être partagées sur notre territoire », dit Danielle Berthold. 

Les rencontres en question s’étendront sur une période d’environ quatre mois pour élaborer la démarche, déterminer l’implication des citoyens et construire le modèle. Lorsque ces rencontres seront terminées, la Ville lancera en 2020 ou en 2021 le concept de rues partagées ou de rues conviviales selon le budget disponible.

« Pour qu’une rue profite de ce programme, elle devra respecter des critères précis qui auront été élaborés lors des conférences de décisions et la démarche devra avoir été initiée par un citoyen qui y demeure. Cinq étapes devront alors être suivies », ajoute Mme Berthold.

On parle alors de l’admissibilité de la rue, de la demande officielle à la Ville, de l’adhésion d’au moins 66 % des propriétaires de la rue, de l’aménagement de la rue et du respect de l’engagement des résidants. 

« Ça ne se réglera donc pas avant les Fêtes », résume la conseillère municipale. 

Chantal L’Espérance a demandé que les critères d’admissibilité des rues soient amenés au conseil municipal pour discussion. « On nous pose assez de questions sur la chose », dit-elle. « Je souhaite qu’on puisse échanger entre nous pour apporter nos éclairages respectifs. »