Au total, 2 983 nouveaux diplômés ont assisté à la cérémonie de remise des diplômes de l’Université de Sherbrooke alors que 12 200 personnes étaient entassées dans les estrades.

Participation record à l'UdeS

Plus de 12 000 personnes ont envahi le stade de l’Université de Sherbrooke samedi à l’occasion de la collation des grades 2018. C’est au total 4775 nouveaux diplômés qui ont terminé leur formation, un record de l’institution.

Au total, 2 983 nouveaux diplômés ont assisté à la cérémonie alors que 12 200 personnes étaient entassées dans les estrades. Il y a donc plus de diplômés que par les années passées et le taux de participation à la cérémonie est plus élevé.

« C’est la première cohorte par exemple de notre nouveau baccalauréat en science infirmière, souligne Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke. Le taux de participation augmente, on est à 64 %. L’an passé on était à 62 % et avant on tournait autour du 60 %. On pense que c’est une belle cérémonie et que les gens sont fiers d’être diplômés de l’UdeS. »

Dans son discours, Pierre Cossette a insisté sur l’importance de la pensée critique, de la créativité et de l’éducation supérieure dans la société. Il a aussi abordé l’importance de la transmission du savoir.

«  C’est bon pour les jeunes, pour leur famille et leur société, explique-t-il. Il a toujours fait beau dans les dernières années, l’aspect extérieur aide beaucoup, si on était pris à l’intérieur c’est un peu moins "wow" ».

Justement, et contrairement à l’an dernier, il fallait être bien vêtu pour assister à la cérémonie.

« On consulte deux météorologues avant de prendre une décision et ils nous ont dit une chose, "une chance que ce n’était pas vendredi", lance le recteur en riant. La température est juste bien, l’année passée il faisait même un peu trop chaud. »

Deux docteurs d’honneur

Deux personnalités influentes ont été honorées samedi. James Anaya, ardent défenseur des droits des peuples autochtones et doyen de la Faculté de droit de l’Université du Colorado, a été nommé docteur d’honneur de l’Université. Il a notamment participé à la rédaction de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones en plus d’être rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones pendant six ans.

« J’étais vraiment surpris lorsque j’ai reçu la lettre, mais je suis honoré, souligne-t-il. Je ne connaissais pas vraiment l’Université de Sherbrooke. Je savais que c’était l’une des grosses universités au Québec. J’espère que cet honneur va mettre un peu plus de lumière sur la situation des peuples autochtones. »

Antoine Georges, l’un des leaders mondiaux de la théorie des matériaux quantique, a quant à lui reçu le titre de docteur d’honneur en science. Il est l’auteur d’environ 200 publications qui ont reçu près de 25 000 citations. Sa principale réalisation est la découverte, avec Gabriel Kotliar, de la théorie du champ moyen dynamique.

Il n’avait que de bons mots pour le département de physique de l’UdeS.

« J’ai des liens très amicaux avec plusieurs collègues du département de physique, explique-t-il. L’Université de Sherbrooke a une activité de recherche dans le domaine des matériaux quantique de tout premier plan international. Je suis ravi de recevoir cet honneur, c’est la deuxième fois qu’on me donne un doctorat, mais c’est la première fois pour un doctorat d’honneur. »

Finalement, le titre de professeur émérite a été décerné à Marcelle Gingras en éducation, John Ingham à l’École de gestion et à Denise St-Cyr Tribble en médecine et sciences de la santé.