André Chabot et Pauline Carrier, les propriétaires de la boutique O’Grenier Jeans, fermeront la boutique en mai.

O’Grenier Jeans fermera ses portes en mai

Presque dix ans après avoir pris les rênes de la boutique O’Grenier Jeans, les propriétaires André Chabot et Pauline Carrier fermeront le commerce. Pour eux, il est temps de prendre leur retraite et de passer à autre chose. Par manque de relève, la boutique, située sur la rue Dollard, fermera ses portes au mois de mai après 43 ans d’existence.

« On a essayé de vendre, assure André Chabot. On a en banque 3000 bons clients qui viennent régulièrement. On a tenté de passer le flambeau, mais personne ne veut venir vendre des jeans », déplore celui qui a également vendu la maison adjacente au commerce. La boutique, elle, devrait se transformer en salle de yoga.

« On aurait aimé que ça continue. Le seul regret, c’est que le magasin ferme. Je refuse des clients à la couture. On aurait secondé le nouveau propriétaire pendant quelques mois, on l’aurait présenté aux fournisseurs et on leur aurait donné le logiciel. On aurait tout fait pour qu’ils s’implantent », s'attriste Mme Carrier. 

« Quand on a acheté, la boutique était supposée fermer, se rappelle M. Chabot. Elle était ouverte trois jours par semaine. Ça nous a pris cinq ans pour remonter le commerce. On a été capable. Internet ne nous a pas fait mal. Les gens viennent chercher le même modèle qui existe depuis une trentaine d’années. Ce sont des gens qui viennent ici depuis 15 ou 20 ans. Je pense qu’il va y avoir des clients qui vont avoir de la difficulté à changer de place. Quand on leur annonce la nouvelle de la fermeture, ils se demandent où ils vont aller », décrit-il, ajoutant que la boutique est en mode liquidation. 

Un rêve réalisé

Pauline Carrier a pu réaliser ses deux rêves : posséder une boutique de vêtements et travailler de la maison. « Je pense que c’est le temps de la retraite. Là, on ne peut pas partir durant l’hiver, on ne peut pas fermer le magasin comme ça. On n’est plus pris ici durant quatre jours par semaine et les samedis. Ce sera une liberté de plus. C’était un rêve que j’avais d’avoir une boutique et de travailler à la maison et ça s’est fait », décrit-elle, le sourire aux lèvres.

De son côté, avant de vendre des vêtements, M. Chabot était camionneur. « Pauline avait une maison de l’autre côté de la rue et a vu le commerce à vendre. Moi, j’étais au Michigan avec mon camion. Elle m’a demandé si je me voyais vendre des jeans et j’ai dit oui. Les deux premières semaines, c’était stressant. Je ne connaissais pas les modèles. Je ne regrette pas de l’avoir fait! » assure le propriétaire qui a occupé les deux emplois jusqu’en 2015.

Service

Cependant, les clients qui achètent les modèles de jeans les plus classiques pourront toujours faire affaire avec M. Chabot. « J’ai demandé à la compagnie Lois à Québec de continuer à servir ma clientèle. Je leur ai expliqué que je ne voulais pas partir de nouveau commerce, je veux juste rendre service. Ils ont dit oui. J’aurai donc trois ou quatre modèles en stock à la maison », dit-il, visiblement content de pouvoir répondre à un besoin. 

Pauline Carrier a également un studio de massothérapie à cet emplacement. Celle-ci déménagera sur la rue Raby et continuera à accueillir ses clients à son nouveau domicile.

Que compte faire le couple pour profiter de leur retraite ? « Je me suis acheté un motorisé, donc on va partir sur des no-where au mois de décembre et revenir au mois de mars », lance M. Chabot.