Le député Guy Ouellette a déposé le projet de loi 197 sur l’obsolescence programmée à l’Assemblée nationale, qui a rallié les partis d’opposition.

Obsolescence programmée : la CAQ refuse de s'engager

Le gouvernement caquiste a rejeté une motion visant à ce que la Commission des relations avec les citoyens se saisisse de la pétition contre l’obsolescence programmée des étudiants de droit de l’Université de Sherbrooke. Alors qu’elle a demandé à l’Office de la protection du consommateur (OPC) d’étudier le projet de loi 197 des étudiants, la ministre de la Justice Sonia LeBel ne s’engage ni à appeler le projet de loi 197 ou encore à en déposer un.

Elle dit attendre le retour de l’OPC sur cette question. C’est ce qu’elle a précisé après que son collègue Christopher Skeete, député de Sainte-Rose,eut indiqué dans un tweet à la députée libérale Lise Thériault « qu’un projet de loi sera déposé prochainement ». « J’attends les commentaires de l’OPC... J’ai besoin de temps », a indiqué en entrevue la ministre, qui s’est dite ouverte et qui a salué le travail des étudiants de l’UdeS.

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Avec les commentaires de M. Skeete avancés sur Twitter, la députée d’Anjou-Louis-Riel, Lise Thériault, craint que le gouvernement ne dilue le projet de loi 197.

Celle qui a aidé les étudiants à travailler sur cette initiative souligne avoir questionné la ministre de la Justice Sonia LeBel lors des études de crédit de son ministère. 

À ce moment, fait valoir Mme Thériault, la ministre LeBel n’a pas voulu donner d’échéancier sur l’adoption du projet de loi ou confirmer qu’elle rappellerait le projet de loi 197. Elle n’a pas non plus confirmé qu’elle en déposerait un nouveau. Mme Thériault est porte-parole de l’opposition officielle pour la protection des consommateurs.

Rappelons que le projet de loi 197 sur l’obsolescence programmée a officiellement été déposé à l’Assemblée nationale par le député indépendant Guy Ouellette, le 9 avril. 

Le projet de loi modifie la Loi sur la protection du consommateur afin de favoriser la réparation des biens et met l’accent sur le droit à la réparation. 

Pétition rejetée

La CAQ a voté contre la saisie de la pétition lancée par les étudiants de l’UdeS signée par plus de 45 000 personnes et réclamant au gouvernement de s’attaquer à l’obsolescence programmée, qui diminue la durée de vie des produits et qui accélère le cycle de remplacement. 

Une motion avait été déposée par la députée libérale de Bourassa-Sauvé, Paule Robitaille, demandant à ce que la Commission des relations avec les citoyens se saisisse de la pétition, mais cette motion a été rejetée par le gouvernement. 

La motion appuyée par tous les groupes d’opposition aurait permis de faire entendre quatre experts, dont l’instigateur du projet de loi et de la pétition, le chargé de cours Jonathan Mayer. 

« Je prétends que de les entendre, ça permet de mieux éclairer les élus sur l’impact du projet de loi. De l’autre côté, le lobby est en train de s’agiter », commente Mme Thériault, qui rappelle que des légistes ont vu le projet de loi des étudiants et qu’il aurait simplement pu être appelé, celui-ci respectant « les règles de l’art ».

Le chargé de cours de l’UdeS a été surpris de constater qu’il ne pourrait se faire entendre au sujet de la pétition. « Je m’attendais à ce que ce soit une formalité, ça n’engage pas à grand-chose. » 

La ministre LeBel, de son côté, a fait valoir qu’une consultation serait quand même menée. « On va très naturellement les consulter », dit-elle.

Au lendemain des élections, le premier ministre François Legault faisait valoir qu’il voulait être à l’écoute de la population, note Jonathan Mayer. « On a une initiative originale, qui vient d’un groupe d’étudiants, qui a réussi à rallier tous les partis d’opposition... » souligne M. Mayer. « Développer l’économie de la réparation pourrait avoir des retombées concrètes », plaide-t-il.  

S’il n’appelle pas le projet de loi 197 et que le gouvernement caquiste dépose un projet de loi comme le laissait entendre Christopher Skeete, Jonathan Mayer craint qu’une nouvelle version soit édulcorée.  

Hockey

Samuel Poulin de retour avec le Phoenix

Les amateurs du Phoenix peuvent maintenant dormir tranquille. L'organisation sherbrookoise aussi. Samuel Poulin devra finalement patienter avant de faire le saut dans la LNH et sera de retour au jeu vendredi alors que le Phoenix sera de passage à Rimouski.

Le capitaine du Phoenix aura donné des sueurs froides à son entraîneur et son directeur général, qui souhaitaient ardemment le revoir pour la saison importante du Phoenix. Rappelons que le club sherbrookois visera les grands honneurs dans la LHJMQ cette saison. 

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Tout indique que les Penguins de Pittsburgh auront donc voulu analyser son jeu jusqu'à la toute fin du camp puisque Samuel Poulin a été retranché lundi matin par l'organisation, qui a fait de lui un choix de 1re ronde, 21e sélection au total, lors de l'encan 2019 de la LNH. 

Même s'il a conclu la dernière saison avec une impressionnante récolte de 29 buts et 47 passes en 67 parties, Samuel Poulin devrait améliorer une fois de plus son record personnel cette année, à l'âge de 18 ans.

Sherbrooke

CMQR dévoilera le contenu de ses wagons à la Ville

La compagnie de chemin de fer Central Maine & Quebec Railway (CMQR) fera preuve de transparence en ce qui concerne les marchandises qui circulent sur le territoire de Sherbrooke et sur les améliorations de la voie ferrée.

Une rencontre s’est tenue lundi entre le coordonnateur des mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau, et le président exécutif Exploitation de la compagnie CMQR, M. Ryan Ratledge, concernant la sécurité ferroviaire sur le territoire de Sherbrooke, et sur l’ensemble du corridor Lac-Mégantic-Farnham.

«J’ai obtenu l’assurance que nous recevrons les informations concernant le contenu des wagons qui transitent sur notre territoire et que les 253 anomalies observées sur la voie ferrée en 2018 avaient été réparées», a indiqué M. Simoneau dans un communiqué de presse. 

Au terme de la rencontre, la Ville de Sherbrooke s’est dite confiante d’avoir établi un contact opérationnel direct avec les dirigeants de la compagnie CMQR, signale un communiqué de presse diffusé lundi après-midi.

«C’est un pas dans la bonne direction et nous garderons contact afin que des gestes concrets soient posés visant à rassurer la population en tout temps», a soutenu M. Simoneau.

Lundi dernier, en assemblée publique, le conseil municipal a adopté une résolution réclamant des actions immédiates de Transports Canada et de CMQR pour confirmer que les infrastructures ferroviaires étaient sécuritaires, tant pour le transport des marchandises que des passagers. Selon Transports Canada, 253 anomalies avaient été décelées en 2018 sur le chemin de fer reliant Lac-Mégantic et Farnham.

Le conseil municipal avait alors mandaté Stéphane Simoneau pour assurer le lien avec le ministère fédéral et la compagnie ferroviaire.

À la suite d’une rencontre d’une durée d’environ une heure,  le coordonnateur aux mesures d’urgence a présenté à la compagnie ferroviaire la résolution du conseil municipal tout en faisant part de l’inquiétude des élus municipaux, des comités de citoyens et de la population en général concernant l’état actuel des voies ferrées. 

Sherbrooke

La rue Galt Est fermée pendant deux jours

La Ville de Sherbrooke amorcera trois chantiers majeurs sur son territoire cette semaine, ce qui portera à plus d’une quarantaine le nombre de chantiers en cours.

Il y aura des travaux d’aqueduc sur la rue Galt Est, à la hauteur de la rue Desormeaux. En raison de ce chantier, la rue Galt Est sera fermée à l’intersection de la rue Desormeaux à compter de ce mardi à 7 h 30 jusqu’à mercredi à 17 h. Les automobilistes devront effectuer un détour par le boulevard Lavigerie puis les rues Walsh, du Prince-Rupert et Bowen Sud.

D’autre part, le secteur de Rock Forest verra apparaître de nombreux cônes orange. En effet, il y aura d’abord des travaux sur la rue Chauveau, entre les rues Léger et Martin. Il y aura ensuite l’ouverture des rues Harricana, Houde et Honfleur ainsi que le prolongement des rues Hercule et Hochelaga.

Le chantier se poursuit sur la rue Bowen Sud, en face de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke. « Les travaux de pavage devraient se faire au courant de la semaine. On espère pouvoir compléter au courant des prochains jours, en fonction de la météo », souligne Jean-Pierre Fortier, chef de la division de la gestion des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke.

La rue Wellington Nord est toujours complètement fermée à la circulation automobile entre les rues Albert et Frontenac dans le cadre de la reconstruction d’une partie de la rue des Grandes-Fourches Nord et de la rue Meadow. Tous les commerces demeurent accessibles et la circulation piétonnière est permise sur les trottoirs de la rue Wellington Nord. Pendant la durée de ces travaux majeurs, le stationnement est gratuit dans les stationnements La Grenouillère et Webster ainsi que sur les rues Wellington Nord et Frontenac.

La semaine dernière, quatre chantiers ont été complétés, dont la réfection de la rue Magloire ainsi que le resurfaçage de la rue Courcelette, entre les rues Galt Ouest et Short.

Élections 2019

Des pancartes de Moreno vandalisées

Le candidat indépendant dans Sherbrooke Edwin Moreno dénonce les actes de vandalisme dont certaines de ses pancartes ont été victimes.

Vendredi dernier, une des grosses pancartes installées au coin de la rue Terril et la Rue Kennedy Nord a été vandalisée «de façon violente». 

«La pancarte de grosse dimension n’a pas été seulement détachée du cadre en bois, elle a été aussi coupée en trois morceaux», s’insurge son organisation.

«L’état final de la pancarte nous fait penser qu’il s’agit d’un acte prémédité, car difficilement, il est possible de couper une grosse pancarte en trois morceaux, sans l’utilisation des objets pointus ou tranchants. »

La campagne du candidat indépendant Edwin Moreno tient à dénoncer ces actes d’intolérance et de vandalisme.

M. Moreno considère que ce type d’actes c’est «une attaque à la démocratie».

Peu importe le parti ou le candidat, nous devons respecter le travail fait par les citoyens qui ont décidé de s’impliquer en politique. »

«Nous espérons que ce type d’actes de vandalisme ne se reproduiront pas.»

L’organisation du candidat Moreno souligne que, sur le même coin de rue, une pancarte du parti Libéral du Canada est installée, mais n’a pas été vandalisée.

Rappelons qu’en août M. Moreno a été carté de l'investiture libérale dans Sherbrooke par les instances nationales du parti. Il avait alors décidé de se présenter quand même, mais comme candidat indépendant.

Actualité

Sécurité ferroviaire: les maires du corridor Estrie Montérégie s’adressent au ministre Garneau

Les maires du corridor ferroviaire Estrie Montérégie s’adressent directement au ministre des Transports, Marc Garneau, pour faire avancer le dossier de l’inspection et de l’entretien des rails sur le territoire.

Lundi matin, les membres de l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie Montérégie (ACFEM) ont effectué une sortie publique pour s’adresser directement au ministre des Transports Marc Garneau. Il le presse d’agir dans le dossier de l’inspection des rails.

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Sécurité ferroviaire à Lac-Mégantic : la Ville interpelle la CMQR

Rails: Sherbrooke réclame des actions de Transports Canada

L’ACFEM acheminera une lettre signée à Sherbrooke par l’ensemble des maires des villes membres et l’enjoignant de prendre les mesures nécessaires pour que l’inspection des infrastructures ferroviaires soit effectuée de façon plus rigoureuse.

« Il en va de la responsabilité de Transports Canada de transmettre l’information la plus transparente qui soit pour permettre aux municipalités de protéger les citoyens», a lancé Louis Villeneuve, président de l’ACFEM et maire de Bromont.

«Par conséquent, nous pressons Transports Canada de prendre les mesures nécessaires afin de rassurer la population, notamment en resserrant les critères d’inspection ferroviaire. »

L’intervention des maires survient une semaine après le passage de la directrice générale de la sécurité ferroviaire de Transports Canada, Brigitte Diogo, devant le conseil municipal de Sherbrooke. Rappelons qu’elle a révélé que  253 anomalies avaient été repérées et corrigées en 2018 sur le chemin de fer reliant Lac-Mégantic et Farnham. Le ministère n'a toutefois pas vérifié chacune des corrections mais a plutôt procédé de façon aléatoire.

La présidente du conseil, Nicole Bergeron, a demandé à Mme Diogo de fournir des réponses. Vendredi dernier, Transports Canada n'avait toujours pas dévoilé ses intentions à la suite de son passage à Sherbrooke, lundi, alors que la Ville de Sherbrooke a adopté une résolution demandant un resserrement de la sécurité ferroviaire en milieu urbain.

On s’attend à la Ville de Sherbrooke d’avoir un retour de la part de Transports Canada dans les prochains jours, a indiqué le maire de Sherbrooke, Steve Lussier.

M. Villeneuve dit privilégier la collaboration à la confrontation, mais l’ACFEM déplore le manque de transparence de Transports Canada. Aucune information quant à l’état du chemin de fer n’est communiquée aux municipalités qui se trouvent le long de son parcours, particulièrement lorsqu’il s’agit de manquements, de défauts ou d’irrégularités susceptibles de mettre en péril la sécurité des citoyens. De même, aucune information concernant les correctifs apportés par la compagnie Central Maine & Québec Railway (CMQR), propriétaire du tronçon ferroviaire, n’est transmise aux autorités municipales afin que ces dernières puissent en aviser leurs citoyens respectifs, dit-il.

L’ACFEM demande également à Transports Canada de s’assurer que CMQR divulgue à toutes les municipalités traversées par le chemin de fer, le contenu des substances à risque comme le pétrole brut, le propane et autres produits chimiques. À l’heure actuelle, les municipalités ne reçoivent pas ces renseignements, pourtant demandés depuis la tragédie de Lac-Mégantic.

«Nous augmentons la pression. Il faut des mesures de sécurité autant pour le transport de marchandises et des personnes», ajoute M. Villeneuve.

Ce dernier souhaite que la sortie publique, qui survient en pleine campagne électorale fédérale, puisse avoir un écho encore plus important.

Pour sa part, le député sortant de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, présent à la conférence de presse, a pour sa part dénoncé cette situation qui se répète depuis la tragédie de Lac-Mégantic, il y a six ans. «On pensait que ça allait bouger, mais non», a -t-il avancé.

«Il faut mettre un terme à l'auto-inspection et l'auto-réglementation par les entreprises ferroviaires. Les gens ont peur pour leur sécurité. Les maires sont venus le dire ici aujourd'hui.»   

Lors de son point de presse, le 17 juillet 2019, l’ACFEM interpellait les deux paliers gouvernementaux supérieurs pour qu’ils étudient le projet global de l’Alliance, offrant une solution intégrée qui comprend la mise à niveau de l’ensemble du tronçon. Ce plan visant le transport des marchandises et des personnes règlera les défis liés à la sécurité, les défis économiques, touristiques et environnementaux, sans compter la réduction importante des gaz à effet de serre.

Le projet de l’ACFEM se veut un modèle de partenariat régional au bénéfice des générations futures. L’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM) a été créée en réponse à la volonté des dirigeants municipaux d’améliorer la sécurité des populations qui vivent le long du corridor ferroviaire et de ses utilisateurs, d’utiliser ce dernier comme levier de croissance économique en favorisant la fluidité du transport de marchandises et d’éventuellement offrir un service de transport de passagers comme mode de transport alternatif. L’ACFEM regroupe l’ensemble des maires de villes et municipalités situées le long du corridor ferroviaire de Sherbrooke jusqu’à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il n’est pas dit que cette alliance ne pourrait pas un jour servir à unir ces municipalités dans d’autres domaines, pour faire avancer des dossiers touchant ce même corridor, avoue M. Villeneuve.

Sherbrooke

Avis d'ébullition: c'était une fausse alerte

C’était une fausse alerte : l’eau potable de la Ville de Sherbrooke n’a jamais été contaminée à l’E. Coli. Les Sherbrookois ont quand même dû faire bouillir leur eau pendant un peu plus de 48 heures. Qu’est-ce qui s’est passé à la Station de traitement de l’eau potable J.-M.-Jeanson pour qu’on en arrive avec ce résultat?

Les fonctionnaires de la Ville de Sherbrooke ont commencé dès lundi matin leur enquête afin de comprendre comment un échantillon d’eau prélevé lors d’un contrôle quotidien à la station de traitement de l’eau potable J.-M.-Jeanson est ressorti contaminé à la bactérie E. coli alors que les contrôles de jours précédents et des jours suivants n’ont prouvé la présence d’aucune bactérie.

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Rappelons que la réception d’un échantillon contaminé a forcé la Ville de Sherbrooke, vendredi à 16 h 15, a émettre un avis d’ébullition de l’eau potable pour l’ensemble du territoire sherbrookois, touchant ainsi 150 000 résidents.

« Les sources de contamination de l’échantillon peuvent être nombreuses. D’abord, l’eau aurait pu être contaminée, c’est pourquoi nous avons lancé l’avis d’ébullition par principe de précaution. Maintenant, il semble que ce n’était pas le cas. Les autres sources possibles sont des bouteilles d’échantillons contaminées, une erreur de manipulation, des instruments qui auraient être contaminés... Nous sommes à réduire les hypothèses en ce moment pour comprendre ce qui a pu se passer. Ce sera difficile d’avoir la réponse juste et exacte, mais nous sommes en mesure de réduire les hypothèses pour ensuite pouvoir, sûrement, revalider nos procédures actuelles », a expliqué lundi matin en point de presse Jean-Pierre Fortier, chef de la division de la gestion des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke.

Plusieurs dizaines d’analyses par mois

L’eau potable de la station J.M.-Jeanson est analysée une fois par jour, ce qui est au-delà des normes du ministère de l’Environnement et des changements climatiques (MECC). « Ça fait partie de nos procédures internes, mais ce n’est pas une obligation légale de le faire tous les jours », ajoute M. Fortier.

Les analyses sont effectuées dans un laboratoire accrédité appartenant à la Ville de Sherbrooke. « Notre laboratoire est accrédité pour faire ces analyses qui sont reconnues par le ministère de l’Environnement, ce qui nous permet d’avoir des résultats beaucoup plus rapidement que si les analyses étaient faites par un laboratoire à l’externe », précise-t-il.

« Mensuellement, il y a des dizaines et des dizaines d’analyses qui sont faites pour s’assurer de la qualité de notre eau sur l’ensemble de notre réseau », ajoute le chef de la division de la gestion des eaux et de la construction.

Samedi soir, les résultats rassurants laissaient croire à une erreur lors du test reçu vendredi soir. L’avis d’ébullition aurait-il pu être levé à ce moment-là?

Non, affirme Jean-Pierre Fortier.

« Les conséquences de l’avis d’ébullition étaient grandes pour les citoyens et les institutions, nous le savons. Mais un doute n’est pas une assurance. Nous devions appliquer le principe de précaution. S’il y avait eu une réelle contamination, on aurait pu mettre la population en danger en n’avisant pas tout de suite et en ne maintenant pas l’avis d’ébullition suffisamment longtemps. Ça peut paraître facile de penser que nous aurions pu lever l’avis d’ébullition plus tôt en étant pas mal sûrs que c’était un problème externe, mais nous avons des procédures strictes. Ça nous prend la permission de la Santé publique et du ministère de l’Environnement pour faire les fins d’avis », ajoute-t-il.

Le chef de service salue le travail qui a été fait dans la gestion de ce dossier qui a impliqué beaucoup de gens. « Nous avons reçu nos derniers résultats dimanche autour de 22 h 30. Il fallait ensuite entrer en communication avec le ministère pour qu’il nous permette de lever l’avis d’ébullition. Je remercie d’ailleurs le ministère de l’Environnement, la Santé publique et la contremaître en qualité d’eau de réseau Karine Vigneux qui ont fait un travail digne de mention. Tout le monde a répondu présent », conclut Jean-Pierre Fortier.

justice

Attentats à la pudeur: la demi-soeur de Bolduc témoigne

« La première agression est aussi claire que la dernière. »

Caroline Labrecque a décrit avec beaucoup de détails, lundi au palais de justice de Sherbrooke des agressions sexuelles dont elle aurait été victime dans son enfance.

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Son demi-frère Jean-Guy Bolduc est accusé d’avoir commis des gestes sexuels répétés à l'endroit d'une enfant qui était accueillie en famille d'accueil dans les années 70 et 80 à Sherbrooke.

Il est accusé d'attentat à la pudeur, de grossière indécence entre 1972 et 1983 devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Caroline Labrecque avait cinq mois lorsqu'elle est arrivée dans la famille de dix enfants.

Elle affirme que les premières agressions sont survenues alors qu’elle avait 4 ans et sont sont terminées alors qu’elle avait 15 ans.

« C’a été sur une période de plus de dix ans à plusieurs endroits. La première fois, j’avais 4 ans et il en avait 29 ans. Il était marié », se remémore la victime.

Elle a raconté la première agression alors qu’elle se faisait garder chez Bolduc.

« Je dormais sur un divan. Il a mis la main dans mes culottes pour me taponner. Le téléviseur était ouvert. À chaque agression, il y avait quelque chose allumé », témoigne la victime alléguée qui a décrit les gestes sexuels que Bolduc lui aurait fait subir.

Elle se souvient que Bolduc n’était jamais nu lors des agressions dont elle aurait été victime. Elle témoigne des gestes de fellations forcées, de masturbation subies et des attouchements sexuels dont elle a été victime.

« Ce sont les attouchements qui m’ont réveillés. Tu as peur. Tu es paralysée. À chaque agression, il me disait chut, chut, chut. Je l’entends encore clairement. Il répétait ça durant toute l’agression », témoigne Caroline Labrecque.

actualités

Le héros (à la cape) dans l'histoire

BILLET - Ça y est. La cape est retournée. Je me rappelle encore le jour où j'ai annoncé à Mathieu que j'irais à l'université, en fin de compte. « Je suis fier de toi », m'a-t-il soufflé. Si vous saviez à quel point ce n'est pas moi, le héros dans l'histoire.

C'est plutôt celui qui est parti d'un jeune garçon qui lançait son sac d'école au fond du sous-sol pour ne pas avoir à le revoir jusqu'au lendemain et qui, cette année, reçoit son diplôme de baccalauréat en génie mécanique alors qu'il a amorcé une maîtrise dans le même domaine.

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Quand j'ai connu Mathieu Gervais et que j'en suis tombée amoureuse, il y a 10 ans, il terminait ses études secondaires, mais sans diplôme. Les cours de français combinés à un criant manque de motivation avaient eu raison de lui. De toute façon, il n'en avait pas besoin pour obtenir un diplôme d'études professionnelles en ébénisterie, laissait-il tomber sans surexcitation devant cette carrière.

Le plan tenait bien, jusqu'à ce qu'il doive changer, drastiquement : l'été après sa première année d'études professionnelles, alors qu'il s'était déniché un emploi dans une meunerie, sa main gauche a été sévèrement mutilée. À son arrivée au CLSC du village, on croyait qu'il ne reverrait jamais ses doigts.

Grâce à une remarquable chirurgienne qui a passé plus de huit heures au-dessus de la table d'opération, la main de Mathieu a pu être partiellement reconstruite. Tous ses doigts étaient là, simplement pas aussi droits ou fonctionnels.

C'était une vraie chance, mais avec les mois et les mois d'ergothérapie et de réadaptation qui l'attendaient, additionnés à sa perte de dextérité, ce n'était pas une option de le laisser retourner en classe d'ébénisterie. « Je vais faire quoi, moi? » avait-il demandé à son médecin. Ce à quoi elle a répondu, le plus simplement du monde : « Bien, mon mari est ingénieur, et il est très heureux. »

C'est ainsi qu'à 18 ans, il est retourné chez ses parents. Et il a bûché. Pas du bois, mais du français, des mathématiques, de la chimie et de la physique. Tout à distance, pendant qu'il jonglait avec les rendez-vous médicaux, les pâtes à modeler thérapeutiques et les machines qui lui donnaient des airs de cyborg en s'assurant que ses doigts bougent durant son sommeil. (Toujours avec la très peu indépendante blonde bien accrochée au bras droit.)

L'accident est arrivé en 2010. À l'automne 2011, il était sur les bancs du cégep. Déterminé, il a rapidement confirmé son amour pour les sciences et la mécanique. Trois ans plus tard, voilà que nous nous installions à Sherbrooke, où la formule coopérative du baccalauréat en génie mécanique lui faisait de l'œil depuis un moment.

Le hasard et mes changements de parcours académique ont fait en sorte que, samedi, nous avons revêtu la toge de l'Université de Sherbrooke en même temps. C'était une occasion de célébrer ensemble nos parcours, notamment celui qui m'a menée jusqu'à La Tribune, mais c'était surtout l'occasion de réaliser que l'étincelle qui a fini par se créer en lui a allumé un sacré brasier. Et il est beau à regarder.

J'ai toujours été du genre à grincer des dents devant les discours du genre « poursuivez vos rêves, ils se réaliseront. Car moi, j'ai réussi ». Encore faut-il le trouver, son rêve. Tous n'ont pas cette chance à 17 ans. Le Mathieu que je connais a toujours gardé une place pour Découverte les dimanches, et il a toujours eu la curiosité de s'informer, de comprendre ce qui l'entoure. C'est seulement que de rester assis à se faire dicter toutes sortes de matières toute la journée, ça ne l'allumait pas. Comment aurait-il pu rêver d'un baccalauréat?

La leçon du parcours de Mathieu, ce n'est donc pas « poursuis tes rêves ». C'est plutôt que ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'étincelle qu'il n'y en aura jamais. Peut-être que la foudre frappera ou que tu trouveras autrement, mais à partir de là, tu verras beaucoup mieux devant toi.

Affaires

Un rêve de jeunesse réalisé grâce au Bistro Belvédère

SHERBROOKE — C’est par passion qu’Anne-Marie Hinse et son conjoint Maxime Breton ont ouvert un bistro sur la rue Belvédère en décembre dernier. Leur petit commerce familial commence maintenant à prendre de l’envergure.

« Ça faisait 18 ans que j’étais paysagiste à mon compte, mais je touchais toujours à la restauration l’hiver, indique Mme Hinse, copropriétaire du Bistro Belvédère, en entrevue avec La Tribune devant son commerce. On est passionné. C’est mon rêve de jeunesse. À 14 ans, je travaillais dans un restaurant d’aréna et je me disais qu’un jour j’allais en avoir un. Mon chum est embarqué avec moi là-dedans. Ce n’est pas pour devenir millionnaire, on le sait. »

Patinage de vitesse

Kim Boutin six fois championne

Kim Boutin a volé la vedette en remportant six médailles d’or, en fin de semaine, lors des Championnats canadiens de patinage de vitesse sur courte piste présentés à l’Aréna Maurice-Richard de Montréal. Boutin a par la même occasion décroché le titre de championne nationale. Chez les hommes, Steven Dubois, de Lachenaie, a mérité le même honneur.

La Sherbrookoise a d’abord remporté les épreuves de samedi et dimanche au 1500 m au 500 m ainsi qu’au 1000 m chez les dames.

Sherbrooke

Eau à Sherbrooke : tests normaux, mais l'avis d'ébullition maintenu

Les résultats des tests effectués depuis vendredi après-midi pour déceler la présence de la bactérie E. Coli dans l'eau potable de Sherbrooke sont négatifs. L'avis d'ébullition demeure toutefois en vigueur sur tout le territoire de la ville par mesure de précaution.

« Des analyses ne révèlent pas la présence d’E. coli dans nos réserves présentement », a affirmé Jean-Pierre Fortier, chef de la division de la gestion des eaux et de la construction à la Ville de Sherbrooke dans un point de presse organisé samedi midi réunissant également le maire et le coordonnateur des mesures d’urgence Stéphane Simoneau.

« Ceci étant dit, nous devons maintenir l’avis d’ébullition pour une période minimale de 48 h, et ce, jusqu’à ce que le ministère de l’Environnement nous autorise à le lever. Mais nous sommes encouragés par les résultats que nous observons », a poursuivi M. Fortier. 

La population doit donc continuer à faire bouillir son eau à gros bouillons pendant une minute avant de la consommer.  

Rappelons que pour la première fois depuis 1972, les Sherbrookois sont privés de leur eau potable. Pas moins de 150 000 citoyens de l’ensemble du territoire doivent faire bouillir l’eau du robinet avant de la consommer depuis 16 h 15 vendredi. 

C’est lors d’un contrôle quotidien de la qualité de l’eau à la station de traitement J.-M.-Jeanson que la possible contamination la la bactérie E. coli a été décelée. 

Rapidement, la Ville a pensé à une erreur d’échantillonnage. 

« Le résultat du test était tel que nous étions dans l’impossibilité de dénombrer le nombre de bactéries E. coli, ce qui nous faisait douter de la véracité de cet échantillon. Cependant comme les E. coli étaient détectés nous étions dans l’obligation d’émettre un avis d’ébullition à la population », a expliqué le chef de division.

Pour l’instant, on ignore toujours comment l’erreur d’échantillonnage a pu survenir.

« Ça va être difficile d’identifier exactement comment l’échantillon a pu être contaminé », a révélé M. Fortier.

« Nous allons revoir la procédure d’échantillonnage de prélèvements. Chaque fois qu’un prélèvement est fait, nos techniciens portent des gants à usage unique et en plus ils désinfectent le robinet sur lequel est pris l’échantillon à l’aide d’eau de javel. C’est la méthode usuelle reconnue pour la prise d’échantillons. Est-ce que la bouteille était déjà contaminée? Est-ce que le disque pétri était déjà contaminé? Ça va être difficile pour nous de le déterminer. Nous allons tenter autant que possible de réduire les hypothèses », a-t-il poursuivi.

« La santé n’a pas de coût »

Questionné sur les coûts engendrés par les mesures d’urgence mises en place depuis vendredi après-midi autant à la Ville, que dans les commerces et les institutions — l’Université de Sherbrooke tenait d’ailleurs sa collation des grades samedi avec 12 000 personnes invitées et a dû se tourner vers l’eau embouteillée —, le maire de Sherbrooke s’est dit incapable de donner une estimation, mais a souligné que le santé « n’a pas de coût ».

« On ne peut pas prendre de chance dans des situations comme ça », a commenté M. Lussier, en confirmant qu’un rapport sera demandé aux services de la Ville dans les prochaines semaines.

Le maire de Sherbrooke a profité du point de presse pour rappeler à la population l’importance de s’inscrire aux alertes de la Ville diffusées sur les cellulaires et de se prémunir d’une trousse 72 h en cas d’urgence. 

De son côté, le coordonnateur aux mesures d’urgence Stéphane Simoneau s’est dit satisfait du déploiement des mesures d’urgence.

Rappelons que la source d’approvisionnement en eau de Sherbrooke est le lac Memphrémagog. Une fois captée, l’eau est ensuite acheminée jusqu’à la station de traitement de l’eau potable J.-M.-Jeanson, située près de l’Université de Sherbrooke. Une conduite de vingt-sept kilomètres relie le lac à la station de traitement. Au total, plus de 150 000 personnes, soit plus de 90 % de la population de Sherbrooke, utilisent l’eau traitée par la station J.-M.-Jeanson.

Sherbrooke

Appel à la patience pour les rues partagées

La conseillère du district du Lac-des-Nations, Chantal L’Espérance, invite le groupe de citoyens du parc London à un peu de patience pour la mise en place d’un projet-pilote pour des rues partagées dans leur quartier. La Ville travaille à établir les critères pour définir quelles rues pourraient être partagées.

Les citoyens Stéphanie Leclerc et Mathieu Courchesne ont rappelé au conseil municipal qu’ils souhaitaient voir naître ce projet qui consiste à réduire la limite de vitesse à 20 km/h et à réaliser des aménagements pour rendre la rue plus étroite. « Est-ce que la Ville s’engage à réserver un budget pour déployer un projet-pilote, idéalement autour du parc de l’Ancienne-Caserne, dès 2020? », a demandé Mme Leclerc.

« La prochaine étape est de travailler les critères pour les rues partagées. Il faudra peut-être être un peu patient pour voir si nous pouvons y arriver en 2020. Maintenant, la balle est dans notre camp », a lancé Chantal L’Espérance.

La présidente du comité de la sécurité publique, Danielle Berthold, a indiqué que le projet sera présenté à son comité. « On essayera de voir si nous pouvons nous y pencher dès octobre. Si ce n’est pas octobre, ce sera novembre et nous tenterons de vous revenir avant les Fêtes pour que nous puissions nous enligner et voir s’il y aura un projet-pilote au printemps. »

Nicole Bergeron a indiqué que ce projet pourrait servir d’exemple. 

Karine Godbout a qualifié la présentation des citoyens d’inspirante. 

Sherbrooke

Un avis d'ébullition en vigueur pour l'ensemble du territoire sherbrookois

Pour la première fois depuis 1972, les Sherbrookois sont privés de leur eau potable. Pas moins de 150 000 citoyens de l’ensemble du territoire doivent faire bouillir l’eau du robinet pendant une minute avant de la consommer depuis 16 h 15 vendredi, et ce, pour une durée indéterminée. Un échantillonnage réalisé à la station de traitement de l’eau potable J.-M.-Jeanson a révélé une contamination à la bactérie E. coli.

Les symptômes de la bactérie E. coli s’apparentent à ceux d’une gastro-entérite. Vers 18 h vendredi, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS ne notait pas de hausse d’affluence dans les urgences du territoire concernant des problèmes gastro-intestinaux. 

« Un échantillonnage que l’on fait quotidiennement est revenu, pour une partie du réservoir, contaminé à l’E. coli », a révélé la directrice des infrastructures urbaines Caroline Gravel dans un point de presse tenu vendredi après-midi.

Erreur d’échantillonnage?

Il faut savoir qu’il y a deux réserves d’eau à la station de traitement de l’eau potable et que seule l’une des deux réserves serait contaminée.

« On a déjà des mesures mises en application. On a augmenté le taux de chlore et on a isolé la cellule supposément contaminée. On est en attente d’avoir des résultats d’échantillonnage qui prennent 22 heures pour des résultats préliminaires et 24 heures pour des résultats officiels. Les premiers résultats devraient donc sortir à 9 h samedi matin puis les résultats officiels à 11 h. On va avoir le cœur net pour savoir si c’est une réelle contamination, si c’est une erreur d’échantillonnage, une erreur d’équipement contaminé ou d’échantillons mêlés », a poursuivi Mme Gravel.

Pour l’instant, la Ville semble croire qu’il s’agit d’une erreur d’échantillonnage.

« La proportion de contamination est assez élevée... À un point qu’on se dit que c’est quasi impossible. On est à la recherche de comprendre ce qui s’est passé. Il faut comprendre que 24 heures plus tôt, notre eau était en parfaite condition donc on s’explique mal pourquoi en 24 h on aurait une contamination à l’E. coli à l’intérieur d’un réservoir d’eau déjà traitée », a commenté Mme Gravel.

Si les résultats de l’échantillonnage reviennent impeccables samedi vers 9 h puis 11 h, ce sera à la direction de la Santé publique de prendre la décision de lever ou non l’avis d’ébullition.

« Dans un tel cas, la norme est un avis d’ébullition de 48 heures dans toutes les circonstances. Mais si c’est clairement une erreur d’échantillonnage, peut-être que la Santé publique pourrait lever l’avis d’ébullition plus tôt », avance en hypothèse Mme Gravel.

Les choses se corseront par contre si les résultats reviennent encore une fois contaminés. Il faudra alors trouver la source de la contamination puis tout désinfecter.

« Nous allons devoir vider le réservoir contaminé, ensuite procéder à sa désinfection, ensuite traiter de l’eau et remplir le réservoir de nouveau. On en aurait probablement jusqu’à la fin de la semaine prochaine », émet-elle comme hypothèse.

Gestion rigoureuse

Une rigoureuse procédure a été suivie aussitôt que la Ville de Sherbrooke a pris connaissance du résultat d’échantillonnage contaminé à l’E. coli vendredi en fin de journée. Aussitôt, la Santé publique et le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ont été avisés de la situation. Les hôpitaux, les garderies, les CLSC et toutes autres organisations travaillant avec des populations à risque ont été avisés de l’avis d’ébullition. « Nous avons un livre avec toutes les personnes à contacter dans une telle situation. Nous avons une vingtaine de personnes sur le téléphone en ce moment », a soutenu Mme Gravel lors du point de presse vendredi en fin d’après-midi.

Rappelons que la source d’approvisionnement en eau de Sherbrooke est le lac Memphrémagog. Une fois captée, l’eau est ensuite acheminée jusqu’à la station de traitement de l’eau potable J.-M.-Jeanson, située près de l’Université de Sherbrooke. Une conduite de vingt-sept kilomètres relie le lac à la station de traitement. Au total, plus de 150 000 personnes, soit plus de 90 % de la population de Sherbrooke, utilisent l’eau traitée par la station J.-M.-Jeanson.

Sherbrooke

Tumulte à la rentrée universitaire: le SPS fera rapport au conseil municipal

La haute direction du Service de police de Sherbrooke (SPS) fera rapport directement aux élus concernant les interventions policières dans le secteur universitaire dans le cadre des festivités de la rentrée.

Un membre de l’état-major s’adressera aux membres du conseil municipal lors de la prochaine séance en octobre.

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fait divers

Une quinzaine de locataires jetés à la rue en pleine nuit à Lennoxville

Un incendie suspect a jeté des locataires à la rue, tôt vendredi, au coeur de l’arrondissement de Lennoxville à Sherbrooke.

Une quinzaine de locataires d’un immeuble de la rue College ont été sortis de leur sommeil par les pompiers de Sherbrooke en pleine nuit.

Bruce, un résident de l’immeuble, dormait profondément lorsqu’il a entendu cogner à la porte de son logement vers 4 h.

« J’ai entendu bang bang bang. J’ai juste eu le temps de prendre mon porte-feuille, ma veste et ma guitare. Toutes mes autres affaires sont restées à l’intérieur. Je n’ai pas d’assurances. Mais au moins, je suis en vie », explique le sinistré du 3004 de la rue College.

L’incendie a pris naissance dans une poubelle à l’extérieur du bâtiment dont le premier palier en façade était occupé par un nettoyeur et un traiteur.

L’enquête sur l’origine de l’incendie a été transférée au Service de police de Sherbrooke étant donné sa nature suspecte.

« Selon les premiers témoignages, l’incendie a commencé à l’extérieur du bâtiment. Le feu est monté par le mur extérieur pour atteindre l’entretoit. Il a pu couver plusieurs minutes avant qu’il puisse avoir été détecté. Lorsque les pompiers sont arrivés, le feu avait déjà attaqué le toit », explique le directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPIS), 

Stéphane Simoneau.

La priorité des pompiers a été d’évacuer les locataires. Ils ont adopté un mode défensif.

« La nouvelle caserne est située à moins de deux minutes. Les pompiers ont pu faire le tour de l’immeuble pour s’assurer que personne n’était resté à l’intérieur. L’intervention a été rapide. Le temps d’intervention rapide a certainement contribué à ce que personne ne soit blessé » signale le directeur du SPIS.

Le temps de mobilisation des pompiers à temps partiel dans cet arrondissement était de dix minutes avant l’ouverture de la nouvelle caserne de Lennoxville et la mise en place de pompiers permanents en juin dernier.

Immeuble de 300 000 $

Une trentaine de pompiers ont combattu les flammes.

Le bâtiment évalué à environ 300 000 $ a été lourdement endommagé.

« Il y a des dommages importants par le feu, l’eau et la fumée », mentionne le directeur du SPIS. 

Des locataires, dont des étudiants de l’Université Bishop’s, ont été aidés par les bénévoles de la Croix-Rouge. Trois étudiants, originaires de la Chine, qui ont tout perdu lors de l’incendie pourront bénéficier de cette aide aux sinistrés.

« Même nos ordinateurs sont restés à l’intérieur », signale l’un d’entre eux, Jing Dong Ni.

Sarah Gatis, une sinistrée vêtue de son pyjama et du seul chandail qu’elle a pu prendre avant de sortir, regardait les pompiers terminer le combat contre les flammes.

« J’ai pris mon cellulaire et je suis sortie. Le feu a commencé juste en bas de notre logement », mentionne la sinistrée.

Certains occupants de la résidence pour personnes âgées située à côté de l’immeuble incendié ont dû être déplacés par mesure préventive.

« Nous cherchons à ne pas évacuer autant que possible les personnes âgées ou en perte d’autonomie. C’est le principe que nous avons adopté. Les résidents ont été déplacés dans une autre aile du bâtiment par le personnel selon les procédures établies », explique le chef Simoneau.

Les pompiers ont travaillé rapidement pour libérer la très achalandée intersection des rues Queen et College avant l’heure de pointe matinale.

Sherbrooke

Sherbrooke a versé plus de 78 000 $ aux géants du web en 2018

La Ville de Sherbrooke investit des milliers de dollars en publicité au sein de Google et Facebook, principalement par l’entremise de Destination Sherbrooke. En 2018, les dépenses combinées auprès des deux géants du web dépassent 78 000 $.

Si le maire Steve Lussier confirme qu’il n’existe aucune politique d’achat « local » de publicité à la Ville, il affirme que le conseil municipal pourrait s’y pencher. Comme Lynn Blouin, directrice à la commercialisation et aux communications à Destination Sherbrooke, il explique les investissements majeurs en tourisme auprès de Facebook et Google par la mission de l’organisme paramunicipal.

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Élections 2019

Scheer s’engage à ne pas couper l’aide financière promise aux médias

S’il est porté au pouvoir, le chef du Parti conservateur du Canada Andrew Scheer s’engage à ne pas couper l’aide financière de 595 millions $ sur cinq ans promise aux médias lors du dernier budget fédéral.

Dans une entrevue exclusive accordée à La Tribune lors de son passage à Sherbrooke, jeudi, le chef conservateur a expliqué qu’un gouvernement conservateur créerait une régie pour attribuer les montants aux créateurs de contenu journalistique selon des critères déterminés par cette entité indépendante.

« Nous n’allons pas tirer le tapis de ce montant annoncé, mais nous allons changer le système pour attribuer l’argent. Nous voulons assurer l’indépendance des médias en nous assurant que le gouvernement ne puisse pas s’ingérer et que les Canadiens savent qu’il n’y a aucune possibilité d’ingérence (...) J’ai des inquiétudes avec le plan libéral. C’est le gouvernement qui conservait le pouvoir de décider à qui serait versé l’argent. Nous voulons créer une régie qui fonctionne sans l’intervention du gouvernement » , mentionne Andrew Scheer.

Ce dernier explique que cette régie imposera un partage des revenus des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple).

« Nous allons imposer un partage des revenus avec les journalistes (...) Nous connaissons l’impact de la crise que traversent les médias. Mon père a travaillé pour le quotidien Ottawa Citizen. Je crois aux médias. Ils jouent un rôle très important dans notre démocratie », affirme M. Scheer.

Le chef du Parti conservateur du Canada a terminé sa neuvième journée de campagne électorale au cœur de Sherbrooke.

Avec comme décor le lac des Nations et le mont Orford, Andrew Scheer est arrivé sur la terrasse du grand Hôtel Times par la passerelle des Draveurs en compagnie de son épouse Jill et du candidat de la circonscription de Sherbrooke, Dany Sévigny. 

Le lieutenant québécois et candidat dans Richmond-Arthabaska Alain Rayes ainsi que les candidats conservateurs régionaux Jessy McNeil dans Compton-Stanstead, Bruno Côté dans Brome-Missisquoi et Nathalie Clermont dans Shefford ont accueilli le chef conservateur.

« Notre plan est simple, plus pour vous dès maintenant. Nos idées vont rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Nous allons éliminer la TPS sur les factures d’Hydro, nous allons abaisser les impôts personnels. Nous sommes le seul parti avec un plan sur l’environnement. Nous allons mettre fin aux déversements d’eaux usées dans nos fleuves et nos rivières », a lancé Andrew Scheer aux militants qui l’attendaient à Sherbrooke. 

élections 2019

Dusseault veut rétablir des services fédéraux à Sherbrooke

S’il obtient la confiance des citoyens de la circonscription de Sherbrooke pour un troisième mandat, Pierre-Luc Dusseault du NPD s’engage à ce que ce soit des employés fédéraux qui leur répondent en personne au bureau d’immigration Canada et à l’Agence du revenu du Canada de Sherbrooke.

Pierre-Luc Dusseault a pris cet engagement de réinvestir dans la fonction publique avec l’embauche d’employés qualifiés pour rétablir des services en région, jeudi, à la Place de la Cité devant l’édifice fédéral du 50 de la rue King Ouest.

« Ce sont les conservateurs en 2011, 2012 et 2013 qui ont coupé les services rendus en personne. Les effets se sont fait ressentir directement ici. Les citoyens n’avaient plus d’endroit où se retourner pour avoir des services en personne. Ils étaient référés à un numéro 1-800. Ces services fonctionnent plus ou moins bien. Et ça, c’est le vérificateur général qui l’affirme. Il a démontré qu’un citoyen sur deux ne réussissait pas à rejoindre quelqu’un. Il n’y avait pas les ressources nécessaires pour répondre à la population », signale le député sortant de la circonscription de Sherbrooke. 

Selon lui, il est essentiel de ramener des services de qualité en région.

Pierre-Luc Dusseault rappelle qu’il avait dénoncé cette situation en compagnie d’organismes communautaires.

« Ce sont eux qui subissent les contrecoups de ces coupures dans les services gouvernementaux. Ils finissent par recevoir les citoyens chez eux pour leur venir en aide », rappelle Pierre-Luc Dusseault.

Justice et faits divers

Menaces envers du personnel de l’UdeS

Accusé de menaces envers des membres du personnel de l’Université de Sherbrooke, Amadou Oury Balde ne pourra plus mettre les pieds à Sherbrooke.

L’homme de 37 ans a été arrêté la fin de semaine dernière avant de comparaitre à Sherbrooke en début de semaine dans une affaire de menaces envers le personnel de l’Université de Sherbrooke.

Selon le 98,5 FM, l’ancien étudiant à la maitrise aurait envoyé un courriel à l’Université de Sherbrooke dans lequel il affirmait « Je vais commettre un acte dont tout le monde va se rappeler ».

Amadou Oury Balde a été arrêté à son domicile de Montréal la fin de semaine dernière.

Il a passé la fin de semaine derrière les barreaux avant de comparaitre devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke

Il a été accusé de menaces de mort au personnel et aux étudiants de l’Université de Sherbrooke, d’avoir harcelé une employée de l’Université de Sherbrooke et d’avoir intimidé la même employée afin qu’elle lui délivre un diplôme.

L’accusé a été libéré sous diverses conditions à la suite d’une entente entre l’avocat de la défense Me Benoit Gagnon, de l’aide juridique, et de la procureure aux poursuites criminelles Me Gabrielle Cloutier.

Amadou Oury Balde ne pourra communiquer avec la victime alléguée, les témoins et tout membre du personnel de l’Université de Sherbrooke. Il ne pourra venir sur le territoire du district judiciaire de Saint-François, qui comprend notamment tout le territoire de Sherbrooke.

Il lui sera interdit d’avoir en sa possession des armes et il ne pourra pas consommer d’alcool.

Son dossier a été reporté au 5 décembre.

Actualités

Le CIUSSS lance un appel aux heures supplémentaires pour ses employés

La situation est si précaire en ce moment à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Fleurimont que la direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS lance un appel à tous ses employés qui gravitent autour des unités de soins dans les hôpitaux universitaires de Sherbrooke.

« Toute heure de disponibilité supplémentaire qui nous sera offerte sera la bienvenue. Nous avons besoin des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés aux bénéficiaires (PAB) bien sûr, mais tout autre titre d’emploi sera aussi considéré, car il pourrait permettre à nos équipes de se réorganiser », soutient Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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La direction du CIUSSS ne veut pas en arriver à réduire ses services en annulant par exemple des chirurgies ou des cliniques externes. Toutefois, elle doit tenir compte aussi de la situation de son personnel. « Nous avons un personnel dévoué, extrêmement engagé, et nous en sommes vraiment reconnaissants. On ne veut pas les surcharger non plus en leur imposant des heures supplémentaires. C’est pourquoi nous lançons un appel à tous pour que tous ceux qui voudraient donner des disponibilités supplémentaires de façon volontaire se manifestent », ajoute Mme Paquette.

Cet appel concerne aussi les étudiants qui ont travaillé à temps plein cet été et qui, avec leur retour aux études, ont diminué leurs heures de disponibilité pour avoir le temps d’étudier.

À situation exceptionnelle des mesures exceptionnelles également. Afin d’assurer la continuité des services en chirurgie, aux cliniques externes, aux salles d’urgence et dans les lits d’hospitalisation bien sûr, on a dû faire appel à du personnel qui, normalement, travaille dans d’autres départements.

« Les infirmières qui travaillent en recherche, les infirmières praticiennes spécialisées (connues sous le nom de super infirmières) et les gestionnaires ayant conservé leurs compétences en soins infirmiers ont été appelés en renfort pour pallier une partie des besoins », ajoute Mme Paquette.

Actualités

Bris de service à craindre à l’Hôpital Fleurimont et l’Hôtel-Dieu

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS doit affronter une période particulièrement difficile en ce moment dans ses hôpitaux universitaires de l’Hôtel-Dieu et de Fleurimont.

« Pour les prochains jours, nous faisons appel à la compréhension de la population pour des attentes un peu plus longues, des reports possibles ou l’acceptation d’un hébergement temporaire en CHSLD. Tous ces éléments pourront faciliter le travail des équipes », explique Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques.

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« Pour les prochains jours, nous faisons appel à la compréhension de la population pour des attentes un peu plus longues, des reports possibles ou l’acceptation d’un hébergement temporaire en CHSLD. Tous ces éléments pourront faciliter le travail des équipes », explique Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques.

La situation est évaluée d’heure en heure à la direction générale du CIUSSS. L’objectif est de continuer à offrir les soins et services.

« Pour l’instant, il n’est pas sur la table d’annuler des cliniques externes ou de reporter des chirurgies. Ce sont des activités importantes dans l’organisation », soutient Mme Paquette.

Toutefois, dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, des patients âgés dont l’état nécessite une hospitalisation après un épisode de soins actifs pourraient se voir transférer dans des lits de surcroît dans des CHSLD de la région. Dans certains CHSLD, on pourrait donc transformer des salons des familles en chambres d’hébergement de façon temporaire. Ces transferts permettront de libérer des lits de courte durée dans les deux hôpitaux de Sherbrooke.

Plusieurs facteurs convergents

La période estivale s’est déroulée sans bris de soins et de services, comme le dévoilait d’ailleurs La Tribune plus tôt cette semaine. Or les difficultés actuelles se sont déjà vues en période hivernale alors que le nombre d’hospitalisations explose en raison des grippes, des gastros et des chutes. Mais en septembre, c’est une situation qui ne s’est jamais vue. Pourquoi les hôpitaux se retrouvent-ils à la mi-septembre dans une situation aussi précaire?

« Il y a plusieurs facteurs convergents qui viennent rendre la situation plus précaire pour les jours à venir », précise Mme Paquette.

« Au cours des derniers mois, plusieurs moyens ont été mis en place pour remédier au manque criant d’effectifs, mais ces derniers ne comblent pas encore tous les besoins », ajoute-t-elle.

« Les vacances de plusieurs membres du personnel s’échelonnent maintenant jusqu’en octobre. Il y a le retour aux études de nos étudiants travailleurs qui nous ont grandement soutenus cet été, l’octroi de vacances pour études aux candidates à l’exercice de la profession infirmière qui passeront leur examen de l’Ordre la semaine prochaine ainsi que l’utilisation au maximum de la capacité de nos lits et de nos plateaux chirurgicaux sont les principales raisons qui nous placent dans cette réalité pour les prochains jours », énumère-t-elle Josée Paquette.

Autre phénomène important : de nombreux patients âgés occupent des lits aux soins de courte durée alors que leur épisode de soins actifs est terminé et qu’ils devraient aller vers d’autres ressources. « Le fait que nos lits de courte durée soient tous occupés nous oblige à ouvrir des lits supplémentaires, ce qui nous demande davantage de personnel », dit Josée Paquette.

Historiquement, anné après année, les jours précédents les examens de l’Ordre des infirmières sont toujours difficiles, car les finissantes souhaitent étudier pour cet examen exigeant. Les futures infirmières auxiliaires passeront leurs examens samedi, alors que ce sera samedi lundi pour les futures infirmières.

Ces employés reviendront donc au travail au début de la semaine. Est-ce que la situation redeviendra donc à la normale dès le début de la semaine?

« La fin de semaine est toujours plus difficile au niveau des effectifs. Nous allons donc continuer notre vigie d’heure en heure. On estime que ça ira mieux en début de semaine », soutient Josée Paquette qui demande aux employés d’offrir toutes les heures supplémentaires qu’ils souhaitent faire.

Sherbrooke

Moins de collectes de compost

Le nombre de collectes de matières compostables passera de 38 à 35 sur le territoire de la Ville de Sherbrooke à partir de 2020. Il s’agit de l’une des mesures pour rééquilibrer les circuits de collecte et pour générer des économies.

Parmi les changements apportés au mode de collecte, notons également que la levée des bacs pourra commencer à 7 h 30 plutôt qu’à 8 h. « Cette façon de faire nous permet de gagner 864 heures annuellement pour améliorer nos services à coût nul », explique Karine Godbout, présidente du comité de l’environnement à la Ville de Sherbrooke.

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Actualités

Ajout d'un hôtel au Centre de foires : un rapport attendu cet automne

Un rapport sur la pertinence d’agrandir le Centre de foires de Sherbrooke et d’y annexer un hôtel pourrait être présenté aux élus d’ici la fin de l’année. Une étude en cours de réalisation à Destination Sherbrooke devrait être terminée avant les Fêtes ou au début de 2020.

En avril 2018, l’organisme paramunicipal jugeait l’idée intéressante, mais estimait que des analyses étaient nécessaires. La Tribune avait aussi dévoilé au début de 2019 une étude dans laquelle Destination Sherbrooke évaluait la possibilité de construire un centre de congrès de 40 000 pieds carrés et un hôtel au centre-ville, un projet qui a finalement été abandonné.

Affaires

Des canettes vendues dès vendredi au Siboire Dépôt

Ce sera « comme aller chercher son pain chez le boulanger du coin », mais avec de la bière d’ici, avance le copropriétaire du Siboire Pierre-Olivier Boily. La nouvelle usine Siboire, conçue pour vendre ses produits à même ses nouveaux locaux attenants à la succursale de la rue du Dépôt, pourra accueillir des clients dès vendredi.

Grâce aux nouveaux équipements de la microbrasserie sherbrookoise, les amateurs de bière pourront maintenant se procurer les produits du Siboire en canette de 473 mL, et ce, directement au cœur de l’action. Derrière les grandes vitres qui séparent les activités brassicoles de la boutique, les curieux seront en mesure d’observer les maîtres brasseurs à l’œuvre.

Sports

Terminés, les départs des patineurs en ambulance

Le président du Club de patinage de vitesse de Sherbrooke a trop souvent vu des patineurs quitter l’aréna Eugène-Lalonde en ambulance. Maintenant que les travaux de rénovation sont terminés et que les matelas ont été installés partout autour de l’anneau, les patineurs pourront s’exercer en toute sécurité.

« J’ai vu des blessures et des coupures, admet Denis Lemay avec émotion. Je suis aussi officiel et quand on voit des jeunes quitter l’aréna en ambulance après avoir chuté dans la bande, ce n’est jamais agréable. Comme membres du conseil d’administration, on devait trouver une solution pour mettre fin à ça. »

Le patineur du CPVS Guillaume Deslauriers était parmi les premiers à se réjouir de ces récents changements lors du point de presse présenté mercredi.

« En retirant les bandes de hockey et en installant des matelas partout, le niveau de sécurité augmente et on patine avec une plus grande confiance sachant que les risques de blessures sont moins grands, précise-t-il. On élimine donc le facteur prudence et on augmente notre vitesse en entraînement. On devient ainsi plus rapide en compétition. On n’avait pas trois épaisseurs de matelas à tous les endroits. Maintenant, on aborde les courbes plus rapidement. »

En plus de cette modification, notons que la salle mécanique a été entièrement rénovée, tout comme les vestiaires et les douches. Le système d’eau chaude domestique a été remplacé, de même que le système de réfrigération.

Des mesures de récupération de chaleur ont aussi été mises en place, la fosse à neige a été modifiée et la toiture du garage a finalement été refaite.

« Le système de réfrigération était une obligation du gouvernement du Québec, note le conseiller municipal Vincent Boutin. On n’avait pas le choix, avec le protocole de Montréal, de se conformer d’ici 2020. On en a profité pour faire davantage de travaux puisque le projet a coûté moins cher que prévu et c’est pour cette raison que l’on remplacera les tapis des vestiaires prochainement à même l’enveloppe budgétaire. »

« On avait déjà l’une des glaces les plus rapides au Québec, rappelle Guillaume Deslauriers. Grâce au nouveau système de réfrigération, ce sera encore plus facile de contrôler la qualité de la glace. Elle sera donc encore plus rapide. Il faut savoir qu’au Québec, il n’y avait que deux centres qui profitaient de ces bandes amovibles : ceux de Laval et Montréal. Avec la qualité des installations à Sherbrooke, on sait qu’il y aura bientôt des événements internationaux à l’aréna Eugène-Lalonde. »

Notons que la Ville de Sherbrooke a obtenu une subvention de 579 993 $ de la part du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour ces modifications. Les coûts reliés aux travaux sont d’un peu plus de 1 800 000 $. La Ville de Sherbrooke a donc déboursé une somme de 1 181 000 $ pour la réalisation de ces travaux.

Le Club de patinage de vitesse a pour sa part défrayé la moitié du coût d’achat des matelas protecteurs, c’est-à-dire une somme de 39 000 $.

Et ce, sans oublier tous les problèmes engendrés par la réparation de la dalle de béton et du toit, qui coulait. Ce qui avait entraîné ce litige avec le Groupe Axor, qui a été réglé hors cour dans la dernière année. 

« Le projet a commencé en 2004 et on atteint l’apogée aujourd’hui ! On a dû faire face à plusieurs situations et inconvénients, mais maintenant, c’est fini et on peut s’en réjouir », lance fièrement le président du CPVS. 

« Ce litige est heureusement derrière nous et aujourd’hui, on n’a rien à envier aux autres grâce à ce centre de qualité (...), indique Vincent Boutin. Certains athlètes devaient quitter vers les grands centres pour continuer leur entraînement et leur progression. Maintenant, on pourra les retenir un peu plus longtemps. Et en attirant des événements internationaux, les restaurants et les hôtels en profiteront, tout comme la population en général. »

Que du patinage à Eugène-Lalonde

Le conseil municipal a récemment modifié la vocation de l’aréna Eugène-Lalonde pour en faire un centre de patinage. L’aréna devient dorénavant le domicile du Club de patinage de vitesse de Sherbrooke et du Club de patinage artistique de Sherbrooke. La population aura aussi accès à des périodes de patinage libre.

« Tout cela contribuera au rayonnement de la ville de Sherbrooke à l’échelle provinciale, mais aussi nationale, avance le maire Steve Lussier. On se positionne encore davantage comme une ville de sports. Et j’adore dire ça. En retirant les bandes, la ville se qualifie maintenant pour recevoir des événements provinciaux et nationaux. On pourra d’ailleurs remettre ces bandes pour accueillir des tournois de hockey importants. »

« On doit aussi remercier Hockey Sherbrooke et les employés de la Ville de Sherbrooke, qui ont accepté de relocaliser les activités dans d’autres arénas », conclut Vincent Boutin.

affaires

La nouvelle usine Siboire pourra accueillir des clients vendredi

Ce sera « comme aller chercher son pain chez le boulanger du coin », mais avec de la bière d’ici, avance le copropriétaire du Siboire Pierre-Olivier Boily. La nouvelle usine Siboire, conçue pour vendre ses produits à même ses nouveaux locaux attenants à la succursale de la rue du Dépôt, pourra accueillir des clients dès vendredi.

Grâce aux nouveaux équipements de la microbrasserie sherbrookoise, les amateurs de bière pourront maintenant se procurer les produits du Siboire en canette de 473 mL, et ce, directement au cœur de l’action. Derrière les grandes vitres qui séparent les activités brassicoles de la boutique, les curieux seront en mesure d’observer les maîtres à l’œuvre.

« Ils auront l’impression que leur bière a été mise en canette il y a trois minutes, s’enthousiasme Jonathan Gaudreault, le deuxième propriétaire. On a la fierté d’avoir bâti quelque chose où les gens peuvent venir voir ce qu’on fait et triper avec ça. Vous avez de la famille qui descend de la Gaspésie ? Vous pourrez les apporter ici en leur disant : “il faut que vous voyiez ça.” Le monde de la microbrasserie, au Québec, c’est vraiment fou : il y en a de plus en plus. Avec ça vient une tendance de plus en plus locale et régionale. Ça devient ta place. C’est ta bière, de ta région, de ta ville. Ça nous pousse aussi à mettre en valeur les produits de notre région. »

En achetant la vieille gare du centre-ville pour installer une nouvelle usine et un dépanneur dans la partie qui accueillait autrefois Limocar, les deux partenaires se sont lancés dans un projet de près de 4 M$.

Même si cet investissement a permis d’augmenter leur production de près de 50 %, les microbrasseurs insistent qu’il n’a jamais été question de conquérir les tablettes du Québec : on retrouvera les canettes dans des dépanneurs spécialisés, notamment au Vent du Nord et chez Veux-tu une bière ? (NDLR Près de leur succursale montréalaise), mais pas en épicerie.

« Au tout début, on ne voulait pas faire de canettes. La distribution n’a jamais fait partie de notre ADN. On voulait un pub, on voulait recevoir le monde, et on voulait être fiers de faire de la bière et de la servir aux gens », indique Pierre-Olivier Boily.

C’est cependant en visitant des microbrasseries du Vermont, où le principe de vente de bière directement à l’usine est plutôt populaire, que M. Boily et M. Gaudreault se sont intéressés à l’idée.

« C’est probablement la formule qui nous ressemble et qui nous interpellait le plus. Les gens nous demandaient beaucoup quand ils pourraient avoir des bières en canette. Puis, les planètes se sont alignées », partage M. Gaudreault.

Le dépanneur de la succursale Jacques-Cartier demeura en activité, mais uniquement pour le remplissage de cruchons en fût, un service qu’offrira également le dépanneur du Dépôt.

« On veut être en tête de peloton, lance M. Boily. Je pense que le fait d’avoir de la canette, ça va nous apporter d’autres belles opportunités. On voit que la tendance est aussi sans alcool, on va peut-être essayer nos premiers tests cette année. »

Bâtiment patrimonial

À travers les ambitions du Siboire, la valorisation de la vieille gare a toujours été une priorité, et elle aura considérablement complexifié le projet, comme le partage M. Gaudreault devant les murs de brique exposés.

« On veut que les gens remarquent qu’on est dans une gare qui est encore belle et qui date de 1890, et ça, ça a apporté une complexité, mais on lègue quelque chose au Siboire et à la population de Sherbrooke qui a été respecté, peu importe combien ça a coûté, indique-t-il. Le bâtiment a eu un impact important et il fait partie de notre histoire. Une microbrasserie dans bâtiment patrimonial au centre-ville, avec tout ce qui s’en vient au centre-ville, je pense qu’on n’a pas fini d’en entendre parler. »

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Groupe Capitales Médias: l’édition du lundi continue

Groupe Capitales Médias (GCM) n’arrêtera pas d’imprimer l’édition du lundi de ses journaux. Si cette option a été étudiée pour réduire les coûts de l’entreprise, elle «a été rejetée», indique Stéphane Lavallée, président exécutif par intérim de GCM.

Cette idée a été évoquée en mêlée de presse mercredi par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, qui souhaite «étirer» le plus possible le prêt de 5 millions $ octroyé à GCM, le temps que ces journaux trouvent un ou des repreneurs. 

«On peut arrêter d’imprimer le lundi par exemple, on peut faire des choses. Il y a des services qu’on pourrait se départir temporairement. Mais il faut pas faire des choses qui vont mettre en péril une structure qu’un repreneur voudrait avoir. C’est très délicat», commente M. Fitzgibbon. 

À l’heure actuelle, l’entreprise a les fonds nécessaires pour poursuivre ses activités jusqu’à la mi-novembre. Le ministre Fitzgibbon se dit «confiant» que son gouvernement n’aura pas à réinjecter de l’argent dans GCM pour assurer une transition vers un nouvel acheteur. 

«S’il y a des choses qu’on peut couper, qui vont faire qu’on va rallonger la période pour s’assurer qu’on ait une concomitance avec une offre, je pense que ce serait désirable», a-t-il soutenu. 

Retourner toutes les pierres

Stéphane Lavallée assure qu’il est actuellement au travail pour réduire les coûts de GCM et augmenter ses revenus. «Depuis un mois, ce qu’on fait, avec les équipes, c’est de retourner toutes les pierres», indique-t-il. 

L’idée de couper l’édition papier du lundi a été étudiée, mais M. Lavallée indique que c’était difficile de le faire en quelques semaines. «C’est pas le genre d’opération qu’on peut improviser. On a convenu qu’il vaut mieux remettre ça entre les mains des futurs acquéreurs.»

M. Lavallée assure qu’il «gère de façon très serrée» l’argent prêté par le gouvernement du Québec. Les rencontres entre éditeurs des journaux ont lieu par vidéoconférence, afin d’éviter des frais de transport. Le coût de l’abonnement aux journaux sera également augmenté au cours de l’automne et une campagne de souscription volontaire au contenu en ligne des journaux est en cours. Cette campagne a déjà rapporté 90 000 $ à l’entreprise. 

Arrivé à la barre de GCM le 19 août, M. Lavallée croit aux chances de réussite de cette transition. «J’y crois plus que ce que je croyais il y a un mois», dit-il. 

Pierre Fitzgibbon a quant à lui souligné qu’«il y a beaucoup de personnes qui sont intéressées» à racheter ces médias d’information. Il aimerait avoir toutes les offres en main le 27 octobre, afin de pouvoir prendre une décision. Le programme gouvernemental d’aide aux médias écrits sera annoncé quelques semaines plus tôt. 

Si le ministre ne peut garantir que les 350 employés de GCM, dont l’auteure de ces lignes, pourront conserver leur emploi, il indique qu’aucune suppression de poste n’est prévue à court terme. «Notre objectif, c’est d’assurer une pérennité aux six journaux.» 

Fonds de pension

La question du fonds de pension des employés de GCM a rebondi au Salon bleu mercredi. Le député du Parti québécois Sylvain Gaudreault a présenté une motion pour que l’Assemblée nationale demande à Retraite Québec de déclencher une enquête pour comprendre les causes du déficit actuariel de 65 millions $ du régime de retraite des employés de Groupe Capitales Médias. 

M. Gaudreault souhaitait que l’impact du transfert en 2015 du fonds de pension de Gesca, une filiale de Power Corporation, vers Groupe Capitales Médias soit étudiée et que des pistes de solution soient identifiées. Sa motion n’a toutefois pas été acceptée par le gouvernement de la Coalition avenir Québec. 

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«Tu vas me dire qu’on a gagné le million? »

Quand, tard le soir du 14 septembre dernier, Raymond Poulin s’est pointé dans la chambre à coucher et a demandé à sa conjointe Francine Tremblay si elle dormait. La dame lui a demandé sur un «ton sarcastique» s’ils avaient gagné le million. Elle avait vu juste.

Le couple d’Estriens a mis la main sur le lot garanti de 1 000 000 $ au tirage du Lotto 6/49 du 14 septembre. Le couple a célébré l’événement mardi avec plusieurs membres de la famille au siège social de Loto-Québec.

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Une famille se partage 1 M$

M. Poulin joue au Lotto 6/49 depuis que cette loterie existe, rapporte la société d’État. Il ne se couche jamais sans avoir vérifié ses billets.

Le soir du 14 septembre, vers minuit, il a remarqué que le lot garanti avait été gagné au Québec. Il a donc bien noté les résultats pour les comparer avec son billet.

L’heureux gagnant est ensuite allé rejoindre sa conjointe dans la chambre en lui demandant : « Tu ne dors pas? » 

Mme Tremblay lui a répondu avec sarcasme: « Je suppose que tu vas me dire qu’on a gagné le million? »  

Ce à quoi Raymond il a simplement répondu «oui».

Par la suite, le couple chanceux a vérifié le billet une bonne vingtaine de fois avant de se faire à l’idée.  Les gagnants étaient accompagnés d’une quinzaine de membres de la famille pour recevoir leur précieux chèque au siège social de Loto-Québec.

M. Poulin et Mme Tremblay ont plusieurs projets en tête, notamment un voyage en train à travers le Canada et un autre en Italie. Ils prévoient tout de même prendre leur temps avant de faire des choix.

Pour sa part, le détaillant vendeur, Dépanneur Le Deauvillois  de Sherbrooke, recevra une commission de 10 000 $, soit l’équivalant à 1 % du gain.

Loto-Québec ne dévoile pas le lieu de résidence de ses gagnants, mais on convient que dans la grande majorité des cas les clients achètent leurs billets de loterie dans leur voisinage.

Vidéo fournie par Loto-Québec.

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Destination Abu Dhabi pour trois jeunes scientifiques

Trois jeunes scientifiques de Sherbrooke s’envoleront pour Abu Dhabi ce samedi afin de prendre part à l’Expo-sciences internationale du MILSET (Mouvement international pour le loisir scientifique et technique). Ayant raflé six prix au total lors de l’exposition pancanadienne, Julien-Pierre Houle, Antoine Blais et Juliette Quirion comptent parmi les treize Québécois qui auront le privilège de présenter leur projet au monde.

Cet événement, qui n’implique cette fois pas de compétition, permet à 1500 jeunes de plus d’une cinquantaine de pays de se rassembler autour de leurs découvertes scientifiques et de prendre part à différentes « excursions », le temps d’une semaine. 

« J’ai hâte de partager le fruit de mes recherches, je suis également excité de voir celui des autres, se réjouit Julien-Pierre. C’est souvent dans des contextes comme ça qu’on peut s’inspirer du travail des autres, ça te pousse à te dépasser et à aller plus loin. »

Lors de leur participation à la finale pancanadienne, en mai dernier au Nouveau-Brunswick, les jeunes ignoraient que cette chance pouvait se présenter à eux. 

« C’est un événement qui se produit tous les deux ans, et d’habitude, quand tu participes à la finale canadienne, tu ne peux pas aller à l’expo internationale. Cette année, ils ont permis les deux. Ça a été une belle surprise », note Julien-Pierre, qui étudiait à l’école Du Triolet avant d’entamer cet automne un diplôme en sciences informatiques et mathématiques au Cégep de Sherbrooke. 

Son expérience primée d’une médaille d’argent de la catégorie senior à la finale canadienne portait sur les transitions de phase de la magnétisation en fonction de la température. « C’est-à-dire le moment où un système va perdre sa magnétisation lorsque la température devient trop élevée, note-t-il. J’ai fait une simulation sur mon ordinateur qui visait à trouver, dans les systèmes unidimensionnels, comment je pouvais obtenir une transition de phase à une température plus élevée. Ce qui est intéressant de travailler sur un tel sujet, c’est qu’il y a plusieurs applications reliées à ça. Si on réussit, on pourrait peut-être avoir des ordinateurs quantiques, des trains en lévitation, et ça pourrait même aider à construire des IRM dans le domaine médical. » Tous les lundis matin, il allait à la rencontre d’un étudiant au doctorat en physique à l’Université de Sherbrooke pour faire satisfaire sa curiosité, avant de se consacrer à plus de dix heures de programmation chaque semaine.  

Antoine Blais, qui est maintenant en troisième secondaire, estime avoir mis plus de 300 heures sur son projet, qui lui a rapporté le Prix des 4 H du Canada sur la sécurité alimentaire, le Prix des défis ressources et une médaille d’or dans la catégorie junior. Afin de mener à bien sa quête de sources alternatives d’oméga 3 dans les acides gras des insectes, il a notamment bénéficié du support du Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie — CHUS, qui lui a donné accès à des substances et à des équipements qu’il n’aurait pu se procurer seul. 

« J’ai réalisé que mon père ne consommait pas assez d’oméga 3, parce qu’ils proviennent surtout de poissons et de fruits de mer, et mon père est intolérant aux fruits de mer, explique Antoine. On dit souvent que les insectes, c’est l’alimentation du futur. J’ai donc tenté de trouver s’ils contenaient de l’oméga 3, et s’ils en avaient beaucoup. J’ai réalisé qu’il y en avait de bonnes quantités, mais que l’alimentation qu’ils avaient reçue ne favorisait pas la présence d’oméga 3. Je leur ai donc donné des aliments qui, naturellement, en contenaient, et c’est de cette façon que j’ai réussi à doubler et à quadrupler mes quantités d’oméga 3 chez mes insectes. » 

Juliette Quirion, en cinquième secondaire au collège Mont Notre-Dame, avait visé dès le départ le domaine de l’ergothérapie et de la réadaptation, dans lequel elle souhaite travailler plus tard. Du moment où Marianne Cabana, du Centre de réadaptation Estrie, lui a présenté Abigaëlle, 4 ans, et qu’elle a commencé à lui concevoir une orthèse d’écriture, elle a enfin pu se sentir « créative dans la science ». « Je n’avais même pas l’impression de faire de la science. Ce que j’aime, à l’école, c’est d’apprendre quelque chose et d’être capable de le démontrer ensuite, de le rendre concret. Là, j’ai pu régler un vrai problème : on voit vraiment que la petite fille est capable d’écrire maintenant », comment-elle. 

L'orthèse qu’elle a conçue pour la fillette, atteinte d’arthrogrypose hypoplasie et d’atrophie musculaire, aide celle-ci à tenir son crayon convenablement malgré ses malformations. Cette réalisation a reçu le Prix jeunesse innovante ainsi qu’une médaille d’or dans la catégorie intermédiaire en mai dernier. 

Attiser la curiosité

Si les projets des jeunes chercheurs les ont propulsés jusque là, c’est par passion, conviennent-ils unanimement. 

« Si tu es passionné par quelque chose, je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas », lance Juliette.

« Évidemment, c’est du travail, admet Antoine, qui n’arrive pas à expliquer son amour de la science. On ne compte même plus les heures. Mon projet n’était pas nécessairement quelque chose de traditionnel, mais on avait la passion et on voulait vraiment faire quelque chose de bon et que ça marche. »

« Ce n’est peut-être pas toujours valorisé dans notre système d’éducation, mais il faut essayer d’être le plus curieux possible, insiste Julien-Pierre. Dès qu’il y a un petit quelque chose qui t’intrigue, il faut aller poser des questions, qui ont peut-être été résolues... ou non. Tu fais ta recherche toi-même et c’est comme ça que, de fil en aiguille, tu réalises des projets d’expo-sciences et que tu accomplis des choses que tu n’aurais peut-être pas faites sans cette curiosité-là. »

« Je pense que les écoles secondaires valorisent vraiment la science dans la région, confie-t-il cependant. Quand on pense à l’expo-sciences régionale, on se rend compte qu’il y a de très bons projets. Ça prouve qu’il y a beaucoup de professeurs qui sont impliqués et qui veulent vraiment donner cette fibre de curiosité aux élèves ».

Chacun d’eux a dû débourser 2300 $ pour le voyage. L’école Du Triolet a offert 1400 $ à chacun des garçons, tandis que Juliette a pu amasser le montant nécessaire en sollicitant l’aide des députés Pierre-Luc Dusseault et Genevière Hébert, de la mairie de Sherbrooke en plus de la Fondation du Collège Mont Notre-Dame et de l’Agence continuum inc. 

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Un nombre record de finissants attendu à la collation des grades

On se croise les doigts à l’Université de Sherbrooke pour que le beau temps perdure jusqu’à samedi, car on attend un nombre record de diplômés à l’occasion de la traditionnelle collation des grades.

L’institution se prépare à accueillir plus de 12 000 invités samedi pour célébrer cette année la réussite de plus de 4800 finissants au stade extérieur.

Entre septembre 2018 et septembre 2019, 3085 étudiants au 1er cycle,  1500 au 2e cycle et 200 au 3e cycle ont complété leur formation. De ce nombre, 3123 finissants sont attendus à la cérémonie de samedi afin de recevoir leur diplôme. Il s’agira d’une participation record à l’événement, note l’UdeS. 

Si la météo ne collabore pas, on devra se résoudre à tenir la cérémonie dans le stade intérieur. Toutefois, les chances que le rituel d’investiture se tienne au grand air sont grandes, car le beau temps devrait être de la partie. Environnement Canada prévoit du soleil et un maximum de 24 degrés pour samedi.

La cérémonie s’orchestrera autour des prestations de l’Ensemble à vents de Sherbrooke et de la cantatrice Catherine Elvira Chartier, qui interprétera l’Hymne de la collation des grades, une création originale de l’Université de Sherbrooke. L’écrivaine québécoise d’origine vietnamienne Kim Thúy fera la lecture du texte lyrique, évoquant le sentiment de fierté qui habitera les nouveaux diplômés. 

Des mentions d’honneur seront accordées lors de cette cérémonie à des personnes au parcours remarquable. Entre autres, quatre personnalités d’envergure recevront le titre de docteur honoris causa, soit Charles Tisseyre (docteur d’honneur de l’Université), Claire Deschênes (docteure d’honneur en génie), René Larouche (docteur d’honneur en sciences de l’activité physique), Lucie Lemonde (docteure d’honneur en droit). 

Cinq professeurs de l’UdeS recevront le titre de professeur émérite, soit Bernard Colin en sciences, Pierre Hébert en lettres et sciences humaines, Daniel J. Côté en médecine et sciences de la santé), Serge Jandl en sciences ainsi que Marek Rola-Pleszczynski en médecine et sciences de la santé. 

La collation des grades sera webdiffusée en direct dès 12 h 50 sur la chaîne YouTube de l’Université de Sherbrooke.