L’entreprise Fabridor, qui fabrique des armoires de cuisine sur la rue Robitaille, doit prendre des mesures pour réduire les nuisances par le bruit.

Nuisances par le bruit: Fabridor pourrait déménager

L’entreprise Fabridor, qui fabrique des armoires de cuisine, met son bâtiment de la rue Robitaille en vente. Elle poursuivra néanmoins ses travaux pour réduire les nuisances par le bruit pour les voisins vivant sur la rue Yamaska.

La citoyenne Hélène Lemire s’était présentée au conseil municipal pour exiger des actions de la Ville et de l’entreprise en juillet. La Ville annonçait alors la construction prochaine d’un mur coupe-son composé de conteneurs. Ledit mur n’a toujours pas été érigé.

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« Une rencontre était prévue après les Fêtes avec Fabridor, qui devait s’entendre sur le coût des installations avec la Ville. C’est bien beau les réunions, mais je ne veux pas que le mur soit construit en juillet et que je passe un autre été comme ça. On m’avait dit que nous serions impliqués. Je ne suis pas d’accord qu’on attende encore pour traîner indéfiniment le problème. Je me sens négligée. La Ville nous dit que c’est important pour eux, mais ce n’est pas ce que je ressens. On discute mais on n’aboutit pas », raconte Mme Lemire.

« Si Fabridor vend, est-ce que la Ville va s’assurer qu’il n’y aura pas de fabrication à cet endroit, que le bruit produit par l’acheteur ne sortira pas des limites du terrain? Est-ce que nous devrons reprendre toutes les démarches à zéro? » s’inquiète-t-elle.

Hélène Lemire se dit déçue également du travail de la conseillère Évelyne Beaudin. « Elle ne donne pas signe autre que pour dire qu’il ne se passe rien. À la mi-janvier, s’il ne se passe rien, je retournerai au conseil ou j’interpellerai mon député. »

Le propriétaire de Fabridor, Yves Gagnon, a refusé de commenter, mais confirme qu’il travaille toujours en collaboration avec la Ville.

Évelyne Beaudin, elle, croit que les ressources de la Ville se sont concentrées surtout sur Bitfarms. « Je n’ai pas senti qu’on avançait beaucoup. On m’avait dit que ce serait réglé en octobre. Je vois d’un bon œil la décision de la compagnie de déménager. Ce sera une bonne occasion de sélectionner qui s’installera à sa place. Il faudra que la Ville s’implique. Ce sera une occasion de se doter d’un outil urbanistique pour réduire les nuisances par le bruit. Pour le moment, je me sens impuissante. On me donne des délais qui ne sont pas respectés. »

Yves Tremblay, directeur de la planification et de la gestion du territoire à la Ville de Sherbrooke, reconnaît que le dossier a cheminé à des vitesses variables, mais assure ne pas avoir négligé les citoyens de la rue Yamaska. « Nous nous retrouverons avec une situation positive pour l’entreprise et le quartier. C’est le propre de notre travail de trouver le meilleur des compromis. Il ne faut pas mélanger le rythme et les mesures à mettre en place avec ce qui se passe avec Bitfarms. Les nuisances ne sont pas les mêmes. Le processus, dans le cas de Fabridor, ne change pas. Les réunions avec les citoyens sont maintenues. »

D’une façon ou d’une autre, des mesures d’atténuation devront être aménagées. « Même s’il y a un déménagement, ce ne sera pas demain matin. Il faudra du temps pour construire les nouvelles installations. » On peut donc attendre un mur coupe-son à partir du printemps.

« Évidemment, nous devrons porter une attention à la future entreprise qui s’installera dans le bâtiment de Fabridor. Il n’est pas exclu de changer le zonage, mais la première chose à faire est de traverser la prochaine étape pour permettre à Fabridor de croître. »