Les élèves de l’école secondaire régionale Alexander Galt pourront vivre leur passion pour la chasse et la pêche à l’école à compter de la prochaine rentrée scolaire. Steve Walker, coordonnateur de toutes les concentrations d’Alexander Galt, et René Gauthier, enseignant responsable de la concentration en chasse et pêche à l’école Alexander Galt notent qu’une quarantaine d’élèves se sont montrés intéressés au nouveau programme.

Nouvelle concentration en chasse et pêche à Alexander Galt

Les élèves de l’école secondaire régionale Alexander Galt pourront vivre leur passion pour la chasse et la pêche à l’école à compter de la prochaine rentrée scolaire. L’établissement anglophone offrira une nouvelle concentration en chasse et pêche aux élèves du deuxième cycle.

Les élèves pourront s’inscrire dès la troisième année du secondaire. « Pour l’instant, il y a 35 à 40 élèves intéressés », note Steve Walker, coordonnateur des programmes de concentrations à Alexander Galt. La très grande majorité est des garçons. 

« On veut leur permettre de vivre leur passion à l’école. On est une école régionale : on a beaucoup de gens qui vivent à l’extérieur de la ville », explique l’enseignant René Gauthier, en soulignant que l’école souhaite créer une motivation auprès des jeunes. La concentration se déclinera sur six blocs par période de neuf jours, un bloc représentant 75 minutes. Lorsque l’horaire présentera deux blocs de 75 minutes consécutifs, les élèves pourront faire des sorties à l’extérieur, par exemple pêcher dans les rivières environnantes. La théorie, elle, sera vue pendant les plages horaires de 75 minutes. On y traitera de tir à l’arc, le tir avec arme à feu, le pistage des animaux, l’identification des gibiers, la survie en nature, etc. 

« On va travailler sur les lois et les règles, les différentes responsabilités des pêcheurs et des chasseurs et on va travailler aussi sur la conservation de la faune », précise M. Gauthier. « On a la rivière St-François qui est collée sur l’école, un peu plus loin on a la rivière Moe, la rivière Massawippi (...) », énumère-t-il en ajoutant que le groupe devrait se rendre au club de tir de Sandhill et participer à des chasses guidées.

« On regarde pour implanter un incubateur d’œufs de saumon. »

Contraintes

Le développement du programme s’est fait en fonction de différentes contraintes. 

« On veut que les élèves soient au deuxième cycle du secondaire. On veut que, de préférence, ils aient leur permis de possession d’arme à feu. S’ils ne l’ont pas et qu’ils sont intéressés à l’acquérir, on a développé un partenariat avec la personne qui donne le cours en anglais dans la région et elle va aider ces jeunes à obtenir leur certification pour qu’ils puissent participer aux activités de chasse », note M. Gauthier.

L’école collaborera notamment avec la Fédération québécoise des chasseurs et des pêcheurs (FQCP) dans le cadre de ce projet.   

Les enseignants n’ont pas été en mesure de préciser le coût pour s’inscrire à cette concentration, puisque celui-ci doit d’abord être approuvé par le conseil d’établissement.

Un texte de La Presse + révélait que selon un sondage réalisé en 2017, 65 % des chasseurs ont 45 ans et plus et que le nombre de permis de chasse et de pêche diminue sans cesse depuis 2013.

L’article publié cet automne faisait également ressortir qu’un « jeune doit avoir au moins 12 ans pour chasser au moyen d’une arme à feu, d’une arbalète ou d’un arc »; « iI doit cependant être accompagné d’un adulte jusqu’à l’âge de 15 ans pour chasser à l’arc ou à l’arbalète ou jusqu’à 17 ans pour chasser avec une arme à feu ».

Le Collège du Mont Sainte-Anne offre de son côté à ses élèves la possibilité de faire partie d’un club de chasse et pêche et de piégeage. Un club pour les élèves du primaire a même été lancé.