« Nous continuons notre plan d’implantation pour réduire le bruit. Nous terminons les plans et devis pour obtenir les permis qui nous permettront notamment de relocaliser notre entrée », explique Marc Duchesne, directeur des communications pour Bitfarms.
« Nous continuons notre plan d’implantation pour réduire le bruit. Nous terminons les plans et devis pour obtenir les permis qui nous permettront notamment de relocaliser notre entrée », explique Marc Duchesne, directeur des communications pour Bitfarms.

Nouveau test de son pour Bitfarms

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Bitfarms procédera à une nouvelle étude sonore dans les prochains jours. Si les citoyens lui donnent l’autorisation, certaines mesures pourront même être prises à l’intérieur des résidences touchées par le bruit que génère l’entreprise de la rue de la Pointe. Le conseil municipal se penchera par ailleurs sur une résolution pour geler le zonage du secteur de la plage Lucien-Blanchard pour éviter l’implantation d’autres entreprises du même genre.

Au lendemain d’une séance du conseil municipal où une dizaine de citoyens ont rappelé qu’ils n’en pouvaient plus du bruit et des vibrations générés par Bitfarms, la compagnie rencontrait les services municipaux, en présence des conseillers Marc Denault et Paul Gingues, pour présenter l’échéancier de ses travaux d’atténuation.

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« Nous continuons notre plan d’implantation pour réduire le bruit. Nous terminons les plans et devis pour obtenir les permis qui nous permettront notamment de relocaliser notre entrée », explique Marc Duchesne, directeur des communications pour Bitfarms.

« Nous sommes à préparer une deuxième étude sonore que nous réaliserons au cours des prochains jours. J’en suis à contacter les citoyens pour obtenir les autorisations de nous présenter chez eux. Il y aura notamment une mesure en fin de journée. »

Plaintes

L’objectif de Bitfarms est d’avoir terminé les travaux de construction d’un mur coupe-son et de relocalisation de son entrée pour l’été. « La Ville a confirmé qu’elle collaborerait dans ce processus pour que nous obtenions les permis le plus rapidement possible, tout en respectant les étapes habituelles du processus. »

Si les citoyens ont indiqué lundi avoir déposé des plaintes au ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques, Marc Duchesne rapporte n’avoir eu aucune communication avec le ministère jusqu’à maintenant. Le directeur des communications de Bitfarms confirme aussi que la Ville savait que son entreprise générerait du bruit.

« C’est implicite à toute usine qui s’installe dans un quartier industriel. Ça génère un certain niveau de bruit. Il ne fallait pas s’attendre à ce que ce soit silencieux comme un entrepôt. »

Au Service des communications de la Ville de Sherbrooke, on indique que la vente du terrain n’a pas nécessité l’approbation du conseil municipal parce qu’elle respectait le zonage en place et qu’il s’agissait d’une transaction entre deux privés.

Zonage gelé

La Tribune a par ailleurs obtenu la confirmation qu’une résolution sera déposée au conseil municipal le 3 février pour geler le zonage du secteur où se trouve Bitfarms et ainsi éviter une autre implantation semblable. Le conseiller Paul Gingues en avait fait la demande lundi.

M. Gingues rapporte par ailleurs qu’il faudra prévoir environ deux semaines entre le dépôt des plans par Bitfarms et l’obtention des permis de la part de la Ville. « Je suis content d’apprendre que les vibrations provoquées par l’usine seront aussi mesurées lors de la prochaine étude de son. »

Quant au conseiller Marc Denault, il rapporte qu’une nouvelle rencontre avec les citoyens est prévue bientôt pour exposer l’échéancier des travaux. « On espère que tout sera réglé pour l’arrivée du beau temps. Nous espérons régler ce litige autour de la table de discussion plutôt que devant un juge. »

En ce qui concerne les problèmes de chaleur que dénonçaient les citoyens lundi au conseil municipal, Marc Denault répond qu’ils relèvent davantage du ministère de l’Environnement que de la Ville.