Northern Pass: la facture grimpe de 60 M$ pour l'enfouissement

Même si Hydro-Québec vient de décrocher le plus important contrat d'exportation de son histoire, cela ne signifie pas pour autant que les clients québécois de la société d'État doivent s'attendre à voir le montant de leur facture fléchir.

Son président-directeur général, Éric Martel, a plutôt expliqué vendredi que cette entente «historique» avec le Massachusetts permettra à Hydro-Québec de respecter sa promesse de ne pas augmenter les tarifs au-delà de l'inflation.

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Aux côtés du ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau, M. Martel faisait le point sur la décision annoncée la veille par l'État de la Nouvelle-Angleterre, qui a retenu le projet Northern Pass parmi une quarantaine de soumissions.

L'entente de 20 ans, conditionnelle à une signature officielle, permettra à Hydro-Québec de générer des revenus d'environ 10 milliards $ sur 20 ans en exportant annuellement 9,45 térawattheures (TWh) d'hydroélectricité à compter de 2020.

Si M. Martel a affirmé que les profits découlant de ce contrat allaient garnir les coffres de l'État et servir à «payer des salaires pour des médecins et des professeurs», ce dernier n'a pas ouvert la porte à une baisse des tarifs pour les clients québécois.

Il a plutôt réitéré que depuis trois ans, Hydro-Québec avait respecté son engagement quant aux augmentations tarifaires.

La partie québécoise du projet Northern Pass - dont la mise en service est prévue en 2020 - est évaluée à près de 620 millions $, une facture qui devrait grimper d'environ 60 millions $ en raison de l'enfouissement d'une partie de la ligne de transport. En tenant compte de la partie américaine, la facture grimpe à 2,1 milliards $.

Grâce à ce contrat, Hydro-Québec devrait être mieux outillée pour doubler son chiffre d'affaires à environ 27 milliards $ d'ici 2030. En 2016, 24,1 des 32,6 TWh exportés par la société d'État étaient destinés au marché américain.

Éric Martel