Non aux «deux gommes balloune»

Une menace de grève « innovante » plane sur le monde des services éducatifs en milieu familial. Devant un dépôt monétaire « insultant et méprisant », la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) annonce la tenue de votes de grève du 6 au 14 janvier 2020, dans toutes les régions, pour ses membres en milieu familial régi et subventionné.

Tôt vendredi matin, le comité syndical de négociations a reçu une offre monétaire équivalente à 12,48 dollars l’heure pour la première année, soit en deçà du salaire minimum actuel. La FIPEQ-CSQ demande un rattrapage monétaire équivalent à 16,75 dollars l’heure dès la première année.

L’augmentation proposée par jour aux responsables en services éducatifs en milieu familial (RSE) équivaut à « deux gommes balloune », soit seulement 60 ¢, déplore le syndicat dans un communiqué de presse.  

« Il est clair qu’il ne sera pas possible de s’entendre avant les Fêtes. Nous annonçons donc une recommandation pour des mandats de grève », explique la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon.

La FIPEQ-CSQ entend proposer des moyens de pression « innovants, créatifs et originaux » afin de réduire l’impact sur les parents et maximiser celui sur le gouvernement, explique-t-on. Par exemple, il y aura réduction de la prestation de travail de 15 minutes tous les vendredis jusqu’à concurrence de deux heures. La FIPEQ-CSQ recommande également l’adoption d’une demi-journée et d’une journée de grève à être déclenchées au moment jugé opportun.

« Nous innovons en annonçant à l’avance aux parents notre calendrier de grève. Chaque matin, tous les vendredis, pendant huit semaines, nous ouvrirons 15 minutes plus tard. C’est simple et prévisible », résume Mme Grenon.

La FIPEQ-CSQ représente au Québec près de 10 000 responsables en services éducatifs en milieu familial régi et subventionné et plus de 2500 éducatrices dans les installations des CPE. Le syndicat regroupe 850 membres en Estrie.