Plusieurs rues sont en mauvais état actuellement à Sherbrooke, comme ici au coin de Fortier et Viau, dans le secteur Rock Forest.

Nids-de-poule : la Ville a doublé les équipes sur le terrain

La Ville de Sherbrooke a doublé les effectifs pour s’attaquer aux nombreux nids-de-poule qui jonchent les rues.

Le travail se fait actuellement le jour et la nuit, confirme Guylaine Boutin, directrice de la Division de la voirie.

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« Nous avons neuf équipes sur le terrain actuellement, dit-elle. Habituellement, à ce temps-ci de l’année, on parle plus de quatre à cinq équipes. »

« C’est un effort considérable pour réparer les nids-de-poule dans les rues. »

Mme Boutin attribue les dommages aux nombreux épisodes « de gel et dégel » connus au cours des derniers mois dans la région. « Cette année, l’hiver a commencé plus tôt », ajoute-t-elle.

« Il a fallu augmenter l’effort de déneigement. Cela représente plus d’équipements lourds dans les rues. Ça n’aide pas non plus. » 

 La Ville ne considère pas avoir perdu le contrôle de ces rues qui sont en mauvais état. Rappelons que des rues ont été fermées, tellement elles sont endommagées.

« La météo va changer ce printemps, ce qui va faire en sorte que ça va s’arrêter. L’état des rues va se stabiliser », assure la gestionnaire.

« Je ne peux dire combien de nids-de-poule on répare chaque heure. Ça dépend du temps de déplacement des équipes pour se rendre aux nids-de-poule. Mais on peut dire que ça doit être assez rapide actuellement, car ils sont souvent nombreux et rapprochés. »

Appel aux signalements

Guylaine Boutin invite la population à signaler les réparations à effectuer en téléphonant au 821-5858 et via le site web de la Ville de Sherbrooke.

Le fonds d’urgence évoqué lundi soir au conseil municipal permettrait de réparer plus de kilomètres de rues, pas nécessairement plus de nids-de-poule, ajoute-t-elle.

Mme Boutin recommande aux conducteurs de ralentir pour ne pas endommager leur voiture. On doit éviter de freiner une fois les roues rendues dans le trou.  Joint à ce sujet, le garagiste Mario Moreau reconnaît un surplus de travail en raison de voitures endommagées par les défauts de la chaussée. « Ça a commencé tranquillement, mais ce n’est pas bien pire que par les années passées, analyse-t-il. Des fois le trou est plus gros que la roue du véhicule. »

« Mais les gens semblent résilients. Ils sont compréhensifs. » 

Toutefois, du côté du service des affaires juridiques de la Ville de Sherbrooke, les nids-de-poule occupent passablement plus le personnel. On a reçu jusqu’à maintenant 60 plaintes pour réclamation. En 2018, il y en avait eu 39, alors que l’année précédente on en recensait 27.