Le grabuge survenu mardi soir au Centre jeunesse Val-du-Lac à Sherbrooke aurait pu être moins violent. Le manque d'effectifs au centre jeunesse est décrié depuis longtemps, se plaint Steve Lemieux, président du syndicat du centre jeunesse de l'Estrie.

Mutinerie à Val-du-lac : le syndicat déplore l'inaction de la direction

Le grabuge survenu mardi soir au Centre jeunesse Val-du-Lac à Sherbrooke aurait pu être moins violent. Le manque d'effectifs au centre jeunesse est décrié depuis longtemps, se plaint Steve Lemieux, président du syndicat du centre jeunesse de l'Estrie.
«Si on nous avait écoutés au CIUSSS Estrie CHUS, l'ampleur de l'événement aurait pu être beaucoup moins importante», dit-il.
«Le pire, c'est d'entendre la direction dire que tout va bien, mais qu'on offre aucune aide aux travailleurs touchés par l'événement. Il n'y a pas eu de suivi ni de soutien pour eux.»
Rappelons que huit adolescents en garde fermée se sont soulevés contre les éducateurs puis contre les policiers venus leur prêter main-forte mardi soir. Une partie de hockey qui a dégénéré serait à l'origine de cette escarmouche qui débouchera sur des accusations criminelles pour certains de ces adolescents âgés de 16 et 17 ans.
Après une hausse de la tension au sein du groupe de jeunes, les intervenants sur place ont tenté de les calmer, mais sans succès. Ils ont dû faire appel aux policiers de Sherbrooke. Certains adolescents étaient agressifs et menaçaient de faire de la casse. Plusieurs agents du Service de police de Sherbrooke se sont rendus sur place pour maîtriser les adolescents.
Violence et intimidation
Ils ont résisté à leur arrestation. Les policiers ont réussi à les maîtriser. Leur dossier sera soumis au procureur qui déterminera si des accusations doivent être portées.
Les familles des adolescents impliqués ont été informées.
Selon M. Lemieux, les intervenants sont confrontés quotidiennement à la violence et à l'intimidation. «Mais habituellement on n'a pas besoin de faire appel aux policiers pour régler la situation», affirme-t-il.
«Les gens s'investissent pour donner un bon service aux jeunes, souvent au péril de leur santé. Ils sont découragés. Nous décrions cela depuis longtemps à la direction, mais on nous dit que tout va bien.»
Selon M. Lemieux, il y avait trois éducateurs et un agent d'intervention le soir de la mutinerie dans l'unité en question. C'est un nombre suffisant d'effectifs, assure-t-il. «Mais il ne faut jamais calculer les coûts du personnel supplémentaire quand il est question de la sécurité des jeunes. Malheureusement, quand on ajoute du personnel, c'est souvent temporaire.» «On est passé proche de la catastrophe mardi soir. Plusieurs policiers ont dû intervenir. Ils ont dû appeler du renfort. Il y a longtemps qu'on avertit qu'il y a un problème avec cette unité.»