Serge Malenfant estime qu’il reste amplement de murs à Sherbrooke pour poursuivre l’œuvre.

MURIRS: Serge Malenfant prend sa retraite, l'organisme est dissout

L’organisme MURIRS, bien connu pour la réalisation de murales dans le paysage sherbrookois, a été dissout.

Serge Malenfant, son président, coordonnateur et fondateur, a annoncé vendredi matin qu’il prend sa retraite. « Le conseil d’administration a pris la décision de dissoudre l’organisme considérant que MURIRS ne peut poursuivre sans son fondateur », indique-t-il.

« Cette décision est réfléchie, après vingt années et dix-huit murales d’effort à soutenir un projet aussi simpliste que cela puisse paraître, que de peindre un mur de couleur. Ce fut pour moi un parcours des plus stimulants, mais par le fait même il fut exigeant », écrit-il dans une lettre envoyée aux médias. 

« J’ai porté ce projet de tout mon être, avec toute ma conviction et ma passion. J’ai agi avec vérité et ferveur au mieux de mes connaissances et de mes compétences, et ceci de bonne foi. »

Une murale sera réalisée à l’été 2020, ajoute-t-il, en précisant qu’il s’agira de son dernier mandat. Il s’agit d’un trompe-l’œil dont il supervisera la réalisation.

« Ce n’est pas sans un pincement au cœur que je quitte la barre de ce projet, tellement rempli de possibilités pour Sherbrooke, mais je tire ma révérence avec le sentiment du devoir accompli pour Sherbrooke, soit une galerie d’art à ciel ouvert, un circuit d’art, d’histoire et de culture, le plus grand circuit d’art mural trompe l’œil en Amérique », livre-t-il.

De l’amour aux murs

L’aventure a débuté quand l’idée de donner de l’amour à plusieurs murs du centre-ville de Sherbrooke a surgi, mentionne ce graphiste de formation. 

« Ça manquait d’esthétisme. Et 20 ans ont passé… »

« Maintenant, ces œuvres sont connues même à l’international. Le circuit des murales est ce qui est le plus demandé au bureau touristique. »

Serge Malenfant estime qu’il reste amplement de murs à Sherbrooke pour poursuivre l’œuvre. Les outils ont été mis en place en ce sens d’ailleurs.

Il ne serait pas contre le fait qu’on aménage des murs en fonction de réalisations de futures murales quand vient le temps de construire des immeubles sur le territoire.

Laquelle des murales préfère-t-il? « C’est toujours difficile de répondre à une question comme celle-là », déclare-t-il. 

« Mais la première, celle réalisée pour le bicentenaire de la fondation Sherbrooke (en 2002), au coin Dufferin et Frontenac, fait partie des plus marquantes. Les gens ne le savent pas tout le temps, mais il y a un an de travail derrière la réalisation d’une murale. » 

Serge Malenfant remercie ceux qui ont cru et participé à ses projets, entre autres, les membres du conseil d’administration de MURIRS et les artistes.

« Je souhaite que la Ville de Sherbrooke continue à investir encore et davantage dans les arts et ses artistes de talent, car une ville sans art… est une ville sans âme. »

« Merci pour votre partage, votre confiance, votre coopération, écrit-il. Un chaleureux et sincère merci aux Sherbrookois et Sherbrookoises pour votre support et votre amour pour Sherbrooke. »