Brandon Vaillancourt et William Pratte

Mort de Félix Bergeron: deux accusés admettent le braquage de domicile

Deux des trois hommes impliqués dans l’altercation qui a coûté la vie à Félix Bergeron en juillet 2018 au centre-ville de Sherbrooke ont plaidé coupables.

William Pratte et Brandon Vaillancourt ont reconnu, vendredi, le braquage de domicile chez la victime, mais ils ont été acquittés de l’accusation d’homicide involontaire coupable de l’homme de 21 ans.

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Pratte, 20 ans, a reconnu le complot pour introduction par effraction dans une maison d’habitation, l’introduction par effraction pour y commettre un vol qualifié, le trafic de stupéfiants et la possession simple de stupéfiants.

« Oui, je plaide coupable », a signalé William Pratte devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Brandon Vaillancourt, 19 ans, a reconnu le trafic de stupéfiants, le complot pour commettre une introduction par effraction et l’introduction par effraction pour y commettre un vol qualifié.

Une fois les plaidoyers enregistrés, le ministère public a déclaré qu’il ne déposerait pas la preuve concernant l’accusation d’homicide involontaire coupable.

« Vous êtes acquittés sur le chef d’accusation d’homicide involontaire », a ordonné le juge Chapdelaine.

William Pratte et Brandon Vaillancourt ont signé la trame factuelle des faits qu’ils ont reconnus.

Ils ont aussi été assermentés sur la véracité de l’exposé des faits.

« J’ai signé volontairement », a juré Pratte suivi de Vaillancourt.

Les gestes qu’ils ont reconnus ont été commis dans un logement de la rue Sanborn le 18 juillet 2018, soit le domicile de Félix Bergeron. 

« C’est à la suite d’une entente entre les parties que le ministère public a laissé tomber le chef d’accusation d’homicide involontaire coupable », a expliqué le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille à la sortie du tribunal.

Nerveux

Pratte et Vaillancourt, défendus par Me Julie Beauchemin et Me Mireille Leblanc, semblaient nerveux au moment de plaider coupable devant le tribunal.

Ils devront rencontrer un agent de probation dans l’objectif d’éclairer le tribunal dans le cadre d’un rapport présentenciel.

Les observations sur la peine seront fixées le 5 juin.

« C’est certain que l’on parle de peines de détention significatives dans les dossiers de home invasion », signale Me Robitaille.

Étant donné que les procédures contre Robert Sargeant, troisième homme impliqué dans cette affaire, se poursuivent, une ordonnance de non-publication a été ordonnée concernant les faits au dossier.

« Je ne peux prédire ce que M. Sargeant fera. La preuve est faite à partir des déclarations des témoins. Je demande une ordonnance de non-publication pour protéger l’équité du procès dans l’éventualité où nous aurions à choisir un jury. Messieurs Pratte et Vaillancourt se détachent du procès. Ils deviennent contraignables lors d’un éventuel procès. Ils pourraient avoir à témoigner », signale Me Robitaille.

Sargeant reviendra le 12 avril devant le tribunal.

« Nous voulons qu’il prenne une position ferme. Nous sommes prêts à procéder à l’enquête préliminaire. C’était son souhait de vérifier certains aspects de la preuve », indique Me Robitaille.

William Pratte se trouve en maison de thérapie sous ordonnance du tribunal. Cette thérapie doit se terminer dans douze semaines.

Brandon Vaillancourt, qui a été reconnu deux fois coupable de non-respects d’engagement, a obtenu à nouveau la confiance du tribunal en décembre 2018. Il a été détenu d’octobre à décembre pour avoir brisé ses conditions de remise en liberté. Il réside chez ses parents et doit respecter de nombreuses conditions dont un couvre-feu. 

Robert Sargeant n’a pas fait de demande de remise en liberté.

Il est détenu pour la durée des procédures.