Afin de rappeler que la date du 30 septembre approche à grands pas, des membres de trois des quatre syndicats du CIUSSS se sont rendus vendredi midi face à l’immeuble du 500, rue Murray, où se trouvent notamment les bureaux de la direction des ressources humaines.

Moins de 10 jours pour s’entendre

Il ne reste que dix jours avant la date butoir décrétée par le ministère de la Santé et des Services sociaux avant la fin des négociations entre le CIUSSS de l’Estrie-CHUS et les quatre syndicats qui représentent quelque 16 000 employés. En arriveront-ils à une entente sous peu? Du côté de la FIQ-SPSCE (le personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoires) et de la CSN (le personnel de bureau, les techniciens et les professionnels de l’administration), on y croit encore fermement. Du côté du SCFP (le personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers) et de l’APTS (les techniciens et professionnels de la santé et des services sociaux), l’espoir est toujours là mais l’arbitrage se dessine comme une certitude de plus en plus grande.

Afin de rappeler que la date du 30 septembre approche à grands pas, des membres de trois des quatre syndicats du CIUSSS se sont rendus vendredi midi face à l’immeuble du 500, rue Murray, où se trouvent notamment les bureaux de la direction des ressources humaines. Les membres de l’APTS et du SCFP ont ensuite pris une marche silencieuse à l’intérieur du bâtiment pour se faire voir, alors qu’une pluie diluvienne tombait à l’extérieur.

« On veut qu’il y ait des changements aux tables de négociations, on veut que les négociations avancent beaucoup plus vite. On veut régler, on ne veut pas aller en arbritage, on veut en arriver à des ententes négociées », rappelle Emmanuel Breton, président du conseil d’administration de l’APTS.

Définition de poste

Du côté du SCFP, c’est au niveau de la définition d’un poste qu’on discute actuellement. « Qu’est-ce que c’est un poste? Est-ce que l’employeur a la latitude de créer n’importe quel type de poste? Présentement dans ses demandes, il y a possibilité d’avoir des postes avec plusieurs quarts, plusieurs titres d’emploi, plusieurs ports d’attache, sans limiter le nombre de ports d’attache ni la distance entre les ports d’attache. L’employeur a beau nous dire de lui faire confiance, mais quand on a un texte qui est aussi flou que ça, et qu’on sait que les ententes vont durer 20 ans, on ne peut pas juste se fier à la bonne foi de l’employeur. Ça prend quelque chose qui, sur papier, est sécurisant pour les gens. L’employeur doit créer des postes qui seront attractifs et rétentifs », soutient Éric Bergeron, conseiller syndical au SCFP.

Sylvain Dufort, président du syndicat SCFP-catégorie 2 du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, est libéré à temps plein comme représentant syndical. On l’appelle pourtant pour aller prêter main-forte à ses collègues à Asbestos, les fins de semaine. « Je rentre encore de temps en temps en temps supplémentaire comme préposé aux bénéficiaires (PAB) au centre d’hébergement à Asbestos parce que nous sommes souvent à moins cinq ou moins six PAB sur les deux étages », dit-il.

La semaine passée, faute d’effectifs, des PAB du CHSLD d’East Angus se sont rendus à celui de Lambton pour faire du temps supplémentaire. Et les exemples pourraient ainsi se multiplier encore et encore sur le manque de personnel.