L’option du raccordement du boulevard Mi-Vallon au boulevard René-Lévesque ne constitue pas une priorité au Service des infrastructures urbaines de la Ville de Sherbrooke.

Mi-Vallon et René-Lévesque : pas de raccordement en vue à court terme

L’étude sur le raccordement des boulevards Mi-Vallon et René-Lévesque pourrait être complexe. Malgré la demande des conseillères Évelyne Beaudin et Annie Godbout de s’intéresser au secteur, l’option du raccordement ne constitue pas une priorité au Service des infrastructures urbaines de la Ville de Sherbrooke.

Lundi au conseil municipal, Mme Godbout a été la première à revenir sur la consultation tenue le 24 février qui portait sur la possibilité de raccorder les deux boulevards. « Les gens de la consultation étaient divisés sur l’idée de ma collègue de prolonger le boulevard Mi-Vallon vers le boulevard René-Lévesque, mais tous étaient unanimes pour dire qu’il y a des problèmes de sécurité majeurs dans les rues de l’ancienne municipalité de Rock Forest. J’ai compris que la mauvaise planification urbaine du secteur Rock Forest rend vulnérables les gens qui circulent à pied, en jogging ou à vélo. Elle occasionne un important flot de véhicules dans les rues locales. »

Pour éviter de répéter des erreurs du passé, Annie Godbout souhaite la création d’un groupe de travail avec sa collègue Évelyne Beaudin et la directrice générale adjointe Marie-France Delage. « Je demande à nos services de prendre la balle au bond et d’analyser objectivement comment nous pouvons améliorer le flot de circulation automobile et quelles sont les meilleures mesures rapides et peu coûteuses pour améliorer le partage de la rue entre tous les utilisateurs. »

Évelyne Beaudin s’est dite heureuse que les services soient ouverts à réfléchir à la question. « C’est certain que nous aurons besoin de prédictions du flot automobile en cas de raccordement. C’est le genre de chose que nos services sont habilités à faire. C’est ce que nous avons fait avant l’ouverture du boulevard René-Lévesque. »

« Une bonne étude »

La directrice du Service des infrastructures urbaines, Caroline Gravel, a toutefois prévenu qu’aucune étude ne sera réalisée à court terme. « Il n’y a rien qui va se faire maintenant. On a une liste de commandes et d’études sur la table et j’ai quand même un personnel restreint. Il va falloir prioriser les projets. »

À première vue, à défaut d’aménager un carrefour giratoire à l’intersection des deux boulevards, il faudrait probablement prévoir un feu de circulation. « Pour la fluidité, ce n’est peut-être pas la meilleure chose. Ça couperait l’idée de la fluidité et des carrefours giratoires. Ce sera une bonne étude. »

Mme Gravel estime néanmoins que « tout est réalisable ». « Techniquement, c’est faisable, mais il faut analyser pour voir si c’est vraiment de ça qu’on a besoin. Il faut évaluer aussi la sensibilité citoyenne. »

Lors de la consultation du BAPE sur la construction du boulevard René-Lévesque, la moitié des citoyens s’opposait au raccordement. « Les citoyens ont toujours peur des routes de transit. C’est pour ça qu’on s’est peinturé dans le coin dans plusieurs secteurs de la ville... »

Caroline Gravel indique donc qu’il faudra analyser la demande des élus avant d’en arriver à une recommandation ferme.