Un adolescent de 13 ans aurait proféré des menaces à un autre élève de l’école Mitchell en octobre dernier.

Menaces au couteau à l’école Mitchell

Dans les jours suivant l’épisode de menaces au couteau à l’école Alexander Galt, un épisode semblable est survenu au pavillon Mitchell de l’école Mitchell-Montcalm. Un adolescent de 13 ans a été arrêté pour menaces et port d’arme dans un dessein dangereux.

Porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier rapporte que les événements se sont produits le 18 octobre. « Nous avons arrêté un premier adolescent le 24 octobre parce qu’il aurait proféré des menaces en montrant un couteau à un autre élève. Il aurait montré le couteau, mais n’aurait pas pris action », nuance-t-il.

L’élève a été suspendu de l’école et a comparu au tribunal de la jeunesse, où des conditions de remise en liberté lui ont été imposées. Des conditions pour réintégrer l’école ont aussi été établies.

Selon les informations obtenues par La Tribune, lors de sa réintégration dans les dernières semaines, on aurait imposé des mesures au jeune pour éviter les communications avec la présumée victime. La direction aurait organisé une réunion avec le personnel de l’école Mitchell le 4 décembre.

À la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), on se limite à des réponses laconiques, mais on assure faire plus que le nécessaire pour assurer la sécurité des élèves et du personnel. « L’école Mitchell a mis en place au mois d’octobre toutes les mesures nécessaires, et même au-delà des conditions d’interdiction imposées, dont celle de communiquer avec certaines personnes, pour assurer la sécurité de tous, élèves et personnel », répond-on par courriel.

« De plus, tous les enseignants des élèves concernés ont été avisés verbalement de la situation au mois d’octobre. La semaine dernière, l’ensemble des enseignants a été informé pour éclaircir la situation. L’école a également informé les parents concernés par la situation », ajoute-t-on encore dans le même courriel.

Au Syndicat de l’enseignement de l’Estrie, le président Richard Bergevin rappelle que la position de son regroupement demeure la tolérance zéro pour les gestes de violence. « Quand un geste violent est posé, il doit toujours y avoir une réaction appropriée. Il est aussi important que les communications soient faites de façon adéquate pour que les professionnels de l’enseignement puissent bien jouer leur rôle. Un enseignant agit dans sa classe, mais aussi au gym, dans le corridor. Il est important d’informer tous les enseignants. Dans ce cas-ci, il est clair que les enseignants n’ont pas été informés correctement au retour de l’élève à l’école. »

M. Bergevin rapporte qu’en général, la CSRS fait le nécessaire pour assurer la sécurité des élèves et du personnel. « Mais en général, les écoles devraient avoir plus de ressources pour bien gérer ces situations et pour développer des relations adéquates qui permettraient de voir venir ces situations. »

En plus de l’adolescent qui aurait menacé un élève avec un couteau, deux autres jeunes, de 12 et 13 ans, ont aussi été mis en arrestation, le 25 octobre et le 6 novembre, pour menaces.