Le maire Steve Lussier a insisté sur l’unanimité des élus à l’égard du projet Espace Centro.

Même projet, nouvel enthousiasme

« On n’avait pas tout ce qu’il fallait pour que ce soit unanime. Maintenant, après l’analyse de trois propositions, nous ressortons gagnants », a dit le maire Steve Lussier en point de presse après le dévoilement du concept du Quartier Well Sud. Plusieurs élus ont souligné que le processus de sélection avait, cette fois-ci, été très transparent, même si le consortium gagnant présente un projet calqué sur celui de 2017.

Les élus ont été unanimes pour saluer le mérite du projet Espace Centro, mais plusieurs ont mentionné s’accrocher à la possibilité de bonifier le concept des deux tours reliées par une passerelle, de la place publique enclavée et du stationnement de 715 cases. C’est le cas du conseiller Pierre Tremblay, qui surveillera attentivement le dossier du stationnement. Pierre Avard suggère d’ailleurs de fermer complètement le stationnement pour ne pas l’exposer aux intempéries. Il veut aussi que les matériaux permettent de diminuer l’effet de hauteur des bâtiments.

Logement social

Évelyne Beaudin, « plutôt positive », avait l’impression en 2018 de ne pas pouvoir influencer le projet. « Cette fois-ci, je pense que la passerelle devrait être souterraine et j’ai suggéré que la place publique soit plus près de la rue et qu’on recule les bâtiments. J’aurais aussi souhaité qu’on retrouve du logement social. »

Nicole Bergeron s’est dite soulagée et rassurée et a invité les deux promoteurs n’ayant pas remporté la mise à profiter d’autres occasions pour remodeler Sherbrooke. « Vous avez démontré que vous êtes des gens sérieux et compétents. »

Danielle Berthold a invité ses collègues à « aller de l’avant pour que notre ville arrête de faire du surplace » et Vincent Boutin est heureux que la vision énoncée en 2015 pour la revitalisation du centre-ville soit toujours la bonne. « Le consortium a compris que nous voulions plus que du béton. Est-ce que je suis déçu qu’on revienne à la case départ? Ça dépend si, comme conseil, on peut se servir de ça comme catalyseur. Ce serait une erreur de penser que le travail est terminé. D’autres investissements sont nécessaires sur la rue Wellington Sud. »

Processus démocratique

Paul Gingues est emballé par l’ordre chronologique du processus démocratique et veut faire une grande place à l’art.

Rémi Demers, lui, s’est adressé aux commerçants : « Nous savons que vous aurez besoin de nous. Comme président de Commerce Sherbrooke, je peux vous dire que nous serons présents. »

Chantal L’Espérance croit que des mises au point étaient nécessaires. « J’en appelle à l’unité du conseil municipal pour le cœur de notre ville. Cette fois, c’est la bonne! »

Julien Lachance estime que le processus enseigne aux élus à bien faire les choses.

Commerçants

Alexandre Hurtubise, président de l’Association des gens d’affaires du centre-ville, a remercié les élus d’aller au bout de la démarche « une fois pour toutes ».

Enfin, Alexandre Côté, propriétaire du Pizzicato, a souhaité que le canal de communication demeure ouvert avec les commerçants pour la suite des choses.

Nadine Girault

Jeux de la Francophonie : Lussier espère une réponse la semaine prochaine

Le verdict pour les Jeux de la Francophonie pourrait tomber dans un peu plus d’une semaine. Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, rencontre la ministre de la Francophonie Nadine Girault le 26 avril. Il espère connaître la position finale du gouvernement du Québec à ce moment. 

« Mme Girault préférait me rencontrer sur place, directement à son bureau. J’ai laissé depuis un certain temps le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial négocier ensemble. Du côté de la Ville, nous sommes très clairs : c’est 5,5 M$ qui est déjà mis de côté. On ne peut pas aller plus. Il y a une capacité de payer des citoyens. Maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement provincial », dit M. Lussier.

« Vendredi prochain, je pense que ce sera la journée décisive. J’aimerais bien avoir une réponse. Nous sommes déjà fermes que nous avons hâte d’avoir des nouvelles. Lorsqu’on me convoque au bureau de la ministre, je pense qu’il y a quand même du sérieux derrière ça. Maintenant, c’est de voir jusqu’à quelle hauteur ils sont capables d’aller. »