Dominique Vigneux-Parent est revenue à la charge, lundi, au nom du Comité de citoyens Sauvé-Dunant, pour proposer de nouvelles pistes pour le terrain situé au coin des rues Thibault et Dunant.

Médiation et coop d'habitation au coin Thibault-Dunant ?

Le Comité de citoyens Sauvé-Dunant revient à la charge pour éviter l'érection d'une station-service au coin des rues Dunant et Thibault, face à l'entrée du mont Bellevue. Au conseil municipal, ils ont proposé une séance de médiation avec la Ville, le promoteur et l'organisme Le Pont, en plus d'évoquer le dépôt d'un projet résidentiel pour le terrain en question.
La citoyenne Dominique Vigneux-Parent agissait comme porte-parole du regroupement. « Le dossier qui nous préoccupe traîne depuis plusieurs mois et les citoyens ne savent toujours pas réellement ce qui se construira au coin des rues Dunant et Thibault. Nous sommes tenus dans l'ignorance. C'est un dossier qui suscite beaucoup d'incompréhension et de questionnements. Les citoyens veulent pouvoir discuter du projet. Afin d'établir un dialogue constructif entre les parties impliquées, notre comité veut être proactif », dit-elle.
Mme Vigneux-Parent rapporte avoir contacté Le Pont. « Ils sont prêts à nous accompagner dans cette démarche. Ils ont des disponibilités dans les prochaines semaines. L'objectif serait de jeter les bases d'un réel dialogue et d'explorer ensemble les solutions possibles. Sachez que nous travaillons activement à vous présenter une option de développement résidentiel à court terme. Le comité n'a jamais envisagé l'expropriation. Nous souhaitons trouver une solution gagnant-gagnant. »
La porte-parole du comité précise ne pas avoir approché le promoteur pour la médiation, attendant une réponse de la Ville. « Si nous avons bien compris, ils ont fini de préparer le terrain. Nous aimerions donc que la rencontre se tienne la semaine prochaine. »
Le projet de développement résidentiel en serait un de coopérative. « Nous sommes en discussion avec d'autres instances. C'est certain qu'il y aura un coût. Nous calculons que le promoteur accepterait peut-être un peu moins d'un million de dollars en compensation. S'il est ouvert à l'idée, nous pourrions approcher la Fédération des coopératives de l'Estrie. Nous pensons que la Ville pourrait contribuer pour un certain montant aussi, puisqu'elle a une responsabilité dans le dossier. »
Dominique Vigneux-Parent avance qu'une contribution de 200 000 $ de la Ville de Sherbrooke pourrait être acceptable.
Selon le site de la Ville, la valeur des terrains au coin des rues Thibault et Dunant est d'environ 170 000 $.
La citoyenne s'est dite préoccupée que le maire n'ait pas rencontré le promoteur directement pour discuter du problème.
Au conseil municipal, le maire Bernard Sévigny a répondu que le conseil « accueillait la demande » et que le sujet serait abordé au comité exécutif mardi matin. « Toutes les requêtes des citoyens sont analysées à l'exécutif le lendemain du conseil. »
Aux inquiétudes soulevées parce qu'il n'a pas rencontré personnellement le promoteur, Bernard Sévigny répond que « les services sont habitués de travailler avec les promoteurs. On est en contact indirect et très serré, surtout quand des questions comme celles-là sont soulevées. Si j'avais senti la nécessité de rencontrer le promoteur, je l'aurais fait, mais dans cas-ci, le portrait était très clair. L'information s'est rendue. »
Le maire a indiqué que le promoteur discute avec des clients, mais que le choix des bannières devant occuper le terrain n'est pas arrêté.
Il n'a pas été possible de connaître la décision du comité exécutif, mardi. Des analyses étaient toujours en cours.
Entre-temps, les citoyens continuent de recueillir des signatures sur leur pétition contre le projet de station-service.