Il y a actuellement neuf classes de maternelle quatre ans à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

Maternelles quatre ans : quelques places libres à Sherbrooke

Il y a 80 petits Sherbrookois de quatre ans qui fréquentent la maternelle à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS). La CSRS compte neuf classes de maternelle quatre ans à temps plein alors que, à quelques jours de la rentrée, seulement sept avaient été autorisées par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MÉES). La CSRS a déployé toutes les classes demandées par le MÉES et sera prête quand la prochaine vague d’implantation sera annoncée.

« À la mi-août, le ministère nous a suggéré de diviser les groupes en deux. Par exemple, les classes de 14 sont devenues des classes de 7 élèves. Par contre, il fallait qu’on ait l’espace dans l’école pour une classe supplémentaire. On a donc pu le faire dans deux milieux », explique Viviane Guimond, coordonnatrice des ressources éducatives à la CSRS.

Il faut savoir que le ratio de ces classes est de 14 enfants en moyenne, avec un maximum de 17 élèves par classe.

À la mi-août, la CSRS avait quelques enfants sur une liste d’attente. Ils ont pu être intégrés aux deux nouvelles classes. Il n’y a plus d’enfants en attente en ce moment.

Il reste même quelques places libres. « Ces places pourraient être comblées au cours des prochaines semaines ou des prochains mois par des familles immigrantes, qui, elles, arrivent toute l’année », souligne Viviane Guimond.

Quartiers défavorisés

Dans le premier projet de loi, toujours en vigueur, les classes devaient être situées dans des milieux défavorisés.

« Pour la rentrée prochaine, il est question que ce critère soit levé. Nous devrions en savoir plus bientôt. Ça va nous donner des barèmes différents pour prévoir le déploiement de nos prochaines classes de maternelle quatre ans », indique Mme Guimond.

Sur les 80 enfants qui fréquentent la maternelle quatre ans, 44 provenaient d’un service de garde reconnu, qu’il s’agisse d’un milieu familial, d’un CPE ou d’une garderie subventionnée ou non. Vingt-huit de ces enfants se trouvaient hors réseau, c’est-à-dire qu’ils étaient gardés à la maison par leurs parents ou avec d’autres membres de la famille par exemple. Pour les huit autres enfants, la CSRS ne peut pas confirmer leur provenance.

« Au début de la maternelle quatre ans, c’était un critère pour l’admission des enfants : ils ne devaient pas fréquenter un milieu éducatif. Ensuite, ce critère a été enlevé. Ce qu’il faut retenir, c’est que le parent a le choix », insiste Viviane Guimond.

« Ça se passe bien »

« Ça se passe bien. Chaque enseignante a une ressource technique supplémentaire avec elle en classe. Nous avons créé une communauté de pratique avec les enseignantes des maternelles quatre ans : nous les réunissons une fois par mois pour élargir leur expertise. C’est très positif jusqu’à maintenant », assure la coordonnatrice.

La CSRS travaille même avec le MÉES, qui souhaite créer un cycle du primaire pour les maternelles quatre et cinq ans, question que le pont soit fait convenablement entre les deux niveaux.

« Il nous reste du développement à faire, notamment avec nos partenaires de la santé et des services sociaux », soutient Viviane Guimond.