La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke attend toujours les indications du ministère de l’Éducation et des Études supérieures pour choisir où elle installera ses prochaines classes de maternelle quatre ans.
La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke attend toujours les indications du ministère de l’Éducation et des Études supérieures pour choisir où elle installera ses prochaines classes de maternelle quatre ans.

Maternelle quatre ans : la CSRS tarde à choisir ses écoles

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) aura-t-elle de nouvelles classes de maternelle quatre ans lors de la prochaine rentrée? C’est fort probable, mais la CSRS attend toujours le feu vert du ministère de l’Éducation et des Études supérieures (MEES) pour choisir dans quelles écoles seront situées ces nouvelles classes.

La CSRS a déjà neuf classes de maternelle quatre situées dans cinq écoles différentes. Ces classes devraient être reconduites.

Or les commissions scolaires du Québec ont été avisées que le MEES avait l’intention d’ouvrir un grand nombre de nouvelles classes à l’échelle de la province. Or le plan précis n’a pas été dévoilé encore. « Les annonces concernant les développements de la maternelle quatre ans cette année seront connues au cours des prochaines semaines », indique Bryan St-Louis, du service des communications du MEES.

Selon les critères de défavorisation

Dans les premières phases de déploiement des maternelles quatre ans, le MEES exigeait que les écoles aient un taux de défavorisation élevé et qu’il y ait de l’espace disponible.

Or pour la prochaine phase de déploiement, le critère de défavorisation pourrait tomber ou du moins, s’assouplir.

À la CSRS, on se prépare donc à toutes les éventualités.

« Nous sommes à vérifier la faisabilité d’ouvrir des classes de maternelle quatre ans dans tous nos milieux, mais par contre, nous portons plus d’attention aux milieux avec des indices de défavorisation entre 6 et 10 », exprime Josée Rochefort, coordonnatrice par intérim des ressources éducatives à la CSRS.

L’inscription des élèves à la maternelle cinq ans se fera dans toute les écoles les 4 et 5 février et également pour la maternelle quatre ans dans les écoles qui ont déjà de telles classes. Pour les futures classes, l’inscription devra se faire plus tard, quand les écoles seront connues.

À la CSRS, l’attente n’est pas particulièrement stressante. « Depuis le déploiement des maternelles quatre ans, on doit s’ajuster à chaque nouvelle annonce », mentionne Mme Rochefort.

Avec les années, la CSRS a appris à se préparer. « Maintenant, nous avons des listes de classe pour partir une classe parce que, évidemment, ça ne prend pas que des locaux pour accueillir des enfants. Ça prend des meubles, parfois il faut revoir les installations sanitaires, ça prend des jeux de construction, des poupées, des casse-têtes, nous avons aussi toute une bibliographie prête à être commandée pour garnir les bibliothèques... » indique Mme Rochefort.

Les inscriptions se feront ultérieurement quand les écoles auront été choisies.

Les Hauts-Cantons ont fait leurs choix

À la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC), on attend encore le feu vert du MEES. Mais on s’attend à pouvoir ouvrir quatre nouvelles classes de maternelle et les écoles pour les accueillir ont déjà été annoncées. Les nouvelles classes de maternelle quatre ans seront à l’école Monseigneur-Durant de Coaticook, à Notre-Dame-de-Fatima à Lac-Mégantic, à Notre-Dame-de-Toutes-Aides et Saint-Pie-X d’East Hereford, ainsi qu’à l’école des Sommets à Saint-Sébastien. Les séances d’informations ont déjà eu lieu ou auront lieu prochainement.

L’intérêt des parents devra cependant être là, affirme le président de la CSHC Yves Gilbert. L’an passé, les parents de la municipalité de Sainte-Cécile ont refusé d’inscrire leur enfant à la maternelle quatre ans qui était proposée, préférant leur centre de la petite enfance. Résultat, la classe n’a pas ouvert ses portes même si le MEES en avait donné l’autorisation.

« La maternelle quatre ans est un choix de plus dans l’offre de services, mais il faut se rappeler que c’est optionnel, comme la maternelle cinq ans d’ailleurs. Nous sommes ouverts au déploiement des maternelles quatre ans, mais il faut que ça réponde à un besoin du milieu. À Compton par exemple, la maternelle quatre ans était souhaitée et répondait à un grand besoin après la fermeture d’un centre de la petite enfance », indique M. Gilbert.

Du côté de la Commission scolaire des Sommets, on est toujours en attente des orientations du MEES pour désigner où seront situées les prochaines classes de maternelle quatre ans.