Masques : la STS veut un partenariat avec le gouvernement

Le président de la Société de transport de Sherbrooke, Marc Denault, accueille positivement l’obligation de porter un masque dans le transport en commun annoncée par le premier ministre François Legault mardi. Il émet toutefois certaines réserves puisque ce sera aux chauffeurs de faire respecter cette réglementation pour laquelle la seule sanction sera de ne pas monter à bord de l’autobus.

« Lorsque nous avons entendu parler de la directive, j’ai envoyé une communication à la députée Geneviève Hébert pour trouver une solution. Je suis resté surpris de constater que ce serait la responsabilité des chauffeurs de s’assurer que les passagers portent le masque. Ils doivent déjà assurer la sécurité des usagers, gérer la perception des titres : c’est une responsabilité additionnelle que je ne crois pas opportune, surtout que nous commençons à avoir plus d’achalandage. Mais je suis d’accord avec le port du masque », commente M. Denault. 

La STS avait déjà commencé la distribution d’un millier de masques parmi ses usagers, et elle en a commandé d’autres pour poursuivre la distribution. Selon Marc Denault, qui se déplace lui-même en autobus à l’occasion, la majorité des clients ne portent pas le masque pour le moment et plusieurs ne paient pas leur transport non plus.

« J’espère que les Sherbrookois vont comprendre l’importance du message. Nous ne voulons pas retourner en mars, avec une forme de confinement. L’économie sherbrookoise a été durement touchée par la COVID. »

M. Denault demande l’aide du gouvernement pour s’assurer que tous les usagers auront un masque à portée de main. Il était trop tôt, mardi, pour déterminer si des superviseurs seront déployés dans les stations pour valider que les passagers portent le masque avant de monter à bord des autobus. « J’espère que nous aurons une écoute de la part du gouvernement. Il avait priorisé la distribution des masques pour le monde de la santé, ce qui était normal, mais maintenant, il pourrait y avoir des moyens pour que la mise en place de cette mesure se fasse correctement. »

Marc Denault juge que la période d’un mois avant que l’accès aux bus soit interdit à ceux qui ne portent pas de masques est appropriée. « Nous avons commencé une campagne de sensibilisation et commandé d’autres masques. Nous devons être proactifs. »

Le président de la STS est fier de mentionner qu’aucun employé de la STS n’a contracté la COVID jusqu’à maintenant. « Et nous avons livré le service malgré la pandémie. »