Le porte-parlole du SPS Samuel Ducharme explique que jusqu’à maintenant, les agentsont dû répondre à cinq appels concernant le port du masque obligatoire dans les lieux publics.
Le porte-parlole du SPS Samuel Ducharme explique que jusqu’à maintenant, les agentsont dû répondre à cinq appels concernant le port du masque obligatoire dans les lieux publics.

Masque obligatoire : aucune contravention par le SPS

SHERBROOKE —  Le Service de police de Sherbrooke a dû répondre à cinq appels concernant le port du masque obligatoire dans les commerces jusqu’à maintenant. Aucun d’entre eux ne s’est soldé par une contravention.

« Aucun constat d’infraction n’a été donné ni à des citoyens ni à des commerçants », affirme Samuel Ducharme, porte-parole du SPS.

Les cinq interventions se sont déroulées de manière pacifique. « Nous n’avons eu à intervenir physiquement avec personne. Dans pratiquement tous les cas, le simple fait d’aviser la police était suffisant pour que la personne fautive quitte ou se conforme à la nouvelle réglementation », précise-t-il.

Samuel Ducharme révèle ne pas être particulièrement surpris de cette situation. « On s’attendait à ce que la population coopère. On n’est pas surpris. On est content de la réaction du public », résume-t-il.

De son côté, la Ville de Sherbrooke a tenu à rappeler le port du masque ou du couvre-visage obligatoire dans ses bâtiments municipaux, incluant les installations sportives, l’hôtel de ville, les bureaux d’arrondissement, les bibliothèques et les salles communautaires. 

Elle précise que les employés municipaux ne sont pas dans l’obligation de porter le masque s’ils sont placés derrière un plexiglas en guise de protection.

Rappelons que le port du masque ou le couvre-visage est recommandé pour les personnes de 2 à 11 ans et déconseillé aux moins de 2 ans. Cette obligation ne remplace en aucun temps le lavage des mains et le respect d’une distanciation physique de deux mètres. 

« J’ai été agréablement surpris. Les gens sont au rendez-vous et ils respectent les consignes », affirme le propriétaire de la Brasserie Seigneurie, Jean-Sébastien MacAulay-Bruneau, qui a toutefois dû réduire d’environ 35 % son nombre de places assises à l’intérieur.

Les restaurateurs sont « satisfaits » malgré tout

Malgré la mesure du deux mètres de distance qui oblige les restaurateurs à diminuer considérablement leur nombre de places assises, ceux-ci se disent « contents et satisfaits » de la réponse des gens quant à l’achalandage et au respect des consignes de sécurité.

« J’ai été agréablement surpris. Les gens sont au rendez-vous et ils respectent les consignes », affirme le propriétaire de la Brasserie Seigneurie, Jean-Sébastien MacAulay-Bruneau, qui a toutefois dû réduire d’environ 35 % son nombre de places assises à l’intérieur.

Concernant le port du masque obligatoire, l’homme révèle en avoir vendu dix au coût d’un dollar samedi aux personnes qui semblaient avoir oublié la nouvelle réglementation. Il indique cependant qu’une table de deux personnes lui a été plus problématique.

« Deux personnes nous ont mentionné trouver cela ridicule et ne plus vouloir revenir. C’est une cause sociale, on n’a pas le choix de s’adapter. [...] Nous leur avons expliqué l’importance de cette mesure. C’est un dix minutes que nous n’avions pas, mais ça s’est bien terminé, précise-t-il. On ne veut pas avoir à se battre avec eux, on veut seulement pouvoir continuer à opérer », ajoute le propriétaire.

Il précise aussi que l’information concernant le port du masque obligatoire n’a pas été bien comprise par l’ensemble de sa clientèle. « Certains étaient soulagés d’apprendre qu’une fois assis, ils pouvaient l’enlever. Ils n’ont pas été bien informés », se désole M. MacAulay-Bruneau.

La situation est semblable à la Brasserie Fleurimont. « Tous nos clients ont été très compréhensifs. Tout le monde avait son masque. Nous n’avons même pas eu besoin d’en fournir », raconte le propriétaire Martin Migneault.

« Depuis le début, c’est toujours plein ici, autant le midi que le soir, ajoute-t-il. C’est sûr que nous avons deux fois moins de places assises, mais tout se passe très bien de notre côté. »

Pour le Refuge des Brasseurs, situé près de l’Université de Sherbrooke, le constat est aussi positif. « J’ai travaillé toute la fin de semaine et je suis assez surprise de voir les gens arrivés d’emblée avec leur masque. Je n’en ai pas vendu un seul jusqu’à maintenant », indique Alex Leclair.

Elle observe toutefois certaines personnes oublier lors des déplacements pour aller aux toilettes ou vers la sortie. « On doit parfois leur rappeler la consigne, mais les clients sont très compréhensifs ».

Concernant le nombre de personnes sur place, l’employée ne constate aucune différence. Au contraire, elle a été surprise samedi soir par une présence plus marquée qu’à l’habitude. « S’il y a une baisse d’achalandage, c’est minime. Je ne pense pas que le masque obligatoire ait eu un impact de notre côté », conclut-elle.