Martin Letendre, qui avait reconnu en novembre 2019 à Sherbrooke des gestes sexuels virtuels sur trois victimes mineures, doit encore subir un procès concernant une quatrième victime alléguée.

Martin Letendre subira un procès pour une quatrième victime

Martin Letendre, qui avait reconnu en novembre 2019 à Sherbrooke des gestes sexuels virtuels sur trois victimes mineures, doit encore subir un procès concernant une quatrième victime alléguée.

Deux jours de procès, les 20 et 21 avril, ont été réservés, lundi au palais de justice de Sherbrooke, pour le procès de Letendre concernant cette quatrième plaignante.

Ce procès concerne des accusations de contacts sexuels, d’incitation à des contacts sexuels, d’agression sexuelle et de voies de fait sur une mineure entre 1996 et 1999.

« Ce sont des événements complètement distincts des autres accusations », a indiqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

En novembre 2019, Letendre avait plaidé coupable d’avoir donné de l’argent à des mineures en échange de « sextos ».

L’homme de 59 ans a aussi reconnu avoir échangé des conversations de nature sexuelle où il se mettait en scène avec des enfants.

Letendre demandait des photos nues aux mineures et il envoyait des photos de lui-même nu.

L’individu de Saint-François-Xavier-de-Brompton a reconnu des accusations de leurre informatique, d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite à une personne de moins de 18 ans, de production et d’avoir accédé à de la pornographie juvénile et de trafic de stupéfiants.

Les événements qu’il a reconnus se sont déroulés entre juin 2018 et janvier 2019.

Letendre est détenu depuis environ une année pour ces diverses accusations concernant de la pornographie juvénile. Un rapport présentenciel avec un volet sexologique avait été demandé au tribunal. Les observations sur la peine se dérouleront le 9 juin prochain.

William Girard conteste sa peine

Un autre individu coupable de gestes à caractère sexuel doit aussi se voir imposer sa peine au cours des prochains mois.

Une requête en inconstitutionnalité des peines consécutives concernant les 21 victimes mineures de William Girard a été annoncée par l’avocat de la défense Me Christian Raymond, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Les parties restent en attente du rapport présentenciel dans cette affaire.

Le dossier a été reporté au 17 février pour fixer le moment des observations sur la peine.

« Je m’attends à ce que des victimes viennent témoigner », mentionne la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

William Girard d’East Angus a plaidé coupable à plusieurs gestes de nature sexuelle virtuelle à l’endroit de 21 victimes mineures âgées de 12 à 17 ans.

Les accusations qu’il a reconnues concernent des victimes adolescentes de l’Estrie, soit Sherbrooke, Magog et East Angus, ainsi que de la Mauricie, de l’Abitibi et du Bas-Saint-Laurent.

Plusieurs victimes ont assisté aux plaidoyers de culpabilité enregistrés par Girard.

Girard réussissait à soutirer des photos de nudité sous certains pseudonymes, dont principalement celui de Samantha Caron, à des adolescentes entre juin 2017 et février 2019.

William Girard a reconnu des accusations de leurre informatique, d’extorsion, d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite dans le but de faciliter la perpétration de gestes sexuels, d’avoir accédé, possédé, distribué et produit de la pornographie juvénile, d’avoir conseillé de transmettre de la pornographie juvénile, de harcèlement et de supposition de personne.

William Girard a reconnu les faits inscrits dans une trame factuelle de 70 pages.

La majorité des infractions ont été réalisées sur Snapchat et certaines sur Messenger.

Girard utilisait le profil de « Samantha Caron » pour berner les premières victimes.

L’accusé se trouve derrière les barreaux depuis le 13 mars 2019.