La manifestation a eu lieu le 19 mai dernier.

Manif aux autocollants : la facture refilée au SCFP

La Ville de Sherbrooke refile au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) la facture du nettoyage rendu nécessaire à la suite de la manifestation du 19 mai dernier, alors que des autocollants avaient été utilisés.
Lors de cette manifestation, des syndiqués, qui ne sont pas à l'emploi de la Ville, ont apposé des autocollants sur des fenêtres et sur les colonnes à l'entrée de l'édifice.
L'événement avait été organisé par les membres du SCFP, ajoute la Ville dans un communiqué de presse.
Les élus du comité exécutif de la Ville de Sherbrooke ont pris connaissance des faits, ajoute-t-on.
«Dans les heures qui ont suivi, les autorités municipales ont demandé aux employés municipaux de nettoyer les lieux», précise-t-on.
«Le temps nécessaire à l'accomplissement de cette tâche a été calculé. La facture, au montant de 1020 $, a été envoyée jeudi aux instances nationales du SCFP.»
Selon le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny reconnait le droit aux employés municipaux de manifester. «Cependant, il est inacceptable que les biens publics soient ciblés lors de telles manifestations et que les citoyens aient à payer cette facture », a-t-il indiqué.
Les pancartes retirées
Concernant les pancartes du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) qui sont apparues sur différentes artères de la ville de Sherbrooke il y a quelques jours, elles ont été retirées jeudi. Ce sont des employés de la Ville de Sherbrooke qui se sont chargés de la besogne, signale le conseiller Bruno Vachon, membre du comité exécutif.
Les pancartes, contre le pacte fiscal, ont été tolérées pour quelques jours, mais seulement aux abords du Delta, où se tenait la semaine dernière le congrès du Conseil provincial du secteur municipal (CPSM).
M. Vachon ne pouvait dire jeudi qui payera la facture de l'opération décrochage des pancartes. Il s'agit de deux dossiers différents, dit-il.
Le maire Bernard Sévigny avait précisé à La Tribune, mardi dernier, que le comité exécutif avait demandé un avis juridique sur la question afin d'être en mesure de réagir plus promptement s'il y a une prochaine fois.