Les deux copropriétaires de Mam’zelles Lunettes : Marie-Eve Lacharité, opticienne d’ordonnance, et Marie-Pier Glaude, adjointe.

Mam’zelles Lunettes voit aux bas prix

Sans tambour ni trompette, Mam’zelles Lunettes offre, depuis quelques années déjà, des lunettes à bas prix. Les activités de la petite entreprise permettent d’offrir des lunettes à des gens à faible revenu qui lui sont souvent recommandés par des organismes communautaires.

« Le premier à avoir fait ça, c’est le Bonhomme à lunettes, basé à Montréal. C’est ce qui nous a inspirées. En travaillant en clinique, on s’est rendu compte qu’il y avait un besoin, il y avait des gens qui n’étaient pas en mesure d’acheter des lunettes au prix de la lunetterie. On a démarré ce projet-là en Estrie. On est allé rencontrer plusieurs organismes. C’est de cette façon qu’on vend nos lunettes, on se déplace d’organisme en organisme, et on redonne des dons à la fin de l’année », raconte d’entrée de jeu Marie-Eve Lacharité, opticienne d’ordonnance, qui travaille aux côtés de Marie-Pier Glaude, adjointe.

En s’inspirant du fonctionnement de l’organisme montréalais, elles ont développé Mam’zelles Lunettes, qui fait souvent affaire avec des organismes communautaires comme Moisson Estrie ou Action plus, par exemple. Ces organismes œuvrent auprès de personnes pour qui l’achat d’une paire de lunettes peut s’avérer une dépense hors budget. « Le créneau de base, c’est de rendre les lunettes plus accessibles », note Mme Lacharité. « On a quand même une grande partie de notre clientèle qui a les moyens, mais qui veut économiser », expliquent les deux copropriétaires.

Les gens doivent d’abord obtenir une prescription en clinique; les examens ne sont pas faits chez Mam’zelles Lunettes. « On fait le choix de la monture en fonction de l’examen. » Ensuite, les clients peuvent prendre rendez-vous et les mêmes garanties s’appliquent; les clients reçoivent aussi un reçu d’assurance. « C’est pour les gens à faible revenu, mais c’est accessible à tout le monde. »

« C’est tout neuf, précise Marie-Pier Glaude. Les gens pensent que les lunettes sont usagées, mais tout est neuf. »

Les deux copropriétaires desservent un large territoire, qui va de Sherbrooke jusqu’à Lac-Mégantic, soit une dizaine de municipalités.

Interrogées sur le prix des lunettes, les deux collègues expliquent que plusieurs facteurs permettent de garder les prix bas, dont l’absence de publicité ou d’appareil pour réaliser les examens, par exemple.

Les deux femmes tiennent environ 200 montures en inventaire. Un contenu qui est présenté dans une valise pour les visites à domicile, offertes par exemple aux personnes à mobilité réduite.