La plateforme web eTick.ca élaboré par Dre Jade Savage du Département de biologie de l’Université Bishop’s permet maintenant aux utilisateurs en Ontario et au Nouveau-Brunswick, en plus de ceux du Québec, de soumettre des photos de tiques pour les faire identifier.

Maladie de Lyme : eTick.ca prend de l’expansion

La plateforme web eTick.ca élaboré par la Dre Jade Savage du Département de biologie de l’Université Bishop’s a été mise à niveau et s’étend maintenant en Ontario et au Nouveau-Brunswick. eTick.ca permet de soumettre une photo d’une tique afin de la faire identifier par du personnel formé. On peut notamment apprendre si le spécimen appartient à une espèce susceptible de transmettre la maladie de Lyme.

En plus d’apprendre à quelle espèce appartient la tique, les utilisateurs verront leur information ajoutée en temps réel sur une carte géographique détaillant l’aire de distribution des diverses espèces de tiques au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

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« Les espèces se ressemblent beaucoup, mais l’abondance va beaucoup varier surtout en Ontario puisque c’est une très grosse province, explique Dre Savage. Chaque province a son profil unique. »

Accessible au public depuis 2017, la plateforme est vraiment en train de décoller selon Jade Savage.

« On a beaucoup plus de soumissions ce printemps qu’à pareille date l’an dernier. On commence à avoir une bonne présence dans les médias. On collabore avec des agences de santé publique et ils nous intègrent dans leur protocole. »

Dre Savage et son équipe se préparent donc à faire face à la vague de soumissions qui s’en vient.

« On surveille la tique étoilée qui devrait être la prochaine à arriver ici, ajoute Dre Savage. On sait qu’elle arrive sur des oiseaux et des animaux. Elle n’est pas encore implantée, mais on la surveille parce qu’elle peut transmettre différents pathogènes. On veut ajouter d’autres provinces l’année prochaine. »

Mise à jour complète

La plateforme a profité de cette expansion pour se refaire une beauté.

« On a fait une mise à jour complète, explique Dre Savage. On a agrandi l’équipe de collaborateurs. On a une machine un peu plus élaborée que dans le passé. »

Le lancement d’une application pour téléphone intelligent est prévu dans les prochains mois.

« Ce ne sera pas une application de reconnaissance automatique, soutient Dre Savage. Toutes les tiques sont identifiées par des experts provinciaux, des gens qui ont été formés pour ça. On s’assure que les gens reçoivent toutes les informations nécessaires. L’application sera une plateforme pour soumettre leur photo beaucoup plus rapidement. »

Moins de cas l’an dernier

Après plusieurs étés problématiques, les cas de la maladie de Lyme ont été en baisse l’an dernier. C’est entre autres dû à la chaleur parfois extrême de la dernière saison estivale.

« Il y a plusieurs facteurs, mais l’été dernier il a fait extrêmement chaud et sec, résume Jade Savage. Les tiques n’aiment pas ça. On voit habituellement une pointe au printemps et à l’automne pour la tique à pattes noires. Ç’a été très silencieux durant l’été. Il faut par contre faire attention de ne pas confondre une présence accrue de tiques avec une présence accrue de tiques infectées. »