François Blais

Lutte à la pauvreté: Blais défend son plan

Le ministre Blais a demandé à rectifier le tir après l'intervention de Normand Couture dans le journal de lundi. Selon lui, les chiffres énumérés sont vrais, mais des nuances sont à apporter.

« Les montants minimums qu'on donne, il n'y a pratiquement personne qui le reçoit, indique le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais. Les bénéficiaires de l'assistance sociale reçoivent aussi un crédit d'impôt de solidarité. Ils ont également droit à des médicaments et aussi à des CPE pour leurs enfants. Tout ça, c'est pour les encourager. On encourage toujours par différentes mesures à augmenter leur revenu et à éventuellement aller sur le marché du travail. Il y a beaucoup d'emplois à combler. »

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Le but du plan est vraiment de sortir les gens inaptes au travail de la pauvreté. « Ce qu'on veut, c'est de sortir de la pauvreté les gens qui ont des contraintes sévères. Ces personnes vont voir leur revenu grimper de presque 1000 $ par année. Je pense que personne n'est contre le fait d'aider ces gens qui sont en général lourdement handicapés », indique-t-il.

De plus, le ministre n'est pas fermé aux vérifications par rapport à l'aptitude à travailler. « On est toujours ouverts aux vérifications. La condition nécessaire est d'avoir une évaluation médicale. Ensuite, l'équipe au Ministère vérifie l'ensemble de la situation. Je ne dis pas que des personnes aptes au travail peuvent occuper un emploi immédiatement. On sait qu'il y a des enjeux d'intégration, mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras », affirme-t-il.

Plusieurs organismes sherbrookois ont été déçus du plan du gouvernement du Québec. C'est le cas de l'Association des locataires de Sherbrooke, qui a manifesté dimanche disant que les trois milliards de dollars investis étaient de la poudre aux yeux. Le Comité régional estrien pour un Québec sans pauvreté est également sorti, affirmant par voie de communiqué que « c'est intolérable qu'un gouvernement, volontairement, affame et laisse se dégrader la santé physique et mentale des dizaines de milliers de personnes ».