Steve Lussier a lancé sa campagne à la mairie, jeudi, en énumérant quelques propositions, dont celle de demander un moratoire sur Well inc.

Lussier veut la ville la plus prospère au Québec

Faire de Sherbrooke la ville la plus prospère au Québec, telle est la mission que se donnera Steve Lussier s'il est élu à la mairie. Au lancement de sa campagne jeudi, il a dévoilé quelques-uns de ses engagements en misant sur le slogan « Imaginez Sherbrooke... »
« Je présente ce que j'ai mis des mois à préparer. Ma vision est concrétisée. Elle est simple; le thème de ma campagne aussi. Je veux faire de Sherbrooke la ville la plus prospère au Québec. Il faut trouver de nouveaux revenus, attirer de nouvelles entreprises, maintenir des emplois de qualité, sans oublier les entreprises qu'on a déjà », a-t-il lancé.
Et pour réaliser son plan, « on n'aura pas besoin de hausser les taxes », dit-il.
« C'est fini le temps où la mairie servait de bunker seulement pour certaines personnes. Avec Ubisoft, Kezber et SherWeb, nous avons perdu 1000 emplois que nous aurions pu avoir à Sherbrooke. Il faut être capable d'aller les chercher en maximisant les forces du pôle universitaire et en donnant une nouvelle mission à Sherbrooke Innopole. »
Quel genre de mission? « J'aimerais m'asseoir avec eux et trouver de nouvelles méthodes. J'aimerais que ce soit à 100 %. On ne va pas chercher encore assez d'emplois. J'ai un beau réseau de contacts prêt à leur donner. Il faut s'asseoir ensemble et regarder le tout. Il y a différentes méthodes de travailler. Peut-être qu'ils vont me dire ce qu'il leur manque. »
Steve Lussier estime que les « déboires de Valoris et ceux qui s'en viennent avec Well inc. étaient évitables ». S'il est élu, il demandera un rapport sur Valoris et imposera un moratoire sur Well inc.
« Je crois quand même en Well inc. Je veux un moratoire parce qu'il y a un consortium et je ne sais pas où ils en sont rendus. Je suis un gars du développement des affaires. Il faut faire avancer le projet, mais pas à n'importe quel prix. Ce n'est pas à la Ville de payer 50, 75 ou 120 M$ pour ça. Il y a un retour sur l'investissement, mais à ces prix-là, je ne suis pas sûr. »
Steve Lussier propose d'établir une synergie avec les villes voisines. D'adapter le milieu de vie aux jeunes familles et aux aînés.
Au lendemain de son élection, il rencontrerait tous les directeurs de services pour connaître les dossiers prioritaires « et prendre des actions ». Il proposerait un gel de taxes pour la première année et une décentralisation d'une partie du budget vers les arrondissements. Il s'engage aussi à diffuser en direct les conseils municipaux sur internet. Il adopterait par ailleurs une résolution pour limiter le nombre de mandats d'un maire à deux.
Au final, comment rendre la ville plus prospère? « J'ai des belles choses qui s'en viennent. J'ai fait le tour du Québec pour aller chercher de nouvelles entreprises qui pourraient s'en venir ici. Je commence par parler des sous-contractants. On a beaucoup d'usines, mais on ne s'est jamais attaqué à leurs sous-contractants. Ces gens-là achètent des pièces à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Drummondville. Ce que je veux, c'est aller chercher ces gens-là et les ramener à Sherbrooke. »
Le conseiller sortant Pierre Tardif était présent lors du lancement, de même que Claude LeBlanc, qui convoitait la chefferie du parti Sherbrooke Citoyen.